»Les contes de Beedle le Barde » de J.K. Rowling version illustré

Titre VO : The Tale of Beedle the Bard

Titre VF : Les contes de Beedle le Barde

Autrice : J.K. Rowling

Illustré par Lisbeth Zwerger

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard.

Editions Gallimard jeunesse, 2019.

 » La vérité est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions.  »

Albus Dumbledore

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 »Sorceline » t.1 & 2 de Sylvia Douyé

Titre VF : Sorceline – T.1 Un jour, je serai fantasticologue !

T.2 La fille qui aimait les animonstres

Autrice : Sylvia Douyé

Dessinatrice : Paola Antista

Edition Glénat, Vent d’Ouest, 2018 – 2019

Genre : Bande dessinée, Jeunesse

 » D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé les animaux… Mais pas les matous câlins et les chiens fidèles. Non, moi, ce qui me passionne ce sont les dragons, les licornes, les monstres, les chimères… Bref, les animaux légendaires !  »

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 »The Book of Ivy » et  »The Revolution of Ivy » de Amy Engel

Titre VO : The Book of Ivy t.1 – The Revolution of Ivy t.2
Titre VF : The Book of Ivy book 1 – The Revolution of Ivy book 2
Auteur : Amy Engel
Traduit de l’anglais ( Etats-Unis ) par Anaïs Goacolou.
Edition Lumen, 2015.
Genre : Young-adult, Dystopie

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 » Nous sommes les seuls à déterminer la personne que nous devenons.  »

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 »Nos étoiles contraires » de John Green

Titre VO : The Fault in Our Stars ( 2012 )
Titre VF : Nos étoiles contraires
Auteur : John Green
Traduit de l’anglais ( États-Unis ) par Catherine Gibert.
Editions Nathan, 2013.
Genre : Young-adult
Prix des Incorruptibles 2015

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 » Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse.  »

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 »Jamais sans toi » de Jessica Sorensen

Titre VO : The secret of Ella and Micha (2012)
Titre VF : Jamais sans toi
Auteure : Jessica Sorensen
Traduit de l’anglais américain par Charlotte Faraday.
Editions Hachette, collection Blackmoon romance, 2014.
Genre : New-adult (young adult ?)

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 » Ce serai donc ça, le remède miracle ? Le temps ?  »

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 »Belle Epoque » de Elizabeth Ross

Titre VO : Belle époque (2013)

 

Titre VF : Belle époque

 

Auteure : Elizabeth Ross

 

Traduit de l’anglais américain par Madeleine Nasalik.

 

Edition Robert Laffont, collection R, 2013.

 

Genre : Historique, jeunesse

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 » Tout comme le bijoutier place une fine lame de métal sous une pierre précieuse pour qu’elle brille de mille feux, l’agence place un repoussoir près d’un joyau issu du grand monde pour lui servir de faire-valoir.  » ( p.74 )

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La passe miroir tome 1 –  »Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos :

Titre : La passe-miroir

tome 1 –  »Les fiancés de l’hiver »

Auteure : Christelle Dabos

Edition Gallimard Jeunesse, 2013.

Prix du concours du premier roman jeunesse, 2012, lancé par Gallimard, RTL et Télérama.

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 » Farouk était parfaitement lisse, sans ombres, sans aspérités. Sa longue natte blanche était torsadée autour de son corps comme une étrange rivière de glace. Il paraissait à la fois vieux comme le monde et jeune comme un dieu. Sans doute était-il beau, mais Ophélie le trouvait trop dépourvu de chaleur humaine pour s’en émouvoir.  » ( p. 425 )

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Quatre filles et un jean – tome 5  »Pour toujours » de Ann Brashares :

Titre : Quatre filles et un jean

Titre original : The Sisterhood of the Traveling Pants : Sisterhood Everlasting

Tome 5 : Pour toujours

Auteur : Ann Brashares

Traduit de l’américain par Vanessa Rubio-Barreau

Edition Gallimard, 2012

Résumé :

Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de la carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manques… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici.

Un beau jour, enfin, Tibby qui vit en Australie leur envoie des billets d’avions pour organiser des retrouvailles en Grèce !

Aucunes des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Ann Brashares fait revivre ses quatre héroïnes mythiques, confrontées aux grandes questions de la vie : l’amitié, la tragédie, la maternité, l’amour… Une lecture chaleureuse et émouvante à savourer à tout âge comme les confidences d’une meilleure amie…

Mon avis :

Lors de l’annonce de la sortie de ce cinquième et dernier tome de cette fabuleuse saga, j’étais terriblement sceptique, quant à l’objectif de ce livre. Serai-ce juste un coup marketing ? Quelle va être la teneur de l’histoire, par rapport au quatrième tome, qui, pour moi, clôturais parfaitement la saga, et nous laissais dans de bons espoirs quant à l’avenir de nos héroïnes ?

Les chroniques commençant à tomber, les coups de cœur se faisant de plus en plus positifs, transcendants et inoubliables, je commençais donc à me poser quelques questions, et j’ai finalement décidée de relire les quatre premiers tomes. Les ayant lus lorsque j’étais plus jeune, j’en avais gardée un excellent souvenir. Et j’ai pris un immense plaisir, à me replonger dans l’univers des quatre filles et de leur jean magique, symbole de leur amitié. Je redécouvrais en même temps qu’elles, les premiers émois de l’adolescence, les premières questions sur la vie, et lorsqu’elles sont entrées à l’université, cela m’a beaucoup aidée de les voir évoluer, car moi-même entrant dans le même cadre,  je me suis très vite retrouvée en elles.

Suite à ces relectures, plus que positives, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’enchaîne sur ce tome-ci.

Ma chronique sera peu détaillée puisque je pense, que ce dernier tome est à lire en ne sachant rien de ce qui peut advenir.

( attention spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles, mais dans leur vie d’adulte, puisqu’elles approchent à grands pas de leur 30 ans. Le temps de l’innocence est terminée, et leur amitié commence à pâtir de leurs nouvelles habitudes, et de l’éloignement géographique.

Carmen est devenue une actrice reconnue. Elle a d’ailleurs obtenu un rôle récurent dans la série TV  »Enquêtes Criminelles » et, est fiancée à Jones, un directeur de programme. Nous la découvrons bien changée, bien loin de la Carma que nous connaissions. Ses défauts se sont exacerbés, et le contact de son fiancée, n’aide en rien. Elle s’est éloignée de ses parents, et nous avons l’impression qu’elle est désormais froide, se laissant dicter sa conduite par son fiancé puisqu’elle pense qu’il sait mieux qu’elle ce qui est bon pour sa carrière.

Lena vit de se passion, l’art, mais peine à trouver des acheteurs pour ses tableaux, elle donne donc en parallèle des cours. Elle est devenue encore plus solitaire qu’autrefois, vivant seule dans un appartement qu’elle rechigne à quitter même pour aller travailler. Elle ne vit que dans l’attente, celle de ses amies et celle, moins avouable d’un certain garçon, qui lui avais promis  »un jour »…

Bridget habite avec Eric, qui est désormais avocat. Elle ne vit que de petits boulot intérimaires, et tente toujours de trouver un appartement plus lumineux. Nous sentons qu’elle cherche quelque chose à quoi se raccrocher, mais nous n’en comprenons la raison, que bien plus tard.

Tibby, quant à elle, est partie vivre en Australie, avec Brian, afin qu’il puisse monter son entreprise de jeux-vidéos. C’est elle qui à le plus de mal à supporter cette éloignement, contrastant avec le fait qu’elle ne donne pas de nouvelles à ses amies. Elle va donc leur envoyer à toutes les trois des billets d’avion afin qu’elles puissent enfin se retrouver. Elles qui n’ont pas passées de temps toutes les quatre réunis, depuis si longtemps.

Mais l’euphorie des retrouvailles va vite laisser place à un vide immense, impossible à combler, que les filles vont appréhender chacune à leur manière…

J’ai adorée ce livre, qui fut mon plus gros coup de cœur de l’année 2012 !

J’ai encore aujourd’hui, bien du mal à mettre des mots sur mes émotions. Ce livre est une bouffée de joie, de violence, de manque, d’incompréhension et finalement de sérénité. Oui, tout cela et bien plus encore à la fois.

Nous entrons dans la vie des quatre filles, aux antipodes de là où nous les avions laissées. Elles ne sont plus aussi soudées qu’avant, et leurs personnalité est parfois l’inverse de ce qu’elles sont au fond d’elles. Nous voyons parfaitement l’influence de certains, celle de la société et de ses fastes, sur nos héroïnes, qui incarnent des femmes modernes, indépendantes, dans un monde toujours en mouvement. Ce parallèle est assez fort tout le long du livre, où suite à un événement qui créer une rupture, les filles vont opérer un véritable changement, en stoppant leur vies, ce qui produit un contraste particulièrement fort, avec le monde qui tourne toujours et elles, en suspends.

Ici, l’auteur exploite le motif du destin : puisque les filles ne se posent même plus la question de savoir ou non si elles sont heureuses. Elles se laissent porter par la vie. Et Tibby, va les aider à voir les choses autrement, et découvrir leur force d’action sur la vie, et la part de destin qu’il peut y avoir, en usant d’un stratagème particulier.

Tout comme les tomes précédents, on retrouve le même schéma, à savoir que les personnages secondaires aident les filles à se retrouver. Ils permettent donc d’aborder des thèmes bien particulier à chacune des filles. Ces derniers sont réalises, et l’auteur à travers eux nous amène à réfléchir, à nous poser des questions, et prendre part aux choix des filles, comme si nous étions leurs confidentes. Ici, ses personnages secondaires sont nouveaux, ils donc apportent un nouveau souffle à l’histoire, un point de vu extérieur.

La fin nous laisse sur une note de sérénité au milieu du chaos et nous refermons le livre des larmes dans les yeux, mais tout en sachant que l’avenir est assuré et qu’elles seront toujours ensemble contre la tempête…

La plume de l’auteur est toujours aussi douce, nous faisant, par de simple petites choses de la vie quotidienne, entrer de plein pied dans son histoire. Elle nous donne l’impression d’avoir une véritable incidence sur le choix des personnages, de vivre avec eux.

J’ai été particulièrement touchée par ce livre qui est un débordement d’émotion ! Il est une digne fin, pour l’une des saga les plus réalistes de mon adolescence, qui m’a fait grandir et évoluer avec ses personnages.

Veuillez m’excuser pour cette chronique un peu brouillon, qui pourtant révèle l’intensité de mes émotions et donc l’incapacité à les mettre en ordre. De plus, comme je l’ai dit plus haut, j’ai volontairement laissée pas mal de choses de côtés afin de laisser tout le charme du livre opérer.

Extraits :

 » Ce souvenir, c’était facile ; mais vivre, c’était plus dur.  » ( p.43 )

  » – En grandissant, on apprends qu’il y a une phrase, très courte, toute simple, qui apporte plus de réconfort que de longs discours. Et je vais te la confier… Prête ?

– Prête

– Au moins, j’ai essayé.  » (p. 321 – 322 )

Quatre filles et un jean tome 4 – Le dernier été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l’été :

Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…

Tibby reste au campus à New-York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique.

Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié, père de famille…

Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos…

Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

 

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Me voilà donc lancée dans le dernier tome de la saga où les filles quittent vraiment l’adolescence, pour entrer dans le monde adulte.

Carmen est celle qui entre le tome 3 et ce tome-ci, a une évolution spectaculaire ! C’était une fille qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui ne pratiquais pas la langue de bois. Elle était sûre de l’amitié de ses trois amies, elle fonçait donc dans la vie, en réfléchissant après à ses actes commis. Désormais, elle se cache sous d’immense sweat-shirt, afin que ses kilos en trop ne se voient pas, et elle fait tout pour que personne ne l’a remarque, allant même jusqu’à éviter ses trois meilleures amies.

Elle travaille sur les décors d’une pièce de théâtre, sur son campus, et quand Julia, la comédienne en herbe la plus en vue, lui demande de l’accompagner à un stage de théâtre, elle voit là une occasion de plus d’éviter de justifier à ses amies les changements survenues dans sa manière d’être. Mais bientôt, c’est le talent d’actrice de Carmen qui est repérée, sa fraîcheur contrairement au jeu trop travaillé de Julia, lui vaux une place dans la plus grande pièce du stage.

Mais Carmen va découvrir que ce n’est pas les valeurs profondes de l’amitié qui motive Julia. Elle va se rendre compte qu’elle n’est plus la fille qu’elle est réellement, que cette année de fac la éloignée des gens qu’elle aime, et qu’elle n’a rien fait pour que cela change. En traversant cette crise existentielle elle va se retrouver elle-même et déceler qui elle veut être vraiment. Une personne qui a droit à sa place, qui a une voix à faire entendre.

Tibby, elle, franchit une nouvelle étape, mais malheureusement tout ne ce passe pas comme dans un rêve et la réalité la rattrape bien rapidement. A mon sens, elle réagit parfois brutalement et au lieux de prendre l’affection de ses proches, elle la rejette pour ce sentir seule. Ici c’est Brian qui en fait les frais. Lui qui supporte les crises de Tibby en silence, va cette fois-ci faire entendre ce qu’il à dire. J’ai aimée cette facette de ce personnage auquel j’ai appris à m’attacher aux fils des tomes, même si il est peu présent. Sa connaissance à profondément changée Tibby, qui prends confiance en elle, parfois trop. Elle va d’ailleurs se rendre compte que c’est la communication qui évite bien souvent les problèmes.

Lena va devoir faire face à sa timidité afin de se plonger totalement dans la vie d’artiste décalée. C’est au contact de Léo qu’elle va prendre de l’assurance et comprendre bien des choses sur sa vie et sa manière de fonctionner. Notamment en ce qui concerne Kostos. C’est en s’écoutant qu’elle va comprendre que sa tête et son cœur peuvent parfois s’entendre. J’ai sentis une grande part de sagesse et de paix intérieur chez elle à la fin du tome.

Et enfin Bridget, partie sur un site de fouille archéologiques, va comprendre que ses actions peuvent avoir des conséquences sur des personnes inconnues. En réfléchissant sur l’état de mortel des êtres, elle va se surprendre à avoir envie de renouer avec sa famille.

La fin du tome n’est pas un adieu, mais plutôt le commencement d’une nouvelle page dans la vie des quatre filles. Elles ont beaucoup mûris durant toute la saga, d’ailleurs certains sujets sont désormais abordés un peu plus en profondeur, tels que l’alcool ou la découverte du plaisir charnelle, qui dans les tomes précédents étaient passés sous silence, ou évoqués indirectement.

Le style de l’auteur est en total adéquation avec l’âge des héroïnes, et mûris en même temps qu’elles pour coller au mieux a la personnalité de l’adolescence. Les émotions sont décuplés, et l’auteur sait nous les faire partager.

Cette saga est très réaliste et traite des problèmes qui arrivent réellement aux adolescents, sans pour autant être moralisateur, mais en ayant une fonction de compréhension. Les parents y ont également leur places, et je pense que même les adultes s’y retrouveront.

Je suis nostalgique de quitter ces quatre filles ( encore ), mais aux fils des tomes, j’ai redécouvert les émois de l’adolescence, j’ai grandis avec cette saga, et les deux derniers tomes explorent vraiment ce qui m’effraie en ce qui concerne l’avenir proche.

  • Points positifs : les règles du jean  »magique » en début de roman, une certaine nostalgie habite tout le récit, la fin explore les valeurs de l’amitié, les personnages ont vraiment évolués tout le long de la saga y compris les personnages secondaires

Extrait :

 » – Il me semble que j’ai compris… On n’habite plus à Bethesda, on n’est plus au lycée. On ne vit plus chez nos parents et on n’a pas encore de chez-nous. C’est là que nous avons grandi, que nous avons passé du temps ensemble, mais ce ne sont que des lieux, des époques, ce n’est pas nous. Si on s’imagine que nous quatre, c’est lié à un endroit ou à un moment précis, c’est fichu, car le temps passe et les lieux changent. Nous quatre, ce n’est ni un moment ni un lieu. […] Nous quatre, c’est partout.  » ( p. 400 )

Quatre filles et un jean tome 3 – Le troisième été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Rien ne sera plus comme avant. A la fin des vacances, Carmen, Tibby, Bridget et Lena devront se séparer, se rendre chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique, témoin de leurs vies, témoin de ce troisième été qui s’annonce décisif…

Carmen voit s’effondrer ses belles certitudes. Après avoir découvert que sa mère lui cachait un incroyable secret, un charmant jeune homme lui fait prendre conscience qu’une jeune fille aimable et généreuse sommeil peut-être en elle…

Tibby se pose plus de questions que jamais. Sa petite sœur a frôlé la mort et elle se sent responsable de cet accident. Alors que la vie lui tend les bras, Tibby résiste au bonheur qui s’offre à elle…

Bridget pense avoir chassé ses vieux démons. Monitrice dans un camp sportif, elle est loin de se douter qu’elle y retrouvera le garçon qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt : ses vieux démons…

Lena s’interroge sur son avenir. Son père ne comprend pas ses choix et tente de la faire renoncer à ses projets. Cet été sera pour elle une occasion unique d’affirmer sa véritable personnalité…

Plus émouvantes et drôles que jamais, les quatre filles nous entraînent une fois encore dans le tourbillon de la vie, une vie qui n’épargne personne, mais qui donne tant à ceux qui l’aiment…

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Hop là ! Me revoilà partie pour une relecture de ce troisième tome, afin de me plonger en toute connaissance des événements, dans le cinquième et dernier livre de cette saga.

Cela fait désormais trois ans que les quatre filles ont découvert le  »jean magique » dans le placard de Carmen et que leurs étés se passent éloignés les unes des autres, géographiquement certes, mais elles sont toujours présentes pour leurs amies.

Tibby est celle qui à le plus de mal à grandir, elle a peur que par leur changement de vie à l’université, elles ne s’éloignent. Mais lorsque sa petite sœur à un accident, elle se sent si coupable qu’elle est obligée de faire une rétrospective sur elle-même, afin d’aller de l’avant en affrontant ses peurs les yeux dans les yeux. Elle impose, comme souvent son rythme à Brian, en ne lui accordant au final, que peu de crédit. Elle ne sait pas réellement ce qu’elle veut, et ainsi fait des aller-retour sur ses choix.

Carmen doit faire face à l’arrivée d’un nouvel habitant au sein de sa famille. Elle qui pensait laisser un vide en partant à l’université, en vient à redouter ce moment, parce qu’elle pense que ses proches n’attendent que cela pour combler sa place. Elle va comprendre que les liens familiaux sont plus forts que la distance, par la rencontre avec Will, un jeune bénévole de l’hôpital. Celui-ci mais également Valia, la grand-mère Grec de Lena, vont tout deux apprendre à Carmen à écouter son cœur.

Bridget, monitrice dans le camp qui l’a accueillis deux ans auparavant, se voit obligée de passer l’été en compagnie d’Eric, le jeune homme qui l’avait brisée. Elle va tout d’abord se forcer à ne penser que stratégie et match, avant de comprendre qu’elle doit briser la glace. Ses sentiments sont mis à rude épreuve, lorsqu’elle apprends qu’Eric à une petite amie. Malgré tout, entre eux va se nouer une amitié bientôt plus ambiguë qu’elle ne l’aurait voulu. Nous constatons que Bridget a fait du chemin depuis le premier été, où elle fonçait tête baissée, là, elle prends le temps de réfléchir.

Et enfin Lena, doit prouver à son père qu’elle est faite pour le dessin. Il ne veut pas financer ses frais de scolarité dans l’école d’art de Rhode Island, car pour lui ce domaine ne peut fournir de  »vrai » métier. Ce que j’apprécie dans cette histoire, c’est que la peur des parents de voir leur enfant grandir, de les voir aller dans une voix qui leurs semblent trop grande, est développé avec le personnage du père de Lena. Car oui, les filles ont peur, mais les parents aussi, et ceci est également un point important à souligner ! De plus, par le fait que Lena doit montrer sa motivation, elle va devoir aller au fond des choses, et comprendre ce qu’elle veut vraiment.

Les préoccupations des quatre filles ont évoluées, elles se posent des questions sur elles-mêmes, sur leurs vies, leurs attentes. Elles foncent vers le monde adulte toujours en gardant une âme d’adolescente, et c’est cela qui les rendent proches de nous.

Le tome est peut-être un peu plus intimiste, afin d’entrer parfaitement dans l’esprit des héroïnes, qui veulent se sentir le plus proche possible de leur vie actuelle, avant d’entrer à l’université. L’écriture s’en ressent donc, notamment avec le dernier chapitre et surtout l’épilogue où l’une des quatre filles prends la parole. Une nostalgie particulière s’en dégage puisque s’est la dernière fois où elles sont ensemble avant le grand saut dans l’inconnu.

  • Points positifs : les règles du  »jean magique », l’évolution réaliste des personnages ainsi que les personnages secondaires

Extrait :

 » Elle pensait avoir tiré une leçon de l’accident de Katherine. Une leçon qui disait : «  N’ouvre pas, ne grimpe pas, n’essaie pas et tu ne tomberas pas « . Mais ce n’était pas ça du tout ! Elle avait tout compris de travers !

Du haut de ses trois ans, la petite Katherine lui enseignait exactement l’inverse : «  Essaie, tends la main, désire, tu risques de tomber mais, même si tu tombes, tu t’en remettras. «

Remuant ses pieds sous les couvertures, Tibby réalisa qu’une autre leçon encore en découlait : «  Si tu n’essaies jamais, bien sûr tu ne risques rien, mais autant être morte. «   » ( p. 240 )

Quatre filles et un jean tome 2 – Le deuxième été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Les vacances approchent. Carmes, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce cependant bien différent…

Carmen reste à Washington avec sa mère : crises et turbulences en perspective…

Tibby part suivre un stage de cinéma en Virginie mais, même derrière la caméra, ses souvenirs vont la rattraper.

Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se réconcilier avec son passé en rendant une visite surprise à sa grand-mère.

Lena, dont le cœur n’est jamais vraiment revenu de Grèce, va percer des secrets de famille insoupçonnés.

De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’expérience de la vie et l’affronter avec courage, humour et détermination.  »

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles un an plus tard, au début de leur vacances d’été.

Carmen reste à Bethesda, et après avoir acceptée les nouveaux projets de vie de son père ainsi que de sa belle-famille, elle doit désormais compter sur une nouvelle donnée dans l’équation qu’est la vie de sa mère. Une nouvelle épreuve pour elle, qui ne sait pas se taire et essaie par la suite de tout faire pour réparer ce qu’elle aurait pu éviter. Son caractère de cochon, elle le reconnaît et cela l’a rend attachante, car c’est un défaut comme nous en avons tous un, qui nous colle aux baquettes.

Tibby, quand à elle part faire un stage de cinéma, mais même loin de Bethesda le souvenir de Bailey est encore bien présent. Ce dernier point donne de la force à Tibby, qui devient meilleur pour faire honneur à son amie. Avec elle, Brian prends plus de profondeur et j’ai pris plaisir à le découvrir plus, surtout à travers le regard parfois tranchant de Tibby, mais si touchant, qu’elle ne se rends pas compte de tout ce qu’il représente pour elle. Avec ce personnage est développé l’importance de l’aspect physique chez les adolescents, ainsi que les préjugés.

Lena traverse une période de flou, où ses sentiments et sa raison se battent en duel pour lui donner des réponses encore plus abstraites et contradictoires. C’est auprès de sa mère qu’elle va trouver ce qu’il est raisonnable de faire. Celle-ci a travers son passé, lui montre quels sont les bons choix.

Bridget, tente de se retrouver et de savoir qui elle veut devenir vraiment, en partant à la recherche de ses racines, chez sa grand-mère maternelle. Elle nous prouve que l’héritage même si il ne se voit pas, est toujours présent. Il est difficile de se défaire de sa famille, car pour se comprendre il faut connaître son lignage. Avec elle, nous en apprenons donc plus sur le passé de sa mère et ainsi sur le présent de Bridget, ce qui donne un nouveau souffle à l’histoire.

Elles ont toutes les quatre bien changées, mais restent authentiques et fidèles a leurs amies. Nous assistons à leur évolution, entre échecs et réussites, qui façonnent leurs personnalités de futures adultes. Tout cela au travers de situations réalistes, qui font que l’on s’attache particulièrement à ces quatre filles, qui peuvent beaucoup nous ressembler.

L’histoire est parfaitement dans la continuité du premier tome, avec les conséquences de ce qui c’est passé l’été précédant, mais également durant l’année. Concernant ce dernier point, l’auteur, au détour de petites phrases nous conte les événements que nous avons manqués, sans jamais traîner en longueur et cela s’insère précisément là où nous en avons besoin. Les personnages secondaires tels que Brian et les mères des quatre filles prennent de l’ampleur. J’ai aimée comprendre ses protagonistes qui ont chacun à leur façon une incidence sur la vie des héroïnes.

Je prends toujours autant de plaisir à redécouvrir cette saga, qui me fait passer un jolie été, même si le soleil n’est pas forcément au rendez-vous. C’est le genre de livre qui, dès que vous le lisez, vous apporte réconfort, douceur et vous prouve qu’il y a toujours une solution quelque part, que même contre la fatalité il faut relever la tête et se battre pour ce que l’on veut faire de sa vie.

  • Points positifs : le rappel des règles du  »jean magique » en début de roman, personnages  plus profonds, développement des personnages secondaires, intrigues du quotidien et partage de valeurs

Extraits :

 » Ils ne parlaient pas. Au rythme de sa respiration, elle savait qu’il ne dormait pas encore. Elle avait la gorge serrée.

Au début, quand elle l’avait connu, il y avait de longs moments de silence complet entre eux. Parfois, Brian parlait de Bailey. C’était toujours très dur pour Tibby. Finalement, elle lui avait demandé d’arrêter. Elle avait dit que, lorsqu’ils seraient ensemble et qu’ils se tairaient, ils sauraient tous les deux à qui ils pensaient.

Ce soir-là, dans cette petite chambre de campus, ils savaient tous les deux à quoi ils pensaient.  » ( p. 106 )

 » Elle se demanda comment elle aurait expliqué tout ça à Kostos si elle lui avait encore écrit de longues lettres, comme avant. Si ça se trouve, c’était juste le temps qui passait qui la rendait triste. Si ça se trouve, c’était la vie, c’était normal d’avoir le cœur lourd, parfois…  » ( p. 154 )

 » Il y a deux tragédies dans la vie. L’une est de voir ses désirs insatisfaits, l’autre de les voir satisfaits.  » George Bernard Shaw ( p. 253 )

 » Tibby adorait cette photo, mais c’était tellement dur de la regarder… Elle aurait été tentée de la glisser bien à plat entre deux livres, tout en haut de sa bibliothèque, et de ne plus y toucher. Mais elle se promit de ne jamais faire ça. Elle se promit de toujours l’afficher dans sa chambre, où qu’elle soit. Parce que Bailey avait compris ce qui était important dans la vie. Et, quand Tibby la regardait, elle était obligée de regarder la réalité en face.  » ( p. 351 )

Quatre filles et un jean tome 1 de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Ma première s’appelle Carmen.

Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses. Très attachée aux gens qu’elle aime, elle se montre parfois d’une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père…

Ma deuxième s’appelle Tibby.

Elle ne fait pas son âge, ne s’habille pas très fille. Et si elle joue les rebelles, c’est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie…

Ma troisième s’appelle Bridget.

Elle est blonde, sexy, sportive, volontaire, mais au fond si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l’obtient. Surtout s’il s’agit d’un garçon. Au risque d’aller trop loin…

Ma quatrième s’appelle Lena.

Elle est brune, superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d’écouter ce que lui dit son cœur. Mais le soleil de Grèce va réveiller en elle des sentiments inconnus…

Mon cinquième est un jean.

Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille ? Il les accompagnera le temps d’un été, un été qui changera leurs vies pour toujours.

Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent, où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent…  »

Mon avis :

C’est l’histoire de quatre filles, quatre meilleures amies, qui pour le premier été de leur vie, vont se retrouver séparées. La veille de leur éloignement, elles découvrent dans le placard de Carmen, un jean tout simple, mais qui va à merveille à chacune d’elles. Il sera leur moyen de communication pendant l’été.

Tibby, est la seule des quatre filles à rester à Bethesda, leur petite ville dans le Maryland. Elle travaille dans le supermarché du coin, et espère faire un film humoristique sur son entourage. Elle rencontre Bailey, qu’elle prends d’abord pour une sale gamine de 12 ans, mais elle va très vite découvrir qui ce cache derrière cette carapace. C’est le point centrale du livre, qui va faire grandir Tibby et lui faire prendre conscience que la vie peut-être très courte…

Carmen, pense passer un été avec son père, mais elle va déchanter lorsqu’il lui dévoile ses nouveaux projets de vie. Cette histoire est très touchante, car on sent l’impuissance du père face aux réactions d’une adolescente.

Bridget, part en Californie, dans un camp de football, où elle y rencontre le charmant Eric, l’un des moniteurs. Sa manière de voir les choses,  »je le veux, je l’ai », est assez déconcertante. Mais derrière cette forte tête, que rien ne semble atteindre, ce cache une petite fille qui voudrais qu’on la prenne au sérieux.

Et enfin, Lena part en Grèce chez ses grands-parents paternels, où elle rêve de soleil et de peinture. Mais un événement va chambouler ses vacances pour le pire selon elle, mais bientôt pour le meilleur ! Je me suis beaucoup retrouvée en elle, dans sa timidité maladive, dans ses troubles et autres actions maladroites.

J’ai lu cette saga il y a quelques années désormais, et j’avais tout aimée ! L’écriture simple mais empreinte à chaque mot de la fragilité des adolescents, mais également les forts traits de caractères dont l’auteur dote ses personnages, qui associés donne le savoureux mélange qui caractérise toute jeunesse. Les dialogues parsèment agréablement le récit, et donnent une fluidité très plaisante, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. Concernant ce point, le fait de changer très souvent de point du vue, jusqu’à deux ou trois par chapitre, permet d’être tout le temps dans l’action et de suivre de près les quatre filles.

L’histoire est parfois un peu bateau, mais l’intégration du  »jean magique » donne de l’originalité au roman, de plus toutes les situations évoquées sont du quotidien, ce qui fait que l’on peut facilement s’y identifier ainsi qu’aux quatre filles, qui ont des caractères aussi éloignés qu’elles sont proches. Les relations très fortes entres les protagonistes est un plus, nous prouve que l’amitié s’entretient et que les vraies amies seront toujours celles présentes dans les pires comme dans les meilleurs moments…

J’ai voulu relire cette saga, en prévision du tome 5. Je me souvenais de toute l’histoire, et même si j’ai grandis, j’ai aimée retrouver les quatre filles et leurs interrogations.

L’auteur aborde des sujets graves sur fond de vacances d’été et de soleil, mais cela est d’autant plus flagrant que ce sont des adolescents qui découvrent ces difficultés pour la première fois et en ressentent de façon décuplés les conséquences.

Je pense que même si on a passé l’âge des protagonistes, ce roman vous fera remonter le temps et peut-être comprendre vos enfants, si avez des adolescents à la maison. Parce que outre les histoires de filles, ce roman est un condensé de la vie des jeunes d’aujourd’hui, où les parents y ont leurs places. D’ailleurs les personnages adultes du roman, sont assez développé pour que l’on ressentent leurs soucis et leurs joies face aux changement dans la vie de leurs enfants.

De plus c’est une lecture parfaite pour l’été, qui vous fera sourire et pleurer… Comme la vie, en définitif…

  • Points positifs : le point de vu change très souvent ce qui permet d’être tout le temps dans l’action, les citations en début de chapitre qui résonne comme un mantra, les caractères très différents des quatre filles mais en même temps si semblables que chacune d’entre nous peut se retrouver en elles

  • Points négatifs : Je n’arrive pas donner de points négatifs à une saga qui à baignée mon adolescence, qui me fait revivre ses heures là et qui a participé à ma passion de la lecture  !!!

Extraits :

 » L’amour, c’est comme la guerre. On sait quand ça commence, jamais quand ça finit.  » Proverbe ( p. 66 )

 » Et il était assez beau pour la rendre méfiante.

D’accord, Lena se méfiait de beaucoup de choses. Mais particulièrement des garçons. Elle les connaissaient bien : pour eux, il n’y avait que le physique qui comptait. Ils vous faisaient croire que vous étiez amis pour gagner votre confiance et, dès que c’était fait, en avant le pelotage ! Pour attirer votre attention, ils vous racontaient qu’ils voulaient bosser leur histoire avec vous ou donner leur sang pour votre association mais, dès qu’ils avaient compris que vous ne vouliez pas sortir avec eux, brusquement, ils se fichaient complètement du Moyen Age et la dramatique pénurie de sang.  […] Lena préférait les garçons quelconques à ceux qui étaient un peu trop mignons. Et encore, même les plus quelconques la décevaient parfois.  » ( p. 68 – 69 )

 » Des fois, t’es le pare-brise ; des fois, le moucheron.  » Mark Knopfler ( p. 118 )

 » Si tu as l’impression de maîtriser la situation, c’est que tu ne roules pas assez vite.  » Mario Andrettr ( p. 132 )

 » Le problème, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est votre façon de réagir face à ce problème.  » ( p. 143 )

L’auteur :

Ann Brashares est née au Etat-Unis. Elle passe son enfance dans le Maryland, puis part étudier la philosophie à l’université de Columbia, à New-York.

Pour financer ses études, elle travaille pendant un an dans une maison d’édition et finalement, comme le métier d’éditrice lui plaît tellement, elle ne le quitte plus. Très proche des auteurs, elle acquiert une solide expérience dans l’écriture. En 2001, elle décide de s’y consacrer à son tour, et c’est ainsi qu’est né Quatre filles et un jean, son premier roman.

Aujourd’hui, Anna Brashares vit à Brooklyn avec son mari et ses trois enfants.

Elle avoue qu’il y a un peu d’elle dans chacune des quatre filles de son roman. Et à la question  » Votre livre contient-il un message ?  », elle se contente de répondre :  » S’il en contient un, c’est le suivant : aimez-vous comme vous êtes et soyez fidèles à vos amis.  »