»A double tour » de Claude Chabrol – 1959

Titre VF : A double tour
Année de sortie : 1959
Réalisateur : Claude Chabrol
Acteurs principaux : Madeleine Robinson, Jacques Dacqmine et Jean-Paul Belmondo

Genre : Drame, Nouvelle Vague

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Résumé :
 » Thérèse Marcoux accepte mal la liaison de son mari avec Leda, leur ravissante voisine. D’autant plus que celui-ci tolère la présence dans leur propriété de Lazlo, l’amant de leur fille Elisabeth. Tout ce beau monde est aux abois, lorsque la belle Leda meurt assassinée.  »

 
Mon avis :
J’ai découvert ce film lors d’un de mes cours de cinéma sur la Nouvelle Vague. Période du cinéma français entre 1958 et 1968, traitant d’intrigues familiales, de relations hommes-femmes et d’une certaine dose de modernisme et d’innovations dans les mouvements de caméra et dans le montage, avec des représentant tels Chabrol dans ses débuts, Godard (avec Le mépris ou A bout de souffle ) et Truffaut ( avec Le cycle Doinel ).

L’histoire ressemble à un bon Hitchcock, avec le caricaturale et l’excès, ça tombe bien, Chabrol s’est largement inspiré du grand maître du suspense pour A double tour et on peut dire qu’il a plutôt bien réussi son pari.
Pour lui, le genre policier est un prétexte pour travailler sa mise en scène afin d’explorer la nature humaine, lâche selon lui, et de pouvoir développer une critique de la société, sous forme de satire sur la bourgeoisie. Il est influencé par Hitchcock et Fritz Lang dans leurs mises en scènes, avec un montage fluide, une attention particulière à la composition de l’image, et le jeu d’acteur caricaturale mais assumé afin de donner une atmosphère glauque au moyen de l’humour noir. Les effets d’excès donne cette univers onirique qui transparaît dans ses films, avec également une composition de l’image avec des angles de prises de vues obtus qui gênent le spectateur et une musique dissonante.

Dans A double tour, la construction narrative en flash-back, renvoie au passé immédiat, le film se relit et s’interroge lui même. Le flash-back questionne le présent et non le passé et c’est là la signature de Chabrol. C’est une satire sociale particulièrement réussi qui nous happe dans ses filets, les acteurs débordent de charme, Belmondo est au début de sa carrière et son talent nous est ici offert purement, c’est un régal de le voir transpercer l’écran, et venir chambouler la vie tranquille, en apparence, de la famille Marcoux. Un très bon drame familiale où les problèmes d’une vie moderne sont contés sans détour, porté par des dialogues qui exposent les nœuds d’une vie bourgeoise ancrée dans des principes moraux, qui finalement ne servent qu’à sauver les apparences.

Bonus : Godard fera un clin d’œil à A double tour dans A bout de souffle, lorsqu’il donnera la double identité de Lazlo Kovaks à son personnage principal, incarné d’ailleurs par Belmondo également et dans la fameuse scène en voiture…

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