Le monde du livre en danger

En ces temps difficiles, il est de bon ton de se recentrer sur soi, de développer une nouvelle philosophie de vie… Certes, mais pensons aussi à la suite.

Car ce dé-confinement va donner lieu à une des plus grandes crises sociétales tout autant qu’économiques. Les différences sociales entre les milieux et les entreprises vont être plus franches et plus visibles mais nous, citoyens pouvons faire un geste. Je vais vous parler aujourd’hui des librairies et maisons d’éditions. Antoine Gallimard, le patron de Gallimard, Flammarion et Casterman, évoque une grave crise dont certaines librairies ou maisons ne pourraient bien pas se relever. En effet, même si des moyens seront mis en œuvre, le monde du livre est en dent de scie depuis déjà plusieurs années et dans certains cas, la vague sera sans appel.

https://www.lefigaro.fr/societes/antoine-gallimard-met-en-garde-contre-une-vague-de-faillites-dans-l-edition-librairies-20200403

Comme le dit si bien Gérard Collard, un des fondateurs de la librairie La Griffe Noire, dans son post facebook :

Tout dépendra de votre attitude lors de la réouverture des librairies. De chaque livre acheté chez eux dépend leur survie, sinon, ce sera le crash même pour des enseignes prestigieuses et légendaires. Chaque livre acheté chez Amazon participera à la disparition de ces lieux essentiels pour le lien social et culturel et précipitera leur extinction. Chaque achat dans une librairie indépendante, de la plus petite à la plus grande contribuera à leur survie. Vous avez leur existence entre vos mains, leur acheter un livre deviendra alors un geste citoyen capital et décisif ! Leur avenir dépend de votre fidélité et de votre engagement . Merci !

👑 Votre librairie en ligne reste active pour que vous puissiez regarder nos vidéos, nos livres coups d’coeur & conseils littéraires ! 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com

👽 Notre service de livraison sera suspendu jusqu’à nouvel ordre gouvernemental. écrivez-nous, nous sommes avec vous : lagriffenoire@gmail.com 👽

🤓 Si des commandes sont faites pendant ces prochaines semaines, elles seront préparées & conservées avec amour pendant le confinement par une petite fourmi présente dans son antre 🐜📩 Les commandes seront donc livrées à la future reprise des services de livraison planétaires.📨

Après la 🌪 sur 🌍, il y aura un 🌈.

🖋 Amicalement. Vos libraires passionné(e)s de @La Griffe Noire 🖋



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Désormais acheter un livre sera un acte fort, tout comme se rendre chez un producteur local afin de l’aider à ne pas sombrer. Si vous aimez les livres, la littérature de tous genres, si le plaisir que vous prenez à vous évader est important pour vous, promettez moi d’aller en librairie dès qu’elles seront ré-ouvertes. Nous devons agir et ce sera demain !

Je rédige cet article dans l’espoir de pouvoir toujours exercer mon métier, ma passion, dans l’avenir. Nous avons besoin de chacun de vous. C’était le cas hier, mais bientôt chaque livre acheté sera une victoire. La littérature est importante, plus que jamais, elle nous permet de ne pas couler lorsque la vie est dure, de trouver de l’espoir et de la joie, de la violence et de la vérité !

Trouver le temps de lire :

Comment fais-tu pour lire autant ? Cette question revient souvent dans mon entourage, mes proches ou mes collègues. J’ai eu envie, en cette période un peu spéciale, où nous sommes tous confinés, obligés de rester chez nous pour se protéger et protéger les autres, de vous dévoiler un peu de mon quotidien de lecture.

J’ai toujours été une lectrice passionnée. Vous le savez, je vous en ai déjà parlé sur le blog, j’ai eu envie de lire pour faire comme ma maman. Petit à petit, je me suis découvert une vraie passion, un vrai loisir dans la lecture qui me faisait du bien. Au collège et au lycée, j’avais sur ma table de chevet et dans mon sac, mon livre de cours de français ou de littérature et ma lecture personnelle. J’ai toujours eu cette habitude, au collège je devais attendre ma maman une demie-heure après les cours, je lisais donc à ce moment là. Au lycée, je lisais dans le bus le matin et/ou le soir, puis dans mon lit avant de m’endormir. J’ai eu accès à un ordinateur très tard par rapport à d’autres enfants, nous n’en n’avions pas à la maison, si bien que j’ai dû apprendre à faire autre chose. Je n’ai pas eu de console non plus, si bien que les jeux vidéos n’ont jamais fait partie de ma vie et encore aujourd’hui même si j’en possède une chez moi, elle me sert à regarder Netflix. J’ai été une adolescente plutôt calme qui aimait s’évader dans les livres. Je lisais beaucoup plus que les autres mais beaucoup moins que maintenant.

Cette habitude n’a jamais disparue et c’est véritablement après le lycée, lorsque j’ai fait une année d’étude par correspondance, puis lorsque j’ai repris la FAC que j’ai vraiment développé cette passion toute particulière pour la lecture. Je me découvrais plus de temps libre, je lisais énormément le matin lorsque j’avais cours tard dans la matinée ou entre deux cours si je ne pouvais pas rentrer chez moi. La découverte des blogs littéraires, la création de mon propre espace et les conseils des blogueurs ont créé cette avidité de lecture qui ne m’a depuis plus quitté, si bien que j’en ai fait mon métier.

Lorsque j’ai débuté ma vie professionnelle, en librairie pour mon plus grand bonheur, j’ai du adapter mon rythme de lecture. En effet, je ne pouvais plus lire autant qu’avant car je n’avais plus du tout le même planning simple qu’à la FAC où en dehors des heures de cours et de recherches perso, je pouvais m’organiser comme je le voulais et lire pendant de longues plages horaires dans la journée, le matin et/ou le soir. Je lisais donc pendant ma pause déjeuner, parfois le matin lorsque je commençais ma journée plus tard et surtout le soir. Je profite de chaque petit moment libre, des salles d’attente, de mes jours de repos. J’aime me ménager des plages horaires où je ne vais pas regarder l’heure et pouvoir me consacrer pleinement à ma lecture. Je n’ai pas encore d’enfants donc j’ai plus de temps que d’autres, mais j’ai tout de même ma maison à entretenir et ma vie de couple.

Finalement, je ne fais rien de particulier pour augmenter mon rythme de lecture, je profite juste des petites occasions de la vie. Comme toute passion chaque personne trouvera sa façon d’avoir le plus de temps possible pour s’y consacrer. Depuis peu, j’ai débuté un travail dans une nouvelle librairie, qui change complètement de ce à quoi j’avais l’habitude. En effet, j’ai travaillé 3 ans dans une librairie discount, où je vendais des livres neufs sortis des catalogues d’éditeurs. Des livres déstockés en somme. Je n’avais donc pas toute cette pression autour des événements littéraires comme la fameuse rentrée de septembre. Désormais, il va falloir que je change de façon de faire. En effet, c’est une librairie traditionnelle, dans laquelle il faut savoir conseiller les nouveautés à un public parfois exigeant. Je vous ferai donc un article sur ma nouvelle façon de lire dans peu de temps !

Mais le plus important reste de lire quand vous en avez envie, sans vous prendre la tête sur la quantité ou le rythme. Vous pouvez lire pendant 10 minutes par jours ou 3 heures d’affilées, ce qui reste est le plaisir de lecture. Il faut lire car vous aimez cela et ne pas vous forcez car c’est le meilleur moyen de tomber dans ce qu’on appelle communément une  »panne de lecture ». Cela ne m’est jamais arrivé à proprement parlé, car lorsque je ne ressens pas l’envie de lire, je ne le fais pas. Il faut que je sois concentrée et dans une bonne phase pour profiter pleinement de mon livre. Je n’hésite pas non plus à abandonner un livre qui ne me plaît pas, car j’ai suffisamment de romans auxquels j’ai envie de donner une chance pour me forcer à lire. Il faut s’écouter et écouter ses envies…

Et vous, quel est votre planning de lecture ? Comment lisez-vous ? Au plaisir de vous lire et d’échanger…

Bonne année 2020

2019…

Un étrange sentiment me vient quand je pense à cette année écoulée. Je ne sais pas si je suis heureuse de la quitter ou si j’ai envie de garder un peu de ce que je fut durant tout ces mois…

J’ai du mal a rédiger ce que je ressens tant cette année fut remplie, de belles choses, de joies et de peines, d’expériences et d’épreuves qui m’ont fait évoluer.

Deux déménagements express pour une offre d’emploi qui s’est soldée par un échec, m’auront fait comprendre qu’il vaut mieux prendre son temps et réfléchir à ses décisions. J’ai depuis quelques mois, retrouvé un poste en librairie. Pour le moment, il s’agit d’un remplacement longue durée, mais je tente chaque jour de me rendre indispensable afin de m’assurer toutes les chances. C’est un métier dans lequel je m’épanouis et qui m’apporte tant, que je sais être faite pour cela. Il faut toujours croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser…

Merci maman d’être toujours présente et de bons conseils. Merci de me soutenir quoi qu’il arrive…

Merci mon amour d’être toujours à mes côtés, la vie avec toi est plus belle et je suis fière de l’a partager avec toi. Je t’aime… à la folie !

Je vous souhaite, à vous, lecteurs fidèles ou de passage, une excellente année ! Qu’elle soit remplie de rêves et de joies, d’épreuves aussi car c’est dans celles-ci que nous grandissons… Bien à vous…

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La lecture : François Busnel, rentrée littéraire, qu’est-ce que la lecture ?

Cette intervention de François Busnel sur le plateau de France Inter m’a donné le souhait de vous parler de lecture en cette période de rentrée littéraire. Un article qui va certainement enfoncer des portes ouvertes, mais j’avais envie d’évoquer avec vous, un peu plus intimement que je ne l’ai fait jusqu’à présent ici, ma vision et mon rapport à la lecture. Je souhaite que cet article soit un échange entre nous mais également entre vous, car c’est ensemble que l’on s’enrichit.

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Bonne année 2019 !

2018…

Beaucoup de sentiments me traversent en refermant la page 2018…

Cette année aura été mouvementée, m’aura rempli de joie, de tristesse et de colère parfois. J’ai fais le vœu l’an passé de ressentir, cette année aura exaucé ce souhait à la perfection. Je pense que c’est par les sentiments que l’on grandit et évolue.

La perte de mon emploi et la reconstruction jour après jour d’un avenir professionnel auront marqué durablement mon année et ma vision du monde du travail. J’ai pu constater avoir mûri, appris des choses et je sais désormais ce que je veux.

Mon voyage en Italie à la découverte d’une partie de mes origines m’aura aussi apporté beaucoup d’émotions et donné le goût des voyages. Merci de m’avoir emmené vers ces paysages…

Merci à toi de toujours être à mes côtés, de m’accompagner pour vivre et marcher avec moi…

2018 fut une année belle et riche, remplie de milles petites choses et souvenirs. J’espère que 2019 saura m’apporter tout autant et à vous aussi…

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 »La Purge » de Arthur Nesnidal – Rentrée Littéraire 2018

Titre VF : La Purge

Auteur : Arthur Nesnidal

Editions Julliard, 2018.

Genre : Littérature contemporaine

 » « Vous, mademoiselle, dites-nous ce que vous en pensez, vous qui avez raté votre devoir. » Aucune forteresse ne résiste à cela. Blême, frissonnante, l’expression fissurée par la déflagration, l’estomac enfoncé, l’espérance perdue, elle se faisait violence avec un héroïsme en tous points admirable pour ne pas fondre en larmes ou sombrer sous la table. « 

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Bonne année 2018 !

2017…

2017 fut une année de bonheurs et de chagrins que je pensais ne jamais surmonter. Elle fut une montagne, parfois difficile à gravir mais agrémentée de jolie pentes douces pour me reposer et contempler le paysage. Elle fut une toupie, tant ma vie a basculée. Mais elle fut aussi et surtout une année d’apprentissage. J’ai grandie et compris que la vie n’est pas toujours ce que l’on croit, n’est pas toujours droite et peut prendre des virages parfois inattendus. J’ai compris que chaque instant doit être vécu comme le dernier et que jamais nous ne devons renier qui nous sommes et nos valeurs. Un tournant s’amorce je crois et j’espère, quoi qu’il me réserve, qu’il me fera ressentir. Car c’est ce que j’ai compris cette année, l’important sont les sentiments…

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Bilan 2016 et résolutions 2017

Encore une année de lecture qui s’achève avec du bon comme du moins bon mais toujours des découvertes. Cette année c’est surtout l’univers de la bande-dessinée vers lequel je me suis ouverte et j’en suis ravie car ce n’étais pas un genre qui me tentait. Une année de lecture parfois chaotique, entre quotidien et boulimie de lecture, mais c’est toujours l’amour des mots qui me porte et j’espère que 2017 m’apportera autant de bons moments en compagnie de mes amis de papiers et qu’elle saura vous ravir tout autant !

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Bonne année 2017 !

Je tiens à remercier personnellement chacun d’entre vous, ceux qui lisent tout mes articles comme ceux de passage car vous contribuez chaque jour à faire de ce petit espace, un lieu dans lequel j’aime me réfugier et que je chérie de tout cœur. J’aime vous faire partager ma vie de lectrice, mes joies comme mes déceptions. J’aime vos retours et j’espère que cela va continuer encore longtemps.

Cette année 2016 à été celle de l’introspection, j’ai énormément réfléchi sur moi et ma façon d’être au quotidien, sur mes choix et mes convictions. Mais elle a été également celle d’un grand changement : un déménagement qui marque un joli tournant dans ma vie. Niveau professionnel, je continue d’apprendre tous les jours et de gagner en expérience.

J’espère de tout cœur que 2017 sera une belle année, que le monde ira mieux et que vous puissiez réaliser tous vos rêves…

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Bonne année 2016 !

Jamais je n’ai été si enjouée de changer d’année ! J’espère de tout cœur laisser derrière moi les événements terribles de l’année 2015… Je dois avouer que ces derniers m’ont permis de comprendre que nous n’étions à l’abri de rien, qu’il fallait vivre chaque moment intensément et surtout profiter de ceux qu’on aime.
Cette année à été pour moi l’année du changement, en effet, j’ai eu ma licence et je suis entrée dans le monde du travail. La librairie ma ouvert ses portes et j’en suis fière. J’aime participer, à ma manière, à la littérature, afin de transmettre ma passion. J’apprends chaque jours un peu plus et cela me procure un sentiment de travail accompli qui me rempli de joie.
J’espère que tout vos projets se réaliseront et n’oubliez jamais qu’il faut croire en ses rêves…
Je vous souhaite une magnifique année 2016 à tous !

 

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Si on parlait… d’emprunter des livres

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©La tête dans les livres

Un rendez-vous instauré par La tête dans les livres :
 » Ce rendez-vous est publié le dimanche, toutes les deux semaines. On y parle de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son opinion et son point de vue en toute simplicité mais toujours autour des livres ou de mon blog. Cela me permet de vous donner mon avis et j’espère que vous n’hésiterez pas à vous exprimer également.  »

Si on parlait de… d’emprunter des livres

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Si on parlait de… comment j’écris mes chroniques

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©La tête dans les livres

Un rendez-vous instauré par La tête dans les livres :
 » Ce rendez-vous est publié le dimanche, toutes les deux semaines. On y parle de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son opinion et son point de vue en toute simplicité mais toujours autour des livres ou de mon blog. Cela me permet de vous donner mon avis et j’espère que vous n’hésiterez pas à vous exprimer également.  »

Si on parlait de… comment j’écris mes chroniques

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Les éditeuriales – Poitiers, Avril 2015

Ce mois d’avril voit le lancement des éditeuriales à Poitiers (86), un salon du livre innovant présentant une maison d’édition et ses auteurs. Pendant deux semaines, différentes conférences suivies de séances de dédicaces, présentent le fonctionnement de la maison d’édition Julliard, ainsi que leurs auteurs, leurs livres et leurs modes d’écriture.

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Bienvenu en 2015 !

Cadeau de nouvelle année de base
La lecture, à été, cette année, une passion que j’ai mis au second rang, mes études me prenant énormément de temps, mais en 2015 avec la fin de ma dernière année de licence, je compte bien la remettre au premier plan. J’ai beaucoup de projets pour le blog, qui ne pourront voir le jour qu’à partir du mois de mai, date à laquelle je finis mon cursus universitaire, si tout ce passe bien.
2015, va être pour moi une année où je vais finir mes études, et l’entrée dans la vie professionnelle me fait peur, surtout par rapport à la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons, mais ma motivation n’en n’est que double, car je sais que le monde des livres, l’édition, est la voie qui me convient. J’espère vraiment mener à bien beaucoup de projets, tant au niveau du blog, tant dans ma vie personnelle. J’aimerai faire un travail sur moi, afin d’être moins angoissée dans la vie de tous les jours, et de continuer de profiter de chaque petits moments.
Rendez-vous en 2015 pour encore pleins de belles lectures et de plaisir de lecteur chez Topobiblioteca, toujours en votre compagnie, car sans vous, mes fidèles lecteurs, je ne suis rien !

J’ai, l’an passé, pris quelques petites résolutions, voyons ensemble si je l’ai ai tenues. J’ai, tout d’abord, estimé que je pourrai lire 70 livres, et se sont finalement 73 livres qui sont passés entre mes mains et j’en suis plus que ravie car ma passion à pris un autre tournant.
J’ai ensuite, exprimé le souhait de finir au moins une série, et j’en ai achevé plusieurs, pour mon plus grand plaisir, car rien n’est plus beau de voir enfin le sors des personnages réglé.
Lire un roman de Jane Austen, n’était pas pour 2014, tout comme lire un prix Goncourt, ni en ce qui concerne les autres classiques malheureusement.
Mais la résolution qui a courue sur toute l’année, celle de prendre toujours autant de plaisir à lire, a été plus qu’une réussite !
Je vais donc réitérer mes petites ambitions littéraires pour l’année à venir :
lire 85 livres
finir 4 séries
lire 1 Jane Austen
lire 4 prix littéraires
lire 2 livres de plus de 600 pages

Je vous souhaite une magnifique année 2015, que tout vos projets et vos envies se réalisent !

 »Je suis fatiguée d’être une fille » – carnetparisien

Je tiens à vous transmettre cet article, que la parisienne du blog carnetparsien a publié. Un article qui explique son expérience personnelle, et qui nous fait tous réfléchir sur ce qu’est le fait d’être une fille, aujourd’hui, au 21ème siècle. Ce sont ses mots, j’ai souhaité vous les faire partager, parce que pour des raisons personnelles, cela me tient à cœur et que nous nous devons de relayer l’information au plus grand nombre, parce que nous ne sommes pas nées filles pour avoir peur !

 »Aujourd’hui, je viens vous parler de moi, de ma propre histoire. De ce que je vis au quotidien, de ce qui m’est arrivé hier, de ce qui ne devrait jamais se produire.

Hier, nous étions le 21 juin, premier jour de l’été, jour le plus long de l’année, soir de la fête de la musique. Je n’étais pas à Paris, j’étais chez moi, dans ma ville, là où je me sens plus en sécurité qu’à Paris parce qu’on m’accoste moins souvent, là où le monde est plus petit et où l’on croise facilement des personnes que l’on connaît. L’ambiance familière et joviale de la fête de la musique m’a séduite une année de plus, et j’ai donc proposé à l’une de mes amies très proches de m’accompagner.
Nous avons donc vogué, de groupes en groupes, écoutant d’une oreille lointaine les mélodies, appréciant peu je l’avoue le contact de tout ce monde… J’ai lancé un petit jeu, celui de compter le nombre de garçons qui nous aborderait. Pas pour nous en vanter. Pour constater à quel point le phénomène du « harcèlement de rue » est répandu, surtout quand on est deux filles seules – je m’écoeure moi-même en écrivant cela, comme si je leur donnais raison… En deux heures de temps, nous avons été accostées par vingt-trois garçons. Du « t’es bonne ! » au traditionnel « hé salut, tu viens boire un verre ? ». La palme revient à celui qui, une fois ses avances refusées, est passé de « t’es belle » à « nan, en fait, t’es moche ». Intelligence, maturité, oui vraiment, chapeau l’artiste. Je pourrais m’indigner tout de suite, mais là n’est pas le coeur de mon histoire.

Puisque ma copine n’a pas encore son permis, j’ai souhaité la ramener en voiture. Il était 00h30, et elle avait beau insister pour prendre le bus, je n’avais nullement envie de la laisser repartir. J’ai donc conduit jusqu’à chez elle, et me suis garée près de l’arrêt de bus auquel elle s’arrête habituellement. Sa peur de me déranger la pousse généralement à me demander de la déposer là, où elle n’a plus qu’une petite allée à traverser avant d’arriver jusque chez elle. Je me suis donc stationnée pour que nous puissions parler encore un peu avant de nous quitter, voilà plus de six mois que nous ne nous étions pas vues, nous avions énormément de choses à nous dire, comme vous pouvez l’imaginer.
C’est au bout de dix minutes que je l’ai remarqué. Un homme, la quarantaine, cigarette en bouche, qui passait au ralenti à côté de ma voiture, en nous fixant, nous dévisageant du regard. Des yeux très insistants, suffisamment pour nous mettre mal à l’aise. Mais nous étions dans ma voiture. Il ne faisait que passer. Une fois. Puis deux. En une minute d’intervalle. La même cigarette en bouche, toujours en nous fixant. C’est là que j’ai commencé à avoir peur. Puisque nous étions en sécurité dans ma voiture verrouillée, j’ai décidé d’aller me garer quelques 500m plus loin, pour pouvoir poursuivre notre conversation. A peine trente secondes plus tard, il est revenu. Toujours en train de marcher. Toujours en se rapprochant de nous. Toujours en nous fixant, en s’avançant, en repassant plusieurs fois. Alors, une fois de plus, j’ai mis la voiture en marche, et je suis allée me garer sur un parking près d’une salle de spectacle que je connais bien, pour y avoir dansé à plusieurs reprises. J’ai éteint les phares pour être plus discrète, pour qu’il ne nous voit pas. Il est arrivé au volant d’une camionnette blanche. Là, la panique a commencé à nous envahir. J’ai une fois de plus démarré la voiture, ai traversé une ville entière avant d’atteindre la suivante et de me garer près d’une intersection assez fréquentée, même à cette heure avancée de la nuit. Il était toujours là. Il nous suivait encore. Dans sa camionnette, il est passé devant nous, en nous regardant fixement. Une fois. Deux fois. Cinq fois. Nous avons appelé la police. Mes mains et mes jambes tremblaient, ma voix montait dans les aigus, ma copine était incapable de bouger. Elle ne voulait pas que je la dépose chez elle, elle avait peur que Mr Camionnette nous suive et sache où elle habite, puis me suive directement jusque chez moi où j’aurais été seule. Moi, je me disais que si j’étais seule et qu’il me suivait, il pouvait tout à fait provoquer un accident pour me faire sortir de la voiture. C’est vrai que cette idée semble un peu « tordue »… si seulement elle n’était pas déjà arrivée à quelqu’un de mon entourage.
Voilà toutes les choses qui nous sont passées par la tête. Un homme nous a suivies, et traquées pendant plus de trente minutes. J’ai rappelé la police une demie-heure après notre premier appel, car nous nous inquiétons de ne pas la voir arriver. La dernière fois qu’il nous est passé devant, avec sa camionnette (la dixième fois, au moins…), il m’a vue au téléphone. Et il a sûrement eu peur. Nous ne l’avons pas revu après. Mais nous n’osions pas quitter notre place pour autant : peur qu’il nous attende sur l’axe principal que nous étions obligées d’emprunter pour rebrousser chemin et rentrer chez nous, peur qu’il nous suive encore, peur qu’il découvre où nous habitions, peur qu’il s’en prenne à nous. Finalement, les policiers sont arrivés. Et la première chose qu’ils m’ont dite, ce fut : « Vous êtes deux gonzesses dans une voiture comme ça ? ».

Le dénouement est très bref : la police m’a escortée jusque chez ma copine, puis m’a ramenée en centre ville et m’a conseillé de « tracer jusque chez moi ». Ils ont vraiment été très gentils, et j’avais l’impression de les déranger pour rien. Mise à part cette première pique dérangeante… cette phrase qui signifie « Faut pas t’étonner ma petite, vous cherchez les emmerdes toutes les deux seules dans une voiture à une heure pareille ». Et cela m’indigne. Cette réaction est un comble, vraiment. Monsieur, je n’ai rien fait de mal. J’ai raccompagné ma copine chez elle, et un vieux pervers nous a pourchassées. Est-ce que le fait que nous sommes deux filles seules justifie qu’il s’en soit pris à nous ? Oui, ma copine portait une robe, moi j’étais en jean. Est-ce que ça justifie qu’il s’en soit pris à nous ?

Il n’y a pas de mot dans notre vocabulaire qui décrit ce que nous avons vécu. Ce n’était ni une agression, ni du harcèlement à proprement parler. Et pourtant, ce que nous avons ressenti est proche de ces situations. La peur était la même, l’acte en moins. Et non, ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal qu’en rentrant chez moi hier soir, quand je me suis mise à pleurer de soulagement parce que j’étais enfin en sécurité, mes résolutions aient été « ne sors plus de chez toi seule le soir, et achète toi une bombe lacrymogène ».

Je suis fatiguée d’être une fille. Pour plusieurs raisons.
La première, c’est qu’être une fille vous oblige à vous sentir flattée quand un homme, un garçon, n’importe qui vous aborde. Un « t’es belle », c’est censé vous faire plaisir. Si c’est le vingtième dans la journée et qu’il s’accompagne d’un « tu veux boire un verre ? », ça ne doit choquer personne. Il suffit de sourire, de dire non, et l’affaire est réglée. Oui, mais quand c’est tous les jours ? J’aimerais être un mec, pour pouvoir me balader tranquillement dans la rue sans que personne ne me regarde, ne me drague, ne m’aborde, ne me touche.
La deuxième, c’est qu’être une fille vous oblige à avoir peur. De tous les hommes qui vous approchent. Oui, je sais, c’est extrêmement généralisé. Mais le fait est là : lorsqu’un homme vient vous voir, vous ignorez quelles sont ses intentions. Et ce que l’on nous apprend, ce que vous, messieurs, vous nous démontrez, c’est qu’elles sont plus souvent mauvaises que bonnes. J’aimerais être un mec, pour pouvoir me balader tranquillement dans la rue sans avoir peur de rien, pour pouvoir rentrer chez moi à l’heure que je veux sans avoir peur d’être suivie, pour pouvoir prendre le bus à n’importe quelle heure de la nuit sans avoir peur des autres.
La troisième, c’est qu’être une fille vous place dans des situations que les hommes ne comprennent pas. Parce qu’ils ne les vivent pas, et parce qu’ils ne sont pas avec vous quand vous les vivez. Pour être une fille et se balader en toute sécurité, aujourd’hui, il faut être accompagnée d’un garçon. Le mâle dominant, vous savez, cette notion moyenâgeuse qui impose le respect auprès de ses semblables. Comme si être une fille était une raison suffisante pour ne pas mériter le respect. J’aimerais être un mec pour faire évoluer les mentalités des autres.
Mais je ne suis qu’une fille, et la portée de ma voix est bien trop limitée. Pourtant, je ne suis pas la seule. Lisez Maureen. Lisez Jack Parker. Lisez ces filles qui écrivent des histoires dans lesquelles vous vous retrouvez.

Je sais que de très nombreuses personnes se reconnaîtront ici. Viendront me raconter leur propre expérience, leur agression, la façon dont elles se sont fait harceler. Ce que je souhaite avec cet article, c’est qu’il porte ses fruits. Qu’il soit lu. Diffusé. Relayé. Qu’on parle de mon histoire, qui aurait pu être bien pire qu’elle ne l’a été.
Condamnons le harcèlement de rue.

La Parisienne

Edit du 26 juin : Aujourd’hui, je suis allée faire un signalement de l’individu (description physique à l’appui) auprès de la gendarmerie. Mesdames, si une telle chose vous arrive, je vous invite à faire de même. Pensez à relever la plaque d’immatriculation du véhicule. Collectez les détails. Et allez voir la police ou la gendarmerie !  »

Voici le lien de son article : http://carnetparisien.wordpress.com/2014/06/22/je-suis-fatiguee-detre-une-fille/

Sondage Sunday’s Books

Depuis quelques semaines, vous avez sans doute remarqué que je ne publiais plus de Sunday’s Books, comme le blog ne vivrait pas sans vous et que je souhaite qu’il vous plaise, je voulais vous demandez ce qui vous intéresse le plus.

Un Sunday’s Books tous les dimanche, cumulé avec des chroniques livres, et un avis sur les films vu uniquement dans le Sunday’s Books ?

Un Sunday’s Books tous les dimanche, cumulé avec des chroniques livres et films donc une nouvelle catégorie dans le Sunday’s Books ?

Ou bien uniquement des chroniques livres et films ?

A vous de me dire ce que vous souhaitez voir sur le blog, votre avis compte =)

La cité de l’écrit et des métiers du livre (Montmorillon, 86)

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La cité de l’écrit et des métiers du livre se situe à Montmorillon ( à 40 minutes de Poitiers, dans la Vienne ), en plein cœur d’un petit village traversé par la Gartempe, peuplé de petites rues pavées et de fleurs aux fenêtres, un calme doux et très serein nous enveloppe dès que nous posons le pied dans cette petite ville. C’est ici que se cache le temple des libraires et bouquinistes, de petits ateliers d’art et de salons de thé, que vous pouvez découvrir dès le printemps avec le Salon du livre de Montmorillon, et une bonne partie de l’année, sauf l’hiver où la presque totalité des boutiques ferment pour vous revenir en force avec les bourgeons du printemps.

Ce Salon du livre instauré depuis 1990, par Régine Deforges, écrivain célèbre pour sa série La bicyclette bleue, parmi d’autres romans, nouvelles, écrits culinaires et érotiques, décédée en avril 2014, à permis à Montmorillon de se placer comme l’un des pôles important du livre et de ses enjeux. De nombreux écrivains, conférences, expositions permanentes ou temporaires vous seront proposées, dans une ambiance très agréable et déconnectée du temps.

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Place dédiée à Régine Deforges et la série La bicyclette bleue

Une très instructive exposition retraçant l’évolution des machines à écrire et des calculatrices, jusqu’à l’apparition de l’ordinateur. Une remontée  dans le temps magique, une présentatrice très intéressante et passionnante à écouter. Saviez vous que le sigle arobase provient du latin, est à l’origine la contraction des lettres  »a » et  »d », et que lors de la guerre il était utilisé pour afficher le prix à l’unité ? Ou bien que des machines à écrire ont été spécifiquement adaptées pour les blessés de la guerre 14, afin de créer des emplois ? Des trésors que l’on oublie sont exposés et nous font vibrer d’émotions.

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Par hasard, je suis tombée sur un prospectus sur cette cité du livre, mon copain et moi y sommes allés, malheureusement une semaine seulement avant le Salon, donc les boutiques étaient en pleine préparation (dommage que le Salon 2014, soit le même week-end que le Salon du livre de poche de St Maur), mais ce fût tout de même une très belle ballade, très romantique avec une petite halte dans le Jardin des écrivains, où nous sommes montés dans un cerisier, puis fait un concours de lancé de noyaux !

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Deuxième excursion, cette fois en famille, avec ma maman férue de livres également, qui découvre avec des yeux de petite fille les trésors des nombreux bouquinistes et les œuvres d’art des petites ateliers.

Que se soit en famille, en amoureux ou entre amis, la cité de l’écrit et des métiers du livre est un petit coin de bonheur ! Je pense que ce site va devenir un de mes lieux favoris, un magnifique petit village, où l’on a envie d’acheter un livre et de le déguster avec quelques cerises, dans le Jardin des écrivains…

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www.citedelecrit.fr