Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley

Titre VO : Brave New World

Auteur : Aldous Huxley

Traduction de Jules Castier

Édition Pocket, 2010.

Genre : Dystopie

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 » Un livre sur l’avenir ne peut nous intéresser que si ses prophéties ont l’apparence de choses dont la réalisation peut se concevoir.  » ( Préface p. 10 )

Résumé :

 » Bienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. A gauche, les couveuses où l’homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. A droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l’élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle…

La visite à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu’avant l’avènement de l’Etat mondial, l’être humain ait été issu d’un père et d’une mère ? Incroyable, dégoûtant… mais vrai. Dans une réserve du Nouveau-Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bienôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence…  »

Mon avis :

Le Meilleur des mondes, écrit par Aldous Huxley, publié en 1932, est ce que l’on nomme communément, une dystopie. L’auteur eu l’idée de son roman après avoir lu Men Like God, de H.G Wells, qui contait la vie d’une cité idéale, inspirée des Etats-Unis de l’époque. Huxley écrit alors une contre vision à ce roman, sous le titre Brave New World, dont la traduction en français par Huxley lui-même est une référence à Shakespeare, mais également au personnage de Candide de Voltaire, utilisant la philosophie de Leibnitz.

Le roman se situe dans le Londres du 26eme siècle, précisément en 632 après Notre Ford. Ce dernier remplace Jésus Christ, car il créer ce que l’on appelle le Fordisme, avec la fabrication de la première voiture en série, qui mènera bientôt à une révolution industrielle, à une reformatisation de tout le système social. Leur civilisation utilise la science, appliquée à la procréation : les hommes sont désormais fabriqués en bocaux, conditionnés psychologiquement lors de la gestation, à appartenir à des classes sociales.

Dans le Londres du Meilleur des mondes, Huxley réorganise toute la société. Les humains ne sont plus des êtres entièrement libres, mais appartiennent chacun à tous. La priorité est donnée à la société plutôt qu’à l’individu, et chacun est un produit de consommation pure et simple, puisqu’à chaque envie ou besoin, le citoyen doit consommer. De plus chacun à un rôle spécifique à jouer, en ne pensant plus qu’au bien de la société et non à son bonheur personnel. Cette forme d’éducation est une façon d’éradiquer la pensée propre à chaque individu.

Tout d’abord les humains ne sont plus conçus que dans des bocaux. Les ovules sont prélevés des ovaires, et plongés dans un récipient contenant des spermatozoïdes, puis les gamètes fécondées sont installées dans des couveuses. C’est à cet état que le conditionnement va commencer, en effet, la société est divisée en cinq catégories. Les Alphas et les Bêtas, les plus hautes castes, sont dans les couveuses jusqu’à leur mise en flacon, qui correspond à l’état de gestation, tandis que les Gammas, les Deltas et les Epsilons, sont retirés des couveuses et bokanovskifiés. Ce dernier procédé est en fait, une démultiplication du même embryon, jusqu’à  »quatre-vingt-seize êtres humains là où il n’en poussait autrefois qu’un seul. » ( p. 24 ) Ensuite dans les flacons, là encore le conditionnement est mis en place. Par exemple, comme dit le Mr Foster,  » plus la caste est basse […] moins on donne d’oxygène. Le premier organe affecté, c’est le cerveau.  » ( p. 33 ) Ce qui fait que l’embryon est scientifiquement, dès son état de gestation, conditionné, éduqué, à faire partie de l’une des cinq caste de la société, cela pour permettre une meilleur stabilité sociale, et avant tout un bonheur de faire partie de l’une de ces catégorie et ne pas en souhaiter une autre. Car selon le Directeur, c’est là  »qu’est le secret du bonheur et de la vertu, aimer ce qu’on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement. Faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper.  » ( p. 35 )

Afin de faire aimer le conditionnement social, dans le Meilleur des mondes les autorités gouvernementales ont repris une méthode ayant déjà existé avant l’air de Notre Ford, la méthode hypnopédique. C’est par l’exemple du petit Tommy, qui ayant écouté toute la nuit en dormant, des émissions de culture générale, était capable au réveil, seulement et seulement si on lui donnait le début de la phrase, de réciter par cœur, ce qu’il avait écouté, mais il ne comprenait pas vraiment ce qu’il avait appris, que le gouvernement de ce nouveau monde conçoit désormais l’éducation. Les générations futures écoutent durant leur sommeil des slogans, faciles à retenir, avec des mots simples, de la vie de tous les jours, comme des sortes de comptines, qui feront qu’ils seront conditionnés à régler leur soucis et à vivre en respectant ces vérités. Comme le dit Bernard Marx, spécialiste de l’hypnopédie,  »Soixante-deux mille quatre cents répétitions font une vérité.  » ( p. 65 ) En effet, les chérubins on entendu tellement de fois ces devises, que pour eux, ce sont des vérités, aussi réelles pour nous que lorsque notre maman nous dit qu’il ne faut pas parler aux inconnus. Nous avons, dans le livre, différents points de vus nous exposant plusieurs moyens d’éducation par les slogans. Pour Lénina, qui est une Bêta plus, l’une des castes supérieures, les slogans régissent sa vie, et lui ont appris que chaque catégories sociales avait une couleur bien définis, qu’il faut trouver laide lorsqu’elle se trouve être portée par les castes inférieures. Elle incarne l’éducation par l’hypnopédie à la perfection, si bien que lorsqu’elle se trouve être attirée par Bernard, un être de caste supérieur, comme elle, certes, mais mis à l’écart de la société parce qu’il à des idées allant contre le gouvernement, elle ne sait plus quoi faire et ne trouve aucun slogans pouvant lui venir en aide. Seul le soma, cette forme de drogue contre les passions violentes, peut lui permettre de s’octroyer un peu de repos. Le point de vu de Bernard, est également visible. Lui est un être qui pense, qui tente de réfléchir sur les valeurs humaines, et penser l’homme comme un être à part entière. Il tente de faire comprendre sa vision à Lénina, mais celle-ci tellement conditionnée par l’hypnopédie, se retrouve incapable de comprendre. C’est seulement avec son ami Helmholtz, qu’il peut dialoguer, mais celui-ci exprime des idées encore plus révolutionnaires que Bernard. Nous comprenons que chaque caste à des moyens de penser qui lui est propre. Chaque être est éduqué de façon à accomplir un travail, sans se donner la peine de réfléchir sur celui-ci ou sur sa condition. Non, le bonheur est présent, parce que dès l’état d’embryon on leur à apprit à être des êtres non pensant, qui se contentent de ce qu’ils ont. L’hypnopédie étant peut-être une forme d’hypnotisme afin de garantir la paix et la stabilité dans la société.

Dans Le meilleur des mondes, une autre forme d’éducation est présente, en la personne de John, le sauvage, qui lui à été élevé à Malpais, dans une réserve. Son éducation est somme toute très particulière, puisque c’est le fils de Linda, une Bêta, qui à eu une relation avec Tomakin, le Directeur de l’Incubation et du Conditionnement. Relation proscrite, puisque dans la société de Londres,  »chacun appartient à tous », si bien que les relations amoureuses n’existent pas. La polygamie étant la base de toute relation. Linda, s’est donc enfuie avec son enfant, à Malpais, dans la réserve. Mais comme Linda n’a jamais eu de parents, fonction qui est abolie dans le Londres du Meilleur des mondes, elle ne sait pas comment s’adapter à cette nouvelle situation, contrairement à John qui pour lui est naturellement le fils de Linda. Ils ont tous les deux vécus à Malpais, Linda apprenant à John à lire dans un livre théorique sur le fonctionnement de la société de Londres, puis petit à petit John tissant des liens avec un artisan, ce dernier lui donne un livre très ancien regroupant toutes les œuvres de Shakespeare. Ainsi John apprit à lire la vie aux travers des personnages du maître de la littérature anglaise. Il à eu la liberté de comprendre en lisant, ce qu’était l’amour, le malheur, la joie ou la fatalité, et surtout la mort. Ainsi il ne comprend pas en arrivant à Londres, que la population soit si inconsciente que ce qu’elle vie n’est pas la réalité, mais une vie anesthésié de toutes ces particularités.

En effet, comme le lui expliquera Mustapha Menier,  »le fait d’être satisfait n’a rien du charme magique d’une bonne lutte contre le malheur, rien du pittoresque d’un combat contre la tentation, ou d’une défaite fatale sous les coups de la passion ou du doute. Le bonheur n’est jamais grandiose.  » ( p. 245 ) Mais comme à démontrée l’expérience de Chypre, la société pour fonctionner correctement, doit obligatoirement contenir des castes, et quoi de mieux que de conditionner celles-ci à aimer leur servitude, que cette dernière ne soit même pas considérée comme telle, mais comme allant de soi. Le but est de garantir une stabilité sociale et un meilleur rendement, tout en gardant les gens heureux.

Ainsi seuls le sauvage et Mustapha Menier, ont un regard réel sur la situation. L’un à été éduqué à travers les livres, mais comme le dira le Directeur de l’Incubation et du Conditionnement,  » On ne peut pas consommer grand-chose si l’on reste tranquillement assis à lire des livres.  » ( p. 69 ), ainsi l’autre à voulu participer à la création d’une société intellectuellement moins éduquée, mais initiée à la consommation et au bien-être, en ne se révoltant pas, puisqu’elle trouvera cette division par caste totalement naturelle, pour le bien de la société. Ainsi leur éducation diamétralement opposée forment deux courants de pensée : vaut-il mieux être éduqué et comprendre la vie, ou laisser les autorités nous gouverner et nous conditionner dès l’état embryonnaire, à ne pas être des individus pensant, mais de véritables machines ?

Pour le bien de la société, la faculté de pensée à été abolie chimiquement, en conditionnant les individus à appartenir à telle ou telle catégorie de la société. Cette forme d’éducation par les slogans hypnopédiques, est une forme d’initiation par des mots qui endorment. En effet, les enfants dorment pendant que les slogans leur sont sans cesse répétés, afin que ceux-ci soient, pour eux, des automatismes, les guidant à chaque pas dans la vie adulte. Ensuite, ces mots sont tels des comptines, utilisant des rimes, des mots quotidiens, tellement banalisés qu’ils en deviennent vides de sens. Mais l’éducation de John, prouve que les mots n’ont pas seulement une valeur anesthésiante, non, pour lui, les mots sont un révélateur de la réalité. C’est au contact de ceux-ci, exprimés par des personnages, qu’il a pu comprendre la vie. Tout comme Helmholtz, et Mustapha Menier, qui eux aussi, retirent une certaine satisfaction à exprimer les mots, à agencer les phrases comme bon leur semblent, et pas uniquement dictés par la voix d’une conscience collective, fruit d’un apprentissage vain, puisque la population ne comprends pas réellement ce qu’elle exprime à travers ses slogans. Le bien et le mal ne sont pas distingués, puisque le mal n’existe pas. Pire encore, dès lors qu’un individu exprime cette faculté, de penser et de trouver les mots pour expliquer ces idées, il est envoyé sur une île, afin de canaliser cette pulsion, pour garantir l’équilibre sociale.

Ainsi la facultés primaire de l’individu, à savoir penser, est dans Le meilleur des mondes, aboli, pour que la société périclite. Malgré tout, les quelques personnes tentant de faire resurgir chez les autres un esprit de révolte, sont éloignés le plus tôt possible, afin de ne pas contaminer les autres. Nous comprenons ainsi, que la société n’est pas aussi utopique qu’elle ne le laisserait supposer. Si les rebelles pouvaient entraîner d’autres êtres dans leur sillage, les mots seraient alors une forme de liberté, contre un conditionnement aux prix des fondements même de la notion d’être humain.

Cette envie de liberté passe donc par l’acquisition de celle-ci à tout prix, en allant même jusqu’à contrecarrer les plans de la société utopique.

Dans Le meilleur des mondes, Bernard par ses idées révolutionnaires, mais surtout Helmholtz, incarnent cette envie de liberté. Ils sont conscients, dans une certaine mesure de l’incompétence de la communauté avant tout, sur les êtres humains. En effet, ceux-ci sont étouffés par le système, et c’est à ce moment là que le soma fait son apparition. A chaque passion violente, un gramme de soma, résout tous les problèmes en envoyant l’individu au pays des songes. Mais cela ne fait que museler provisoirement les soucis du citoyen et donc par conséquent les soucis de la société. Cette dernière ne peut pas aller bien dans le meilleur des mondes, si pour étouffer l’inconscient de l’être, le gouvernement est obligé de droguer ses citoyens pour les formater à ressentir ce qu’ils ont pré-fabriqué pour eux. Le soma ne fait que censurer la vrai liberté de l’être : en effet, si chaque individu était conscient de la société dans laquelle il vie, par rapport à l’identité propre que chaque être est en droit de connaître et de comprendre pour se construire, la liberté de se suicider serait alors possible. Mais comme la société, et de production et de consommation sont dépendantes de la stabilité de l’individu, le gouvernement étouffe sous la pression du soma, et de la conscience collective, cette notion primaire, que par le conditionnement à l’état d’embryon il neutralise chimiquement.

Malgré tout, par l’intrusion de John, le Sauvage, à Londres, l’équilibre social est fortement déstabilisé. C’est à son contact que Bernard et Helmholtz prennent véritablement la mesure du conditionnement social, de l’éducation par le plus grand nombre. Ils comprennent ainsi qu’ils n’ont jamais eu le choix, et que si ils évoquent la possibilité de changer le monde, ils sont invariablement maîtrisés. Ainsi Helmholtz trouve qu’être envoyé sur une île n’est pas une situation si horrible que cela, puisqu’elle lui permettra de rester dans l’état d’esprit dans lequel il se trouve, avec ses idées révolutionnaires pour le gouvernement, instables socialement parlant, mais réalistes, comme l’avoue Mustapha Menier, qui lui pense avant tout au bien de la collectivité, mais qui est ouvert sur l’identité propre à chacun.

Ainsi John, lui, ne comprend pas que Mustapha Menier, accepte de laisser les individus dans l’inconscience de leur identité, de leur liberté, uniquement pour la stabilité de la communauté. Alors, il préférera s’isoler, se couper complètement de la réserve dans laquelle il a vécu toute sa vie avec Linda, et du Londres qu’il découvre basé sur la notion de collectivité, en abolissant le droit le plus primaire à chaque individu, sa liberté de penser. Lui ne veut pas se conformer au moule du gouvernement, mais découvre bientôt que même isolé, il n’est pas seul. Cette façon de vivre est si révolutionnaire, que chaque être veut comprendre ce qu’il peut aimer dans la solitude et ainsi venir polluer son univers. La seule solution, la seule forme de liberté que le gouvernement, qui n’a aucune prise sur lui, ne peut lui interdire, est celle de se supprimer définitivement à toute forme de conditionnement, et d’asservissement pour une société qu’il ne comprend pas.

Ainsi, il ouvre la voix à une nouvelle forme de penser, à une nouvelle forme, peut-être d’éducation, mais c’est sans compter les autorités, qui prises de panique par ce Sauvage qui peut faire basculer à tout jamais la stabilité sociale, utilisent le soma comme dernière tentative pour asservir une fois de plus, la population. Nous comprenons que la liberté, dans le Londres du Meilleur des mondes, est irréalisable.

Dans Le meilleur des mondes, c’est par le conditionnement psychique et physique que les générations futures sont désormais préparées à intégrer une certaine catégorie de la population, et à appartenir à une conscience collective, annihilant la pensée propre. C’est en écrivant, le Retour au meilleur des mondes, que l’auteur, Aldous Huxley, exprime sa pensée sur le monde à venir, qui sera selon lui pire qu’il ne l’a prédit, puisque la réalité est déjà pire. En effet, nous vivons de plus en plus dans un monde uniquement tourné vers notre bien être personnel, sans se préoccuper de l’individu autour de nous, ainsi nous favorisons ce que le gouvernement du Meilleur des mondes à créé, une société où tous les soucis des êtres ne seraient plus, et où le bonheur ne passerait que par le bien de la société. Cela se transmettra obligatoirement par une reformatisation de toute la pratique de l’éducation. Nous pouvons mettre en parallèle, nos bébés-éprouvette, qui comme les embryons en bocaux du Meilleur des mondes, deviendront peut-être des bébés programmés, intelligents, beaux, d’une couleur de peau choisie à l’avance, en somme parfaits. N’y-a-t-il pas eu déjà une volonté de race supérieur et parfaite ? Ainsi, comme dans Le meilleur des mondes notre société actuelle favorise une certaine idée du bonheur, par la beauté.

  • Points positifs : Une vision unique d’un futur plus que réalisable, une certaine prise de conscience que même si le livre à été écrit en 1931, le monde n’a finalement pas changé.

  • Point négatif : Peut-être une trop complexe description du monde scientifique au début, et donc une certaine difficulté à entrer dans le récit.

L’auteur :

Né en 1894, dans un famille d’intellectuels. Une scolarité brillante. Suite à un décollement de rétine, il est se retrouve isolé, ce qui lui donne une occasion d’écrire. Il apprends le braille en 3 mois et écrit un roman en braille en 1 ans.

Il recouvre la vue et reprends ses études de littérature. Il est membre d’un cercle littéraire où il rencontre sa futur femme.

1932 Le meilleur des mondes= période marquée par la désillusion et le pessimisme

 »esprit trop brillant pour faire un bon romancier  » = trop analytique pour être sensible Abandonne la fiction pour les essai : La faim et les moyens ou encore Philosophie éternelle

Après la guerre, adepte de la méditation dans le désert de Californie,  »la communauté de la vallée heureuse » = communauté utopique

Écrit le Retour au meilleur des mondes avec une nouvelle préface, car il pense avoir  »Péché par optimisme » dans le 1er, et pour lui l’avenir sera PIRE, et le réalité est déjà PIRE. La solution est de vivre en communauté, avec les connaissance Tao.

Expérience sur la perception avec la Mescaline ( drogue ) en propose des essais Les portes de la perception, et Le ciel à l’enfer

Contracte un cancer et ses derniers mots écrits sont  »LSD, 100 µg, IM », il souhaite mourir et sa femme accède à ses dernières volonté. Il rend son dernier souffle le 22 novembre 1963, le jour de l’assassinant du président Kennedy.

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6 réflexions sur “Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley

  1. Et bien, quelle chronique ! Bravo ma choupette, je crois que l’on pourrait difficilement faire plus complet 🙂 Ce roman, dont j’avais vaguement entendu parler, m’a l’air particulièrement intéressant. J’ai doucement ricané quand tu l’as mentionné en tant que dystopie, quand tu vois tous les ouvrages pour adolescents qui portent ce titre aujourd’hui… Ils ne jouent pas vraiment dans la même cours 🙂
    Le futur dépeint par ce livre m’a l’air particulièrement sombre. Comment, un jour, pourrait-on en arriver là ? Je veux dire, quel être doué d’intelligence accepterait ce mode de fonctionnement ? Je trouve ça inhumain. Et pourtant, comme tu le dis, on pourrait bien finir par en arriver là. Ce qui, à mon sens, signerai la fin de toute liberté. Horrible. Mais je veux le lire 🙂 Bisous choupette ❤

    • Merci beaucoup ma belle, j’étais inspiré et j’ai piquée quelques petits bout de mon devoir =) Le compliment me fait très plaisir ! J’avoue moi aussi, au début, ça m’a fait tiqué, et je me suis dit que comme cela je saurais vraiment de quoi il en retourne et de quoi le genre est vraiment fait. La plupart des romans pour ado traitant de ce thème sont totalement en accord avec le genre : un monde futuriste, le plus souvent, une apparence d’utopie, et un dysfonctionnement. Un personnage, se rebelle par amour et hop.
      Il est vrai que ce je me suis posée moi aussi la question, mais uniquement au tout début, car ce que l’auteur démontre est tellement convaincant que tu te laisse prendre au jeu ! C’est un truc de fou, et ça fait vraiment peur lorsque tu reconnait certains traits de notre propre société.
      Je te le conseil vraiment, c’est un très bon livre. Une écriture froide, mais qui nous touche, par le monde décrit. Un imaginaire qui est totalement fou mais totalement réalisable ! Bisous ❤

  2. Wow, une chronique très détaillée qui me donne très envie de découvrir cette dystopie que je ne connaissais pas du tout. Ça fait beaucoup réfléchir sur notre société je trouve trop individualiste. Ça fait peur je trouve ce monde décrit 🙂

    • Je dois avouer que j’ai pompée sur le devoir que je devais rendre ^^ Je suis vraiment contente que cela te donne envie de le lire car c’est une dystopie très complète, totalement réalisable, et en cela elle nous donne à réfléchir sur notre comportement. Elle à été écrite en 1932 ( si je ne me plante pas ^^ ) et rien n’a changé depuis ! Je suis totalement d’accord avec toi : notre société se base sur le bonheur individuel exactement ce que l’auteur traite ici…

  3. Pingback: Index par auteur ( nom de famille ) : de A à K | Topobiblioteca

  4. Un de mes classiques ! On m’a offert ce livre quand j’avais 15 ans, et j’ai lu le début une dizaine de fois avant de réussir à rentrer dedans… Depuis, je conseille à toutes les personnes qui veulent le lire d’être patient… Une fois passé le premier chapitre, il se lit tout seul ! Mais oui, toute la description complexe du début laisse un peu perplexe, genre, oulalala, j’ai lu seulement 2 pages et je ne comprends déjà rien.
    Ce livre est un incontournable, non seulement parce que c’est une dystopie très proche de notre société actuelle, mais aussi parce que ce Huxley est un visionnaire… Quand on sait que le bouquin a été écrit dans les années 30, on reste ahuri devant la proximité du monde décrit et le notre.
    Bref, merci pour cette chronique !
    Bises

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