»Le baiser du banni » de Cristina Rodriguez :

Auteur : Cristina Rodriguez

Titre : Le baiser du banni

Edition Le Pré aux Clercs, 2012.

Genre : Thriller ésotérique fantastique

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 »Les Matamoros et les Di Dante, c’étaient un peu les Montaigu et les Capulet du Vatican. Deux familles ennemies depuis des lustres, luttant pour le pouvoir et tirant dans l’ombre les ficelles qui faisaient et défaisaient souverains et prélats. » ( p. 205 )

Résumé :

 » Dalach Matamoros, hermaphrodite aux grands yeux violets, est à Washington pour un rendez-vous d’affaires quand la nouvelle tombe sur tous les écrans : des « anges fossiles » ont été découverts en Chine ! Pour les Matamoros et les Di Dante, deux clans qui s’affrontent depuis la nuit des temps, la guerre céleste est ouverte… Et Dalach se retrouve confrontée de plein fouet à l’histoire de sa famille en même temps qu’à un combat sans merci pour la résurrection des archanges. Un attentat sanglant à Washington, un faux rabbin à Jérusalem, un manoir ancestral au coeur d’une réserve naturelle de Leon en Espagne, un navire transportant des « antiquités » en provenance de Chine et sur lequel se succèdent d’étranges accidents mortels, la mythique Bible Noire que recèle le Vatican : autant de mystères auxquels Dalach et les siens sont confrontés.

Une intrigue sulfureuse sur fond de guerre de religion ultime, des rebondissements en cascade à couper le souffle, une écriture maîtrisée, Le Baiser du banni va vous entraîner très loin, du côté des anges bannis…  »

Mon avis :

J’ai eu quelques difficultés à entrer dans le récit, car l’on met quelques pages à comprendre de quoi va être faite l’intrigue, mais une fois entrée l’histoire, tout ce déroule avec beaucoup de sentiments, de rebondissements et d’action, dans une mythologie biblique revisitée.

L’intrigue revisite la mythologie biblique de façon crédible : en effet, ici, la part belle est faite aux anges. Michaël, Lucifer et quelques autres archanges sont les descendants du monde, ce sont eux qu’ils l’ont créés et désormais ils sont fossilisés afin de ne plus intervenir dans les affaires des humains. Mais tout bascule le jour, où en Chine, ces fossiles sont découverts et deux familles aussi puissantes qu’ennemies, les Matamoros et les Di Dante, se battent pour les récupérer, chacun avec un but ultime.

Cette mythologie est mise en avant et c’est particulièrement agréable de voir les bases que l’on ne réfute plus, être contournées et expliquées d’une manière différente et totalement vraisemblable. Tout ce tient, car l’auteure prend des personnages connus de tous, et remanie juste un peu les choses. Tout est expliqué, justifié, et prend appui sur des faits réels.

    •  » Les humains n’auraient pas d’âme… murmura la jeune-femme.

    • C’est pour cette raison que les anges peuvent les posséder. Parce qu’ils aussi vides que des cosses de noix. […] Dépourvu d’âme, un humain ne peut avoir accès à certains niveaux de conscience.  » ( p. 190 )

Nous suivons tout au long de l’intrigue, Dalach, un personnage hermaphrodite, qui préfère utiliser sa part féminine, en quittant son poste au service de renseignements du Vatican, où elle utilisait le  »il ». Désormais elle utilise son don de pouvoir libérer des phéromones mâles ou femelles, pour réussir les transactions financières pour laquelle on la paie. Mais elle se retrouve confrontée à ses origines, le jour où l’on retrouve les archanges fossilisés en Chine.

Ce personnage est très atypique, de par ses dons et sa particularité, qui en font une jeune-femme très intéressante à suivre, parce que beaucoup d’émotions se dégage d’elle. Elle à les difficultés propre aux deux sexes et elle ne sait pas vraiment dans quel cas se ranger, et cela lui apporte de nombreux désagréments.

 » Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis est arrivé un étranger qui, lui, ne le savait pas, et il l’a fait.  » ( p. 357 )

Les personnages secondaires sont composés des membres des deux familles ennemies, ainsi nous comprenons comment chacun à été élevés, dans quel état d’esprit, et dans quel but ils veulent récupérer les fossiles. Finalement, nous découvrons que nous sommes tous préposés à penser, et à agir comme nous avons été élevés. Même si ils sont beaucoup, chacun apportent un petit quelque chose à l’histoire, même si je dois avouer que parfois je me suis un peu embrouillée.

Le fin est quelque peu rapide, les événements nous sont contés après coups, et les résolutions sont un peu trop simple, malheureusement, surtout au regard de la situation compliqué dans laquelle nous laissions les personnages. Mais les dernières lignes relance le mystère de l’intrigue et un tome 2 serait même annoncé…

Le style de l’auteure est malgré le fait que le point de vue soit à la troisième personne, très sensible car le narrateur est omniscient, il sait tout des sentiments des personnages. Ainsi, le lecteur à accès à chaque conscience des personnages et cela lui permet d’avoir plus de cartes en main. De plus, l’auteure est également scénariste, le lecteur sent donc une forte influence cinématographique dans l’écriture, avec beaucoup de détails permettant de visualiser les décors et les situations.

En conclusion, un thriller ésotérique fantastique, qui revisite la mythologie biblique avec beaucoup de crédibilité, avec une héroïne atypique et des rebondissements très bien orchestrés.

  • Points positifs : une héroïne atypique qui nous donne encore plus d’émotions, l’auteure revisite la mythologie biblique de façon crédible

  • Points négatifs : j’ai eu quelques difficultés à entrer dans le récit, peut-être la fin est-elle un peu trop rapide

CristinaRodriguez

L’auteure :

Cristina Rodriguez est scénariste et romancière. Biographe de Caligula et de Néron, elle est l’auteur d’une centaine de nouvelles et d’une dizaine de romans dont une série policière aux éditions du Masque ( Les Mystères de Pompéi, Meurtres sur le Palatin et L’Aphrodite profanée ) et de la série Les Feux d’Héphaïstos publiée sous le pseudonyme de Frédéric Neuwald chez Flammarion.

Source : Le Pré aux Clercs

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4 réflexions sur “ »Le baiser du banni » de Cristina Rodriguez :

  1. Ta chronique m’intrigue, bichette, c’est le moins que je puisse dire ! Je note ce titre, je pense craquer si d’aventure il croise mon chemin 😀

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