Serum saison 1 – épisode 2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza :

Titre : Serum

Épisode 2, saison 1

Auteurs : Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Édition J’ai Lu Policier, 2012.

Genre : Thriller.

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 » Depuis qu’ils étaient devenus des amants occasionnels, Phillip et Lola partageaient beaucoup de choses. Merde, ils partageaient même leur salive !  » ( p.82 )

Résumé :

 » On peut effacer votre mémoire, pas votre passé.

1773 : Mesmer invente l’hypnose

1886 : Freud invente la psychanalyse

2012 : Draken invente le sérum

Un injection.

Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott.

Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.

Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken es-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?  »

Mon avis :

Dans ce second opus, pas de place aux remords et aux doutes sur les événements précédents, puisqu’un petit récapitulatif est là pour vous remémorer tout ce qu’il vous faut savoir, à la manière d’une véritable série TV, où les faits survenus vous sont présentés en avance rapide.

Nous avançons sur la recherche du passé d’Emily Scott, et nous découvrons les origines du serum. Nous nous confrontons avec une agence gouvernementale, et nous découvrons le père de Draken. Tout cela en 212 pages ! Autant vous dire que l’intrigue est menée tambours battant, et nous n’avons pas le temps de nous reposer.

Nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés, exactement au même endroit, à la même ligne où le tome 1 s’était arrêté ! Le suspense reprends dès le premier mot, le cœur recommence à battre rapidement, au rythme des péripéties de nos personnages.

Si dans le précédent opus, nous avions un personnage inconnu que nous suivions occasionnellement, et dont nous découvrions l’origine en fin de roman, dans ce tome 2, même recette, avec une agence gouvernementale, et ces deux dirigeants. Là encore, le suspense est calqué sur les séries TV, car il emploi le même cheminement, à savoir suivre des personnages inconnus, et en fin d’épisode, aboutir à leur identité, qui relance l’action.

Nouveau personnage également avec le géniteur de Arthur Draken, Ian Draken. A l’image de ce père, cynique, doté d’un humour noir et d’un profond sens du devoir, Arthur s’est forgé une carapace pour ressembler à cet homme intelligent et plein de bon sens. Mais sous cette couche ce cache un fils qui doute, et redoute les brimades de son géniteur, qu’il admire, mais qu’il ne cesse, selon lui, de décevoir. Arthur vie dans un perpétuel complexe d’infériorité, face à ce père qui semble plus sensible qu’il ne le laisse paraître. Concernant ce dernier point, il n’est que souligné, évoqué rapidement, dans ce tome-ci, mais nous supposons face à cela, un mystère qui à conduit Ian Draken, dans ce côté cynique, et blasé de l’existence.

A leur contact, nous en apprenons plus sur les origines du fameux serum, actif pendant 7 minutes, et qui permet d’accéder au subconscient d’une personne sous hypnose. Malgré cela, nous ne savons pas encore si ce serum est bénéfique ou non. Encore un mystère…

L’intrigue suit son cours : nous continuons de tenter de comprendre pourquoi Emily Scott était poursuivis, Draken à l’aide du serum, se rapproche un peu plus de la vérité. Avec lui, nous abordons le thème de la psychanalyse : nous découvrons les méthodes, les différents termes à adopter devant un patient, les tournures de phrases à acquérir. Draken, lui, fait beaucoup de dessins en séances, et travail ensuite à partir de ceux-ci. Les couleurs, les formes, sont parfois plus parlantes, les métaphores ou comparaisons parfois plus expressives.

Le format court, le suspense mis en avant, donnent à l’action encore plus de mordant. Les personnages sont ambigus, nous ne savons pas de quel côtés les placer, les nouveaux venus promettent encore plus d’action et d’intrigues. C’est avec le cœur battant la chamade que nous lisons ces épisodes, et nous les refermons encore plus dans le flou que nous les avions entamés, car de nouveaux événements viennent contrebalancer ce que nous pension, et croyions avoir compris. L’ensemble fait que l’on ne s’ennuie pas, que nous nous prenons au jeu en essayant de deviner ce qu’Emily Scott sait, plus rapidement que Draken, et de pouvoir enfin comprendre pourquoi tout ces personnages semblent tous entremêlés.

Le style est toujours aussi percutant, les phrases courtes, donnent plus de pimant, et nous avançons rapidement. Malgré tout, les détails sont tout de même présents, certaines descriptions de lieux, d’actions, apportent une réalité que les images des séries TV offrent sans besoin de paroles, ce qui n’est pas le cas de l’écrit. Ces détails sont délectables, et s’insèrent parfaitement dans l’action, sans forcément la faire retomber comme un souffler, mais insuffler une petite dose supplémentaire de réalisme et de suspense, qui font que le lecteur peut découvrir une nouvelle facette des auteurs. De plus, une certaines forme d’humour est insérée part les personnages : nous avons les cynisme des Draken, et l’humour brute de décoffrage de Phillip Detroit, ce qui apporte une bonne dose de relativité, au milieu d’événements plus stressant.

Les musiques sont également un très bon moyens de se prendre au jeu, et de parcourir les actions avec plus de force. Bien que je ne les ai pas tout le temps utilisées, il faut reconnaître que les rythmes sont emprunts de stress, de choc, de coups, qui nous propulsent dans la lecture.

Conclusion : ce qui fait le succès de cette saga, est son format court, calquée sur une série TV. L’idée original est aidée d’une intrigue sombre, menée tambours battant, par une écriture splendide.

  • Points positifs : l’écriture à 4 mains, le suspense

  • Point négatifs : pourquoi n’est-ce pas plus long ?!

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9 réflexions sur “Serum saison 1 – épisode 2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza :

  1. C’est une chronique plus que tentante 🙂 De l’action, du suspense, des personnages difficiles à cerner, quoi demander de mieux? 😉

  2. un vrai coup de coeur quoi ? dommage que je m’interdise l’ajout de nouveaux livres dans ma wish list

    (il me manquait un mot qui changeait le sens de mon commentaire du coup mdr)

    • Oh oui dommage ! AU début, je n’étais pas du tout tentée par Serum, je pensais que le format court n’était pas un gage de qualité, et je me trompais lourdement. C’est une série écrite par deux brillants auteurs, avec des intrigues de fous !

  3. Ah c’est ma prochaine lecture ! J’ai vraiment hâte de me replonger dans l’univers de Sérum et je suis ravie de voir que ce second épisode est à la hauteur du premier !

  4. Pingback: Index par auteur ( nom de famille ) : de L à Z | Topobiblioteca

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