Topobiblioteca fait son cinéma – Printemps 2017

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Films :

Tous en scène de Garth Jennings ( 2017 ) :

Un film d’animation que j’attendais avec impatience tant j’ai aimé la bande-annonce rythmée. C’est un pur produit gagnant : de bons sentiments, des musiques et des personnages attachants. Le tout fonctionne à merveille même si parfois trop attendue. Je regrette que la partie  »casting » ne dure pas plus longtemps et qu’elle soit intégralement dans la bande-annonce.

Un dessin animé qui plaira aux enfants comme aux adultes et vous fera passer un moment tendre et amusant.

Jamais contente de Emilie Deleuze ( 2017 ) :

Une jeune adolescente de 13 ans, Aurore, est à un tournant de sa vie. Elle ne s’entend ni avec ses parents ni avec ses sœurs, se dispute avec ses copines et intègre un groupe de rock, mais à le trac de chanter sur scène. Comment survivre à tout ces changements ?

Une histoire déjà vu ? Oui, certes, mais les personnages sont tellement attachants qu’ils nous font regarder le film avec un sourire aux lèvres et une belle bienveillance. Une fraîcheur et une nostalgie pour les spectateurs plus âgés font de ce film un petit bonbon sucré plein d’humour. C’est la simple histoire d’une adolescente qui ne se comprend pas et ne comprend pas son entourage, mais c’est justement la simplicité de l’histoire qui en fait tout son charme.

Petit plus pour les chansons du groupe et les reprises !

Faut pas lui dire de Solange Cicurel ( 2017 ) :

Pour être honnête envers vous, j’ai hésité à mentionner ce film, car je n’y ai pas trouvé d’intérêt. Les acteurs ne sont pas mauvais, mention spécial à Jenifer. L’histoire est un condensé de clichés se voulant une critique sociale et révélatrice d’une certaine forme de laissé allé dans les relations amoureuses modernes. Cela n’a pas fonctionné sur moi.

Un film dont on se passe aisément !

L’invitation de Michaël Cohen ( 2016 ) :

Nicolas Bedos en tête d’affiche, il ne m’en fallait pas plus pour être curieuse. C’est un acteur qui m’amuse beaucoup car il à su se créer un personnage et une image qui font parler, qu’on aime détester. Ce second degré me plaît beaucoup.

L’histoire est simple : si vous appeliez vos amis, en pleine nuit, pour cause de panne, qui viendrait vraiment ? C’est ce que fait Léo, pour tester l’amitié de sa bande de potes, ce qui va déclencher des remous au sein de son amitié fraternelle avec Raphaël.

Un film amusant et touchant, dépeignant les relations amicales malmenées parfois par le quotidien et les vies de chacun. La présence de Nicolas Bedos est sans conteste un plus pour le film, qui sans sa personnalité aurait été bien banal.

Rupture pour tous de Eric Capitaine ( 2016 ) :

A l’heure où les sites de rencontre fleurissent à vitesse grand V, pourquoi ne pas faire appelle à une agence pour gérer votre rupture ? C’est l’idée de Mathias, qui se propose de faire le sale boulot à votre place. Un jour, malheureusement pour lui, c’est sa mère qui fait appelle à ses services…

Comédie drôle et touchante dans laquelle on se reconnaît tous. Des dialogues savoureux et des scènes un brin déjantées. Une réalisation qui rappelle pour certains côtés Godard dans les années 60 et rend ainsi l’image à la fois nostalgique et moderne.

Un très bon moment et de très bons acteurs !

Un petit boulot de Pascal Chaumeil ( 2017 ) :

Lorsque l’on demande à Jacques, sans travail et sans femme, de tuer la femme d’un autre, sa seule réponse est  »pourquoi moi ? ». D’emblée, dès les quinze premières minutes, le décor est planté : le détournement par l’humour. Mais pas un humour potache, un humour simple et qui fait rire par inadvertance tant ce ne sont pas les scènes habituelles pour ce genre.

Le film évolue sur différents plans, le décalage mais aussi le questionnement : car Jacques est un homme tout ce qu’il y a de plus banal, au chômage après la fermeture de l’usine, il végète et survie grâce à ses potes. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Nous assistons à la naissance d’un tueur à gage à la fois drôle et inquiétant, qui ne souhaite tuer que  »des merdes » car c’est plus facile et on ne se pose pas de questions. Mais petit à petit le piège se referme sur lui et son employeur, plus préoccupé à retrouver l’amant de sa femme que par les flics. La collaboration de Jacques et Gardot, est drôle et touchante, parfois maladroite et traversée par des éclairs de génie.

Seul bémol, pour moi : la fin. Mais c’est à l’appréciation de chacun. Bien que nous restons dans la logique du film, j’aurais aimé une autre fin, car le personnage d’Anita, je trouve, ne serre pas autant l’intrigue qu’elle aurait pu.

En bref, un film drôle, décalé et touchant, qui nous montre tout ce que peux faire un homme pris dans un engrenage…

La prunelle de mes yeux de Axelle Ropert ( 2016 ) :

La prunelle de mes yeux est un film bourré de bonne humeur et de joie de vivre !

Le handicap est vu de manière atypique et original : ce n’est pas une fatalité. Notre personnage principal est aveugle de naissance et vie avec son handicap de façon naturelle, évolu et a appris à se construire avec. Ainsi c’est son sens de l’humour et de l’auto-dérision qui lui donne une autre force. Théo, lui, la trouve désarmante par son franc parler et terriblement énervante. Ainsi pour lui jouer un mauvais tour, il va jouer l’aveugle. Mais tel est pris qui croyait prendre et il se retrouve bien vite amoureux d’elle. Aidé de son frère, ils vont s’empêtrer tout deux face à Lise et sa sœur.

Le film est tourné avec beaucoup de recherche sur l’image et son esthétique, donnant un charme désuet au film, qui lui sied à merveille.

Genius de Michael Grandage ( 2016 ) :

Lorsque l’éditeur Maxwell Perkins, qui à notamment propulsé Hemingway et Fitzgerald, reperd le jeune et talentueux Thomas Wolf, c’est le début d’une amitié tendre autour de l’amour de la littérature. Mais la vie du jeune homme résistera-t-elle à cette passionnante aventure qu’est l’édition d’un livre ?

Le film tourne autour de cette question de l’édition : après avoir écrit un livre, quelles sont les étapes pour en faire un bon roman pour les lecteurs ? C’est exactement cela que va tenter de faire comprendre Perkins à Wolf. Il est passionnant de voir ces deux hommes au travail, discourir sur une virgule ou une coupe. C’est toute la littérature qui est à portée de nos mains. Mais c’est aussi la difficulté d’être écrivain et de se concilier avec une vie banale. Comme Wolf avec son épouse de 18 ans son aînée qui demande une présence qu’il lui est de plus en plus dur de remplir. L’écrivain dans toute sa splendeur, seul avec son talent et incompris des autres. Alors quand Perkins lui prête une oreille et des conseils, sa vie en est chamboulée et son regard sur son travail également. Un film, qui donne, outre l’envie de se plonger dans l’œuvre de Wolf, partage l’amour et l’utilité de la littérature.

Assassin’s Creed de Justin Kurzel ( 2016 ) :

Je ne suis absolument pas une joueuse de jeux vidéos, je ne connaissais donc rien à l’histoire mais l’univers m’a toujours attiré. Après visionnage, j’en redemande, car pour une non initiée, j’ai parfois été perdue et j’ai compris que beaucoup de choses n’étaient pas dites, peut être prise pour acquise par le réalisateur, sachant le succès de cette histoire. C’est un univers qui m’appelle et j’ai été très vite happée par le film.

Les images sont spectaculaires et travaillées, lors des plan survolant la ville et les remparts, nous sommes hors du temps. Le Caravage à été une source d’inspiration pour le réalisateur et cela se ressent dans l’esthétisme des images du passé : des couleurs sombres et une masse grouillante de personnages que l’on peine à distinguer.

Un film sombre et envoûtant, entre technologie de pointe et temps lointain, un beau mélange !

L’odyssée de Jérôme Salle ( 2016 ) :

Avant la sortie du film, je ne m’étais pas intéressée plus que cela à la vie du Commandant Cousteau et pour tout vous dire, je n’en n’avais que vaguement entendu parler, son nom avait été évoqué dans de lointaines conversations écoutées d’une oreille distraite. Mais la présence de Pierre Niney et Lambert Wilson au casting m’a fait me décider à le visionner.

Bien m’en a pris car ce biopic n’est pas seulement intéressant afin de connaître la vie de cet homme, il permet également de prendre conscience de ce que la nature nous donne et du fait que nous, humain, ne somme que de passage. A travers le parcours de cet homme, qui en voulant protéger et faire découvrir le vaste monde marin, s’est perdu en chemin et à malencontreusement détruit ce qu’il chérissait, c’est à notre propre image qu’il nous renvoi.

Un film beau, instructif et humain…

Je ne suis pas un salaud de Emmanuel Finkiel ( 2016 ) :

Eddie se fait agresser, un soir, dans la rue et accuse, à tord, Ahmed, un jeune-homme qu’il a vu quelques jours auparavant. Il tente de retrouver une vie normale, aux côté de son fils et de son ex-femme, qui l’aide à retrouver du travail. Mais arrivera-t-il à vivre avec cette fausse accusation sur la conscience ou décidera-t-il de révéler la vérité ?

Un film qui dégage un grand naturel et une belle authenticité, certainement dut au fait que, à part les rôles principaux, les autres sont tenus par des acteurs non professionnels. Il y a ce petit quelque chose dans la lumière et dans le cadrage, beaucoup de plans sur les visages ou des partis de ceux-ci, qui donnent une forte impression de proximité. La virilité et l’animalité de Nicolas Duvauchelle donnent au personnage une brutalité et une nervosité qui lui sied parfaitement. La complicité avec Mélanie Thierry n’est pas feinte et donne une réalité et un corps au couple qu’ils forment. C’est un film qui repose sur ses acteurs plus que sur l’intrigue car leurs personnages ont besoin de cette incarnation réelle, pour que le spectateur soit pris dans l’engrenage.

La musique et les bruits des corps, les larmes, les respirations et les regards parlent plus que mille mots et sont l’essence du film.

Un film coup de poing qui atteint son apogée sur la fin. Une fin brutale qui coupe le souffle.

Séries :

Unreal – Saison 1 & 2

Le sujet des dessous de la TV réalité donne matière à débats et intrigues et je souhaitais me faire une opinion sur cette histoire dont j’ai beaucoup entendu parler à la sortie de la première saison. Malheureusement, je suis déçue car le potentiel est là mais selon moi trop répétitif et peu exploité. Le défaut de la saison 1 est sa principale qualité : le rythme et les coups bas commencent très fort ce qui offre, selon moi, une faible marge de progression.

Les personnages sont pourtant névrosés, apportant la bonne dose de malversation et de provocation que l’on attend d’un thème tel que celui-ci. Si nous découvrons effectivement les coulisses et la fabrication d’une émission de TV-réalité, le tout devient assez vite répétitif d’autant plus sur la fin de la saison 2 qui reprend les mêmes codes que la précédente. Certaines innovations sont lancées mais nous restons cloisonnés sur l’intérieur de l’émission et les problèmes des candidates et des producteurs.

Dommage, je ne continuerais pas la suite car je trouve que l’on entre trop dans la superficialité : paradoxalement, j’attendais plus. Plus de violence et de fascination pour rester accroché et avoir un effet presque cathartique. Je pense que je n’ai pas pris cette série pour ce qu’elle est : du divertissement là où je recherchais un message.

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13 réflexions sur “Topobiblioteca fait son cinéma – Printemps 2017

  1. Eh bah j’ai vu aucun de ces films ! Entre les séries, les jeux et les lectures, je prends rarement le temps de me mettre un film… Cet été je devrais pouvoir rattraper ça 😉
    Par contre j’ai vu UnReal et comme toi, si j’ai été emballée au début, la saison 2 est retombée comme un soufflé parce que je m’attendais à ce qu’elle soit plus extrême que la 1 et en fait… bof. A voir, si j’ai du temps à perdre je tenterai peut-être la 3 pour voir si ça remonte 🙂

    • Je comprend, ce n’est pas toujours facile de faire tout ce que l’on voudrait ! Je dois dire que j’ai plus de facilité à me mettre dans un film que dans une série en ce moment.
      Le problème de Unreal c’est qu’elle démarre sur les chapeaux de roues et qu’il faut assurer derrière pour ne pas lasser le spectateur, et je me suis très vite lassée de ses atermoiements ou je ne voyais pas la moindre recherche critique pour aller plus loin dans ce milieu. Dommage, je pense vraiment que je n’ai pas pris la série pour ce qu’elle était, comme je le dis dans mon article, c’est du divertissement pur et simple mais moi je voulais du plus complexe et plus fouillé.

      • Moi c’est psychologique, je me dis qu’un film c’est trop long et je me retrouve à engloutir quatre épisodes d’une série d’un coup, alors évidemment c’est pas plus malin… 😉
        Oui je vois bien ce que tu veux dire ! On reste très en surface, et la saison 2 se concentre beaucoup trop sur les problèmes personnels du staff, c’était pas tellement le sujet…

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