( cinéma ) Django Unchained de Quentin Tarantino :

Django-Unchained

 » Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche.

Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves.
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche. Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie.  »

Box office France : 3 518 622 entrées

7 prix et 9 nominations

Quentin Tarantino voulait réaliser depuis longtemps un western spaghetti en hommage à une de ses idoles, le cinéaste Sergio Leone. Le titre de départ du projet était même « The Angel, The Bad And The Wise » en référence au  »Bon, la brute et le truand ». Il s’est inspiré du film  »Django » réalisé par Sergio Corbucci en 1965.

Il a décidé de situer son western à la période de l’esclavage, choix courageux de la part du cinéaste, le sujet étant toujours très sensible aux USA : « J’aimerais faire un western, mais plutôt que de le situer au Texas, faisons-le à l’époque de l’esclavage. Ce sujet, tout le monde a peur de le traiter. Il faut qu’on l’éclaire nous-mêmes », déclare le metteur en scène.

L’histoire d’un film engagé :

Tarantino voulait une description de l’esclavage ultra violente, pertinente, qui reste en mémoire par sa provocation, par la froideur avec laquelle les esclavagistes exerçaient leur pouvoir. La magie du film se situe là, dans ces scènes immorales. Tarantino veut montrer qu’à cette époque, de telles agressions apparaissaient comme allant de soi tant le racisme était une évidence. Quand à Samuel Jackson, son personnage d’esclave complice de l’esclavage donne au film un aspect dérangeant. Cette volonté de dénonciation d’un fait historique, rejoint le racisme présent dans  »Inglorious Basterds ».

 La partie qui se déroule à Candyland, la plantation que possède Calvin Candie dans le film, a été tournée en décors réels dans la plantation Evergreen, un lieu qui a vraiment été le théâtre de la traite négrière : « Il est impossible de ne pas verser de larmes, de ne pas être bouleversé dans un tel endroit. J’y ai emmené mes deux enfants, de 3 ans et demi et 18 ans, et je les ai laissés parcourir les lieux. Je leur ai expliqué qu’ils venaient de là. C’était le lieu idéal pour véritablement nous imprégner de l’histoire », confie Jamie Foxx.

Mais au delà de cette volonté de dénonciation, Tarantino le fait également passer par l’humour : il se moque des codes de film de genre, et également de l’époque avant la guerre de Sécession. Il rend ridicule le Ku Klux Klan avec leur cagoules dans lesquelles ils ne voient rien, insère de l’humour de la part des personnages dans les situations les plus compliqués, comme dans les scènes de combats, où par exemple Django prends un cadavre comme bouclier.

Le titre fait référence à la légende de Prométhée, qui enchaîné sur un rocher, se fait dévorer par un vautour. Référence à l’esclavagisme. La légende est reprise dans le film, avec une version allemande, incluant le prénom de la promise de Django, Broomhilda, qui est également sur un rocher, attendant son Siegfried, que Django incarne à merveille, poursuivit par les hallucinations qui lui font voir son amour à chaque instant.

Les décors :

Le chef-décorateur J. Michael Riva a révélé que les couleurs jouent un rôle prépondérant dans  »Django Unchained » et qu’une partie de son travail a consisté à retranscrire une ambiance en adéquation avec chaque personnage : « Pour moi, le personnage de Leo représente très clairement le diable, je voulais donc qu’il soit autant que possible entouré de rouge. Quant à Django et Schultz, que je vois comme des héros de western, ils sont associés aux tons chauds de jaune et d’ambre. J’ai essayé de rappeler ces couleurs dans tous les décors. La fin du film est plus sombre, les couleurs se teintent de rouge, les choses deviennent plus sérieuses. Ça n’est pas très complexe, ce qui à mon sens permet d’identifier clairement les deux univers qui s’affrontent », explique l’artiste. Ce talentueux technicien est malheureusement décédé en 2012 à l’âge de 63 ans ; la productrice lui rend hommage : « J’ai beaucoup de chance d’avoir pu travailler et côtoyer Michael Riva au quotidien. C’était un artiste et un homme merveilleux, espiègle, inventif, brillant et attentionné ».

Tarantino préfère se passer autant que possible d’images de synthèse dans ses films. C’est pourquoi il a tenu à tourner les scènes d’hiver dans un endroit où il faisait réellement un froid glacial :  » C’était vraiment très important aux yeux de Quentin parce qu’il croit à l’efficacité des effets autres que les images de synthèse ; il croit à l’impact du cinéma authentique sur le public. Nous nous sommes donc rendus sur le lieu de tournage de la scène d’ouverture du film, et un assistant de production a dû s’assurer qu’il faisait assez froid et que le degré d’humidité était suffisant pour que notre haleine forme de la buée », raconte Stacey Sher, la productrice.

Le choix de Léonardo :

django-unchained-leonardo-dicaprio-Calvin-Candie

 »Je me suis mis alors à reconfigurer Candie comme une sorte de Caligula jeune. Son arrière-grand-père a créé cette affaire d’exploitation de coton, et son grand-père a continué après lui et en a fait une entreprise rentable. Son père, ensuite, a encore augmenté les profits. Calvin est le quatrième Candie à diriger l’entreprise et il s’est lassé. Il se moque du coton, c’est pour cela qu’il s’occupe de combats d’esclaves. C’est une sorte de jeune prince flamboyant, un Louis XIV à Versailles », révèle le metteur en scène.

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6 réflexions sur “( cinéma ) Django Unchained de Quentin Tarantino :

  1. Ce film me tente énormément, c’est un sujet qui me tient beaucoup à coeur et sur lequel nous ne sommes pas assez informés… Je le regarderai avec plaisir, c’est sûr 🙂 Bisous ma belle ❤

    • Je trouve aussi, que ce sujet est trop peu exploité… Malgré que ce soit un très bon film, concernant la violence des ségrégationnistes, le film tire beaucoup plus sur l’action en hommage au genre western. Je serai curieuse de connaître ton avis ! Bisous à toi poulette ❤

  2. Ce film est excellent ! La violence m’a un peu dérangée tout de même, j’était tout le temps en situation de stress, dans l’attente du sang …. Je pense que, maintenant que je connais l’histoire, j’arriverais à mieux l’apprécier 🙂

    • C’est que Tarantino voulait, faire ressentir la violence de cette époque, et j’avoue que ça marche complètement ! C’est un film qu’il faut regarder plusieurs fois je pense pour avoir toutes les clés du film en main.

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