Topobiblioteca fait son cinéma – Hiver 2016-2017

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Films :

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Les innocentes de Anne Fontaine ( 2016 ) :

Une vraie révélation !

Pologne, décembre 1945. Une jeune interne de la Croix Rouge est appelé au chevet de religieuses enceintes.

Un film devant lequel vous retenez votre respiration, un film dur mais qui nous fait prendre conscience que dans chaque combat il y a une lumière au bout du tunnel. Adaptée de faits réels, l’intrigue prend son temps pour nous faire découvrir les lieux, les personnages et les situations. Nous passons du rythme effréné du campement de la Croix-Rouge à celui, calme, de l’abbaye qui devient presque une prison pour ces religieuses qui ne savent plus comment croire. N’ayez pas peur de cet aspect religieux, il est là pour nous amener à réfléchir sur la foi.

Un film particulièrement marquant…

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Comme des bêtes de Yarrow Cheney et Chris Renaud ( 2016 ) :

Savez-vous vraiment ce que font vos animaux lorsqu’ils sont seuls à la maison ?

La vie de Max est chamboulé lorsque sa propriétaire ramène Duke, un autre chien, dans leur foyer. Mais leur différent vont être mis de côté afin de détourner un lapin blanc et son armée d’animaux abandonnés de leur terrible projet.

L’intrigue développe des valeurs de courage et d’entraide, c’est un film simple qui fonctionne par des personnages attachants aux caractères différents, chacun apportant ses connaissances dans la résolution de l’affaire. C’est un film d’animation pour enfants, ici, pas de double lecture ou de références pour les adultes comme dans Zootopie. Mais c’est un dessin-animé très agréable qui parlera à beaucoup de propriétaires d’animaux !

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Tu ne tueras point de Mel Gibson ( 2016 ) :

Mel Gibson nous propose ici l’histoire vraie de Desmond Doss, jeune homme américain qui comme beaucoup de ses compatriotes parti défendre son pays dans le Pacifique. La différence de Desmond est qu’il ne veut pas porter d’armes, ce qui lui vaut des railleries ainsi que la tentative de son éviction de l’armée. C’est sans arme que Desmond accompagne ses camarades sur la falaise de Maeda, lors de la bataille de Okinawa, et qu’il sauve des dizaines de blessés. Un héros comme on en voit peu…

Le début de l’intrigue pose les fondements de la vie de Desmond, son caractère et son passé, afin que le spectateur le comprenne. J’ai aimé cette première partie, légère et sombre qui annonce la suite. Car même si l’on s’attend à ce qui va suivre, nous sommes surpris de la vitesse à laquelle nous entrons vraiment dans le combat. Une coupure s’opère, un tournant intéressant car plus jamais la vie des hommes ne sera la même.

Le film ne nous épargne rien de la vie sur le front, nous vivons l’attaque de la falaise avec les soldats. Nous assistons aux premiers assauts, aux déconvenues et au retrait pour la nuit. Le lendemain, même situation, le spectateur à l’impression que le temps s’étire. Nous sommes ces soldats, nous voyons par leurs yeux leurs camarades tomber, mutilés, les cris assourdissants, les pluies de terre soulevées par les obus. J’ai apprécié la façon de montrer les combats : violents et sans concession. Je suis ressortie de la séance crispée, tant j’ai sentie mon corps travailler, réagir par rapport aux images.

Un film puissant qui allie magnifiquement la guerre et les convictions…

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La fille du train de Tate Taylor ( 2016 ) :

Souvenez-vous, je n’avais que très moyennement apprécié le roman, mais c’est avec une certaine curiosité que je souhaitais voir le film. Il est rare d’apprécier un long métrage plus que le roman mais c’est pourtant bien mon cas ici. Je pense que pour moi, les images contemplatives marquant la dépression du personnage m’ont plus captées que les mots de l’auteur.

La fille du train est une très bonne adaptation, l’intrigue est reprise, les personnages, la fin que j’avais trouvé trop abrupte est la même mais je-ne-sais-quoi dans le déroulé du film me l’a rendue plus crédible. Les répétitions de l’écriture, dues aux tentatives du personnage de se souvenir, aux travers les brumes de l’alcool, d’une soirée précise, est ici traduite par des flashs qui donnent une impression de choc et évitent la torpeur que j’avais ressenti à la lecture.

Un bon film, une belle réalisation et une fidèle adaptation.

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Frantz de François Ozon ( 2016 ) :

Vous commencez à connaître mon admiration pour Pierre Niney et c’est en grande partie en raison de sa présence que je souhaitais voir le film.

Au lendemain de la guerre 14-18, où son fiancé à perdu la vie, Anna, une jeune allemande, se rend chaque jour sur sa tombe, lorsqu’un matin elle découvre Adrien, un français, prétendant connaître Frantz.

Le film est une adaptation de celui de Ernst Lubitsch en 1932, elle même adaptée d’une pièce de Maurice Rostand. Ozon s’est concentré quant à lui sur le personnage de la jeune allemande et non du soldat français. Le film est tourné en noir et blanc, pour une question de budget mais également faute de pouvoir créer des décors d’après guerre réaliste. Cette contrainte donne une tonalité originale à l’époque de la couleur et apporte au film un charme désuet. Mais la couleur n’est pour autant pas bannie puisque les séquences de rêve sont colorisées, donnant ainsi au film une inversion bienvenue des procédés classiques.

Pierre Niney s’est également beaucoup investi pour les besoins du film en apprenant la valse, le violon et l’allemand.

Frantz est un film beau et bien réalité traitant de l’après guerre du point de vue des deux pays…

Séries :

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Lost Les disparus Intégral

Lors de sa diffusion, Lost a suscité un énorme engouement dans lequel pourtant je ne me suis jamais laissé prendre. Souhaitant voir des années plus tard ce qu’il en retournait, j’ai décidé de regarder le premier épisode, pour enchaîner les 6 saisons que comporte la série.

Les premières saisons s’attardent à évoquer le quotidien des rescapés du crash sur l’île alternant les flashs-back sur leur passé. Ce procédé permet d’en connaître plus sur les personnages, leur caractère et nous les rendre familiers et attachant par chaque histoire contée. Au fil des épisodes, nous découvrons les faces cachées des protagonistes qui deviennent vite plus complexe qu’aux premiers abords. Les intrigues jouent ainsi sur les à-priori, donnant plus de ressorts à exploiter.

Mais au fil des saisons, c’est bel et bien l’île qui devient personnage principal. C’est autour d’elle et la possibilité ou l’impossibilité de la quitter tour à tour qui émaille les ficelles de l’histoire. Si sur l’ensemble de la série quelques intrigues secondaires peuvent parfois paraître longues et certaines résolutions de péripéties simples, les scénaristes ont réussi à rebondir et donner une cohérence d’ensemble à l’histoire.

La fin de la série notamment fait débat : pour ma part c’est une réussite puisque c’est une relecture de l’intrigue entière. Le final donne d’ailleurs naissance à d’autres questions, que l’on se plaît à répondre avec ce que l’on a appris tout au long des épisodes.

Une série qui reste en mémoire par une complexité et un constant approfondissement.

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ReignLe destin d’une reine – Saison 1

Une série historique qui met en lumière deux personnages du 16eme siècle que l’on connaît peu : Marie Stuart, Reine d’Ecosse et François II, fils d’Henri II et Catherine de Medicis. Un roi que l’on oublie souvent car il meurt après seulement un an de couronnement à 16 ans. Son règne est marqué par une crise politique et religieuse importante qui entame l’affaiblissement de la France en Europe.

La série est librement inspirée de ces faits historiques et dépeint une cour de France fantasmée entre intrigues amoureuses, un brin libertines et complots politiques. En effet, les décors et les costumes sont magnifiés afin de donner un charme certain à l’image. Les scénaristes jouent sur les écarts de musiques, n’hésitant pas à placer des sonorités résolument contemporaines, donnant un décalage atypique et bienvenue. Les costumes empruntent également des formes modernes afin de sublimer la vie de château. Les intrigues prennent les codes du drame et de la romance, qui alliés au charme historique d’un château donnent une série très agréable à regarder et séduira sans conteste un large publique.

Pour ma part, c’est une bonne série, ni trop légère ni trop complexe, qui a un charme certain malgré des écarts historiques, mais je pense que ce n’est pas le but de cette histoire. Je continuerai sans hésiter.

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Once Upon A Time – Saison 5

Une saison qui marque un renouveau de la série.

C’est un agréable tournant que les scénaristes ont opéré : de nouveaux personnages, des situations inédites et des personnalités qui se dévoilent. C’est tout ce que je demandais et j’en suis ravie !

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17 réflexions sur “Topobiblioteca fait son cinéma – Hiver 2016-2017

  1. Tu me donnes envie de reprendre Once Upon A Time 🙂 Sinon, j’avais aussi aimé Tu ne tueras point même si j’avais trouvé ça plutôt gore par moment (bon, en même temps, ça reste un film de guerre…). Tu as vu de beaux films en tout cas!

    • Je trouve que cette saison signe vraiment un renouveau dans la série et je trouve que c’est très appréciable =)
      C’est cet aspect que j’ai aimé dans Tu ne tueras point, c’est un film très fort !

  2. Pingback: Bilan de Février 2017 et Dans la hotte de Charlotte | Topobiblioteca

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