Bilan du mois d’Octobre 2012

Voilà nous sommes déjà le 31 du mois, que le temps passe vite ! Il est donc l’heure de faire les comptes :

J’ai lu ce mois-ci 4 livres soit un total de 1513 pages lues !

  • Les chroniques de MacKayla Lane tome 2 –  »Fièvre Rouge » de Karen-Marie Moning ( chronique en ligne )
  •  »Le songe d’une nuit d’été » de Shakespeare ( chronique en ligne )
  •  »La nuit du Sérail » de Michel de Grèce ( chronique en ligne )
  •  »RSVP » de Helen Warner ( chronique en ligne)

    Un livre de plus que le mois suivant, c’est plutôt pas mal !

    J’ai commencée le mois avec le tome 2, des  » Chroniques de MaKayla Lane », il y avait des semaines que je voulais continuer de découvrir les aventures de Mac au pays des Faës, et je n’ai pas été déçue ! Mac devient moins superficielle, commençant à se confronter pleinement à ses nouvelles responsabilités, la mythologie de la saga nous délivre ses petits secrets, et Barrons est toujours aussi énigmatique ( je craque pour ces  »Mademoiselle Lane » ! ) L’écriture est simple, mais particulièrement efficace, et ce tome-ci comporte plus d’actions que le premier !

    J’ai ensuite enchaînée avec une lecture pour mon cours de théâtre sur Shakespeare,  »Le Songe d’une nuit d’été », l’une de ses comédies. Malheureusement, j’ai un peu moins accrochée que pour  »Hamlet », que j’avais vraiment adorée ! Ici, le monde est plus fantasque, moins réaliste. Malgré tout, j’ai fortement appréciée le côté de la rébellion face à la soumission paternelle, qui est un thème me tenant à cœur, et les critiques sur les censeurs de théâtre. L’amour y est dépeinte sous toutes ses formes, et rien n’est laissée au hasard par l’auteur, qui en fait l’inverse de  »Roméo et Juliette ».

    Je me suis plongée ensuite dans  »La nuit du Sérail » qui était dans ma PAL depuis un bout de temps, et que j’avais empruntée à ma maman. J’ai eu pour lui un second coup de cœur de l’année qui vient même supplanter le premier, à savoir  »Quatre fille est un jean tome 5 – Pour toujours », c’est dire ! J’ai littéralement été happée par le monde du Sérail, et l’histoire tragique d’Aimée Dubuc de Riverie. Moi qui ne connaissais rien au monde du Harem, j’ai vraiment été heureuse de découvrir ses nombreuses codifications.

    J’ai terminée le mois avec une petite romance des éditions Milady :  »RSVP » qui malheureusement ne m’a pas entièrement convaincue. Les thèmes développés sont réalistes, mais l’écriture de l’auteur m’a vraiment laissée un goût amère. Pour autant je continuerais sans aucun doute mon immersion dans la romance !

    Côté acquisitions 6 livres viennent s’ajouter à ma PAL ( voir IMM du mois ) : Je pensais que je ne craquerais pas autant, mais, que voulez-vous, je suis faible =)

    Just one :

    Just One est une idée de Louve du blog Les victimes de Louve.

    Voici un nouveau rendez-vous pour compléter mon bilan du mois. Il s’agit de faire un choix, juste un, d’où le titre, parmi plusieurs catégories. Cela permettra peut-être de donner encore plus envie aux lecteurs de découvrir l’ouvrage en question.

    • Un coup de cœur : Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que c’est  »La nuit du Sérail »=) J’ai totalement été happée par l’histoire d’Aimée Dubuc de Riverie, par les codifications du Sérail, qui malgré cela expose une grande sensualité. L’écriture de l’auteur est parfaite, il a su se mettre à la place d’une femme, et pour cela chapeau bas =)
    • Un univers : Celui un peu loufoque du  »Songe d’une nuit d’été ». Si les thèmes abordés m’ont plus, le monde dans lequel les personnages évolue, un peu moins.
    • Un personnage : Helena dans  »Le Songe d’une nuit d’été ». Ces plaidoyers sur l’amour superficiel car dirigé par la beauté et non le cœur, sont très touchants, et pleins de vérités.
    • Un couple : Mac et Barrons ! La tension qui émane de leur échanges est impressionnante ! On attends juste que la cocotte minute explose, et cela est jubilatoire de voir que rien ne se passe trop facilement. =)
    • Une histoire : Celle d’Aimée Dubuc de Riverie, dans  »La nuit du Sérail », qui est tragique, mais qui dans ce drame découvre une vie qui va lui donner l’amour, une prise sur l’histoire d’un pays qu’elle ne laissera pas indifférente. Chez elle se côtoie une profonde tristesse et une force incroyable.
    • Une déception : Là non plus, pas de surprise, malheureusement c’est  »RSVP », malgré des thèmes réalistes et touchants, des personnages plutôt bien construits, l’intrigue et le style de l’auteur m’ont gênée. La première est trop rapide et la seconde pas assez travaillé à mon goût.
    • Une émotion : La tristesse résignée qui émane du personnage d’Aimée dans  »La nuit du Sérail ».Mais également une certaine excitation de retrouver les péripéties de Mac au côté du froid et énigmatique Barrons.
    • Un futur époux : Heum Barrons ?!!!  ( il n’y a rien d’autre à ajouter ^^ )

    Lecture en cours :  »Toyer » de Gardner McKay.

    Je tiens à m’excuser pour le retard des chroniques…

    Et vous ? Quel est votre bilan ?

In my mailbox n°4 ( octobre 2012 )

In my mailbox a été instauré par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Aela du blog Pop Culture Junkie. Ce rendez-vous, hebdomadaire, le dimanche le plus souvent, consiste à partager les livres reçu dans sa boîte aux lettres, les achats effectués, ou empruntés à la bibliothèque.

 »Beauvoir in love » de Irène Frain ( édition Michel Lafon – collection Roman ) : Je cherchais un livre un peu plus littérature contemporaine, et le titre de celui-ci m’a interpellée. L’auteur nous relate la vie de Simone de Beauvoir, prise entre les feux de la passion pour un auteur américain, alors qu’elle est éprise de Sartre. Une histoire s’appuyant sur des témoignages, et des archives inédites. Autant vous dire que je me suis littéralement jetée dessus ! J’espère que l’écriture sera à la hauteur…

 »Folie d’une femme séduite » de Susan Fromberg Schaeffer ( édition France Loisirs ) : Il y avait tellement longtemps que ce livre était dans wish-list, que j’ai été obligée de l’acheter voyant que France loisirs en faisait une réédition ! J’ai très envie de découvrir la folie de femme amoureuse qui est dépeinte ici.

 »Une place à prendre » de J. K Rowling ( édition Grasset ) : Devant les avis partagés je voulais me faire ma propre opinion, et puis, cela faisait longtemps qu’on attendait un autre livre de cette auteur ! Personnellement, je pensais que jamais nous ne la retrouverions…

 »Un seul regard » de Joan Reeves ( édition Milady romance – collection Central Park ) : Malgré mon avis mitigé sur  »RSVP », je continue mon petit bout de chemin avec les milady romance =) Ils me font vraiment très envie, et je trouve que c’est un bon moyen de se détendre lorsque la journée à été éprouvante, que l’on veut juste oublier ses soucis, ou bien les retrouver tournés en dérisions pour pouvoir les appréhender moins fortement.

 

 »Adorable Sophy » de Georgette Heyer ( édition Milady romance – collection Pemberley ) : J’ai dévorée le tome 1 de  »La famille York », je voulais donc continuer mon avancée dans la collection Pemberley, en espérant que celui me fasse passer également un bon moment.

Faenix – tome 1  »Les cendres de l’oubli » ( édition Robert Laffont – collection R ) : Depuis le lancement de la collection R, je n’ai pas craquée pour un seul de ses titres, malgré qu’ils me faisaient tous très envie ! Je suis passée à côté de celui-ci, et dans un élan, je l’ai pris, sans vraiment y réfléchir. Achat compulsif quand tu nous tiens ! =)

Craquage de dernière minutes pour ce mois-ci, mais tant pis ! Il faut dire que le temps n’était pas vraiment au rendez-vous, oui, nous entrons de pleins pieds dans l’automne, alors il faut bien remplir un peu notre petite bibliothèque ! Du froid et encore du froid en perspective, si bien que je pense me concocter une petite PAL bien chaude pour les jours glacés à venir ! ( ou des livres en rapport avec le froid, nous verrons bien ) =)

Et vous, qu’avez vous achetez / reçu ? Faites grandir ma wish-list !!!

L’enfant du Titanic de Leah Fleming :

Titre : L’enfant du Titanic

Titre original : The Captain’s Daughter

Auteur : Leah Fleming

Édition France Loisirs, 2012

Résumé :

 » Pendant le naufrage du Titanic, deux femmes se lient d’une profonde amitié, au-delà des drames et des secrets…

10 avril 1912 : le majestueux paquebot Titanic quitte le port de Southampton. Destination : New York. A son bord, May Smith, passagère de 3e classe, son mari et leur bébé. Comme beaucoup d’autres, le couple part tenter sa chance en Amérique. Parmi les voyageurs de 1ere classe, Celeste Parkes rentre chez elle en Ohio le cœur serré. La jeune femme n’a osé avouer à personne la vérité sur l’homme qu’elle à épousé…

Mais le naufrage du Titanic va tout changer. Rescapées, May et Celeste vont se retrouver liées à jamais. Après avoir survécu à l’horreur, comment Celeste réussira-t-elle à prendre son destin en main ? Quant à May, la décision qu’elle a prise en secret cette nuit-là bouleversera sa vie et celle des générations à venir…  »

Mon avis :

N’étant pas très convaincu par cette histoire, j’étais plutôt sceptique quant à cette lecture. Ce concentrer sur le Titanic n’est il pas une chose particulièrement risquée, de part la popularité du naufrage ? Il faut pouvoir créer une intrigue originale qui tienne la route.

Autant vous dire que je ne comptait pas le lire, mais lorsqu’une collègue de ma mère lui à prêtée et qu’elle m’a dit, après la lecture que c’était une très belle histoire d’amitié et de courage féminin, traversant l’histoire avec un grand H, j’étais plutôt intriguée. Ni une ni deux, avant de reculer, je me suis plongée dans ce récit passionnant.

L’histoire commence par l’embarquement du paquebot le Titanic. D’un côté, May Smith et son mari, en compagnie de leur enfant Ellen, espèrent trouver un foyer digne de ce nom, dans le Nouveau Monde, afin de faire fortune. Ils embarquent en 3eme classe. De son côté, voyageant en 1ere, Celeste Parkes, rentre chez elle, après avoir assistée aux funérailles de sa mère.

Mais suite au naufrage, les deux femmes vont lier leurs destins à jamais. Celeste va-t-elle s’affranchir de son mari et May trouvera-elle le courage de révéler son secret ?

Au départ, je n’ai cessée de faire des parallèles entre le récit et le film de James Cameron. En effet, l’auteur reprend ce qui à fait le succès du paquebot. Tel que l’intégration d’une anecdote sur la fameuse grande horloge, en haut de l’escalier, la figure de la célèbre Molly Brown ou encore la comparaison du personnage de Céleste avec Rose Dewitt Bukater, puisqu’elle semble rentrer chez elle comme enchaînée. Le naufrage est également très bien traitée, retranscrivant l’incompréhension des passagers face au nombre insuffisant de canots. Ici par contre, les spéculations sur les intentions du capitaine sont beaucoup plus étendues, en en faisant un des enjeux importants du livre.

Mais suite au naufrage nous nous écartons complètement du film, pour entrer dans une histoire original à part entière. Nous nous concentrons ensuite sur May et Celeste, qui vont se retrouver unis, par l’horreur du sinistre, aux prises avec un immense secret pour l’une et des difficultés de la vie conjugale pour l’autre. Leur amitié se développe par les lettres qu’elles s’écrivent, et nous voyons que même deux amies peuvent se cacher des choses. Un fossé est alors décrit entre leur vies et leurs missives.

Cette aspect de l’écriture comme fictive, est assez bien pensée. Car ne demandons nous pas à la littérature de nous écarter de nos vies et de nos soucis ?

Parlons histoire avec un grand H désormais : parce que ce livre outre une histoire d’amitié est une rétrospective historique sur une large période, qui couvre divers points de vues et prises de positions afin de nous faire balayer le plus de visions possibles. Oui, parce que dans la vie on est dans un camp comme dans l’autre, et pas forcément dans celui que la postérité appellera  »gentil ». Les circonstances extérieures sont bien souvent déterminés par un lieu et une famille.

Ici, c’est la même chose, l’auteur nous plonge dans l’histoire des suffragettes ( oui nous sommes dans un livre où la plupart des protagonistes sont des femmes ), dans l’horreur de la première guerre mondiale et de la seconde ainsi que leurs conséquences économiques et familiales. Les générations se succèdent, et les caractères de ces femmes évoluent avec le temps. J’ai appréciée que parfois les conflits de génération voient le jour, ainsi nous avons l’impression d’entrer de plein pieds dans la réalité des familles de cette époque.

Les nombreuses ellipses ne nous font pas perdre le fil, puisqu’à chaque début de chapitre le lieu et la date sont indiqués et un résumé est fait des années précédentes. Parfois j’aurais aimée que ces bonds dans le temps soient un peu moins longs, mais au final on ne perd rien, et nous laissons les pages défilées avec joie.

Les périples des personnages nous les rendent très attachants, puisqu’à travers une narration à la troisième personne et une focalisation interne, nous connaissons tous les tenants et aboutissants, toutes les pensées des personnages, et l’auteur peint à merveille une réalité concrète. Son styleest très fluide, directe, mais parallèlement elle a su très bien nous perdre dans un imbroglios de questions, de situations qui nous semblent ne jamais se résoudre. Et c’est seulement à la toute fin que nous prenons la mesure de ces petits détails, parcheminés au fil du roman. Je dois avouer que je suis impressionnée par la façon dont il est construit.

Certes la fin est attendue, mais il n’en reste pas moins que l’histoire n’est pas banal, et qu’il fallait arriver à créer quelque chose à partir d’un fait qui à eu autant de succès et de spéculations.

Si je n’avais écouté que mon premier avis, qui était que je ne trouverai jamais de l’originalité dans ce roman, je serai vraiment passée à côté de quelque chose.

  • Points positifs : une intrigue original, une écriture directe et fluide, des personnages attachants
  • Points négatifs : certains personnages ne sont peut-être pas assez développés

Extraits :

 » Tout ce qu’il espérait désormais, c’était ne pas avoir perdu l’amour de sa mère. Elle lui avait dit un jour que l’amour était pareil à une coupe sans fond, à laquelle on pouvait boire à profusion sans qu’elle tarisse jamais. Il espérait que c’était vrai.  » ( p. 346 )

 » Mais le chagrin, avait dit quelqu’un, était pareil à un locataire envahissant qui accapare toute la place devant la cheminée et vous empêche de vous réchauffer. On se résignait à enfiler un chandail de plus pour ne pas grelotter.  »( p. 558 )

L’auteur :

Leah Fleming est Anglaise, diplômée de l’Université de Leeds. Mariée et mère de quatre enfants, elle partage sa vie entre l’Angleterre et la Crète.  »L’enfant du Titanic » est son septième roman, le premier publié en France.

Petit plus ; allez lire l’avis d’Herbe Folle qui parle très bien du livre…

C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°12 du 22 otobre 2012 ) :

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?
  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Ma lecture de la semaine passée :

 

 »RSVP » de Helen Warner :

Après l’immense coup de cœur, que j’ai eu pour  »La nuit du Serail », je voulais une lecture plus détente, plus légère. Quoi de mieux qu’un bon Milady Romance, me direz-vous ?

Heum pas tout à fait… Malheureusement ce deuxième essai fut une déception.

Pourtant l’histoire était séduisante aux premiers abords : des amis de lycée se retrouvant à l’occasion d’un mariage, où chacun à des attentes particulières, et va tout tenter pour les réaliser. Au péril des autres… Oui, mais malheureusement seules les premières pages m’ont arrachées une envie de savoir ce qui se tramait entre ces mystérieux non-dis. Mais le soucis, c’est que l’on sait très vite ce que le passé a été, pour que les personnages en arrivent ici à ce moment précis.

La suite de l’histoire se contente du présent, puisque les personnages, suite à ce fameux mariage vont être bouleversés à jamais ! Mais selon moi, tout arrive trop vite, certes en un an, des millions de choses se réalisent, mais là on passe du rien au tout !

Les personnages sont tout de même un des gros points forts du roman ! Chacune des filles à un caractère différent, si bien que l’on peut s’attacher à l’une comme à l’autre, le récit ne perds pas son rythme, puisque chaque chapitre est consacré à une fille en particulier.

Les thèmes abordés sont également très réalistes, et tout de même bouleversants pour un simple récit de romance. Mais tout ce règle facilement, sans trop d’anicroches.

Alors qu’est-ce qui à pêché avec cette lecture ? Le style de l’auteur, trop rapide, peu détaillé. Bien que fluide, j’ai pensée qu’il manquait certaines choses parfois, comme si l’auteur voulait aller au bout de son idée, et n’a pris le temps de poser les choses, le décor, quelques petits détails dont on se délecte, nous lecteurs, pourtant.

Ma prochaine lecture :

 »Toyer » de Gardner McKay :

Je ne savais pas du tout quel livre choisir pour la suite, et il y a un petit bout de temps que je ne me suis pas plongée dans un roman policier – thriller.  »Toyer » me faisait de l’œil, et hop je l’ai pris ! Il est très prenant psychologiquement, paraît-il…

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

  • La chronique d’  » Hamlet  » est en ligne.

    Celle de  »L’enfant du Titanic » devrait arriver prochainement.

Hamlet de Shakespeare :

Titre : La tragique histoire d’Hamlet, prince de Danemark

Titre original : The tragical history of Hamlet, prince of Danemark

Auteur : Shakespeare

Traduit de l’anglais par Jean-Michel Depras

Edition folio théâtre, 2004

 

Résumé :

 » Il s’agit de la plus longue et l’une des plus célèbres pièces de William Shakespeare. La date exacte de composition n’est pas connue avec précision ; la première représentation se situe sûrement entre 1598 et 1601. Le texte fut publié en 1603. Le roi du Danemark est mort récemment ; son frère Claudius l’a remplacé comme roi, et moins d’un mois après avoir épousé Gertrude, la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors, et révèle, à son fils, qu’il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père, et, pour mener à bien sa tâche, simule la folie. Mais il semble incapable d’agir, et, devant l’étrangeté de son comportement, l’on en vient à se demander dans quelle mesure il a conservé sa raison.  »

Mon avis :

J’ai depuis longtemps l’envie de me plonger dans l’immense œuvre de se maître de la littérature anglaise : Shakespeare. Et par un heureux hasard, cette année, pour mon cours d’histoire du théâtre, le programme s’articule autour de celui-ci !

J’ai donc commencée mon immersion avec  »Hamlet » et son fameux monologue  »être ou ne pas être ».

Ici Hamlet, notre personnage principal, est confronté à la mort de son père, mais également au remariage de sa mère, avec son oncle, Claudius. Ce dernier offense Hamlet, en l’accusant de  »ne pas souffrir en homme », sa mère même lui enjoue de remonter la pente au plus vite, puisque  »tout vivant doit mourir ». Mais lorsque le spectre du défunt roi apparaît, et expose les raisons de son assassinat, par son frère, Hamlet sait que plus aucun revirement ne sera possible, et qu’il est condamner à choisir entre la vengeance que lui demande son père, et celle de connaître réellement la vérité.

Il voue un dégoût et un mépris sans borne au comportement de sa mère, ce qui le conduit à un plaidoyer très virulent contre les femmes : pour lui elles rendent les hommes mauvais, car elles sont  »fourbes ». Le mariage est une farce, uniquement fait par intérêt.

Plus d’une fois, cette haine contre sa mère, l’emportera sur son amour pour la belle Ophélie, et à travers elle, il s’adressera à sa mère.

Il y a un premier thème que nous pouvons évoquer pour  »Hamlet », est que la mort y est présente de différente façon en tant que fil rouge de la pièce. Cette dernière est une réflexion sur la place de la mort dans la vie. Hamlet, à la fin du monologue  »être ou ne pas être », conclu que la mort n’est pas  »un pays lointain dont nul voyageur ne revient », mais qu’elle appartient à l’espace des vivants.

La mort est incarnée dès la scène 1, de l’acte 1, par le spectre du défunt père d’Hamlet, le Roi. Mais là encore, la présence d’un fantôme, donc de la mort, n’est pas perçu de la même façon pour tout le monde. Par exemple, Horacio, n’y croit pas et nomme le spectre :  »la chose », puisque c’est un érudit, il revient avec Hamlet d’ailleurs, de l’université de Wittenberg.

A l’époque de Shakespeare, le nouveau Testament paraît, et le Purgatoire n’y fait plus figure. Alors la croyance populaire voulait que si l’on voit un mort, se soit une hallucination ou une farce du Diable, c’est l’explication du fait qu’Horacio soit septique et qu’Hamlet, suite à la demande de vengeance de son père, mette 4 actes à prendre une décision.

Dans les monologues d’Hamlet nous le voyons hésiter et ne savoir quel parti prendre, accepter le possible retour d’un mort et se venger, ou ne rien faire au risque de laisser passer un acte punissable, en une forme de pouvoir pour le meurtrier : nous assistons au doute de sa pensée, et à ses réflexions sur la mort.

Dans son premier monologue ( acte 1, scène 2 ), Hamlet fait un éloge du suicide, en regrettant que la morale religieuse interdise cet acte. Il rêve de disparition, puisque la mort est envisagée comme lointaine. A ce moment-là, il pense que la vie et la mort sont deux choses fondamentalement séparées, ainsi il regrette d’être parmi les vivants.

Mais dans son second monologue ( acte 3 ), le fameux  »to be or not to be », il expose une évolution de sa pensée, par les images qu’il exprime. La mort est désormais envisagée comme un sommeil.

Et enfin dans son troisième monologue ( acte 5, scène 1 ), il réalise que la vie et la mort ne sont pas séparées, en regardant le crâne de Yorick. Ce qui lui fait comme un électrochoc, c’est lorsque le fossoyeur lui dit que le pourrissement du corps commence même lorsque l’on est en vie, donc la mort habite la vie. L’existence humaine est un mouvement sans fin, la vie et la mort sont mêlées et on ne peut les séparer, car la vie est une forme de mort recyclée qui à continuée à se transformer et est revenu sous une autre forme.

Hamlet ayant peur de tuer Claudius, l’assassin de son père, c’est après avoir compris que la mort n’est rien puisque mort et vie sont semblables qu’il peut tuer son oncle, et envisager sa propre mort.

Connaître et apprivoiser la mort sont donc deux propos de la pièce, en se confrontant avec elle, il la repense et peut ainsi punir les coupables, tout en ayant moins peur de la mort, puisqu’il sait désormais ce qu’elle est : une partie de la vie.

Nous pouvons explorer également le motif de la construction cyclique de l’œuvre : tout d’abord, le lieux où Shakespeare rédige cette pièce, puisqu’à son époque les productions théâtrales s’écrivaient à chaud, si je puis dire, sur le plateau, se nomme le Globe, qui est particulièrement révélatrice de l’esthétique de l’époque.

La pièce commence avec la mort du père d’Hamlet, qui revient vers les vivants, et elle se fini avec la mort d’Hamlet. Nous pouvons donc supposer que si l’œuvre continuait Hamlet reviendrait dans le monde des vivants. D’ailleurs est-ce anodin si le père et le fils se nomment Hamlet ?

Ensuite, Hamlet est placé en miroir avec Fortinbras, le fil du Roi de Norvège. Puisque leurs pères à tout deux sont morts, et qu’ils portent leurs prénom. Ce qui est une superposition de la vie et de la mort de façon cyclique.

Enfin le parcours d’Hamlet est lui même l’anamorphose, c’est à dire le reflet déformé, de celui d’Ophélie. Puisque pour comprendre la mort, notre personnage principal prends le masque de la folie, mais une folie théâtrale, qui le conduit à la mort. Ophélie, elle, à la mort de son père, devient vraiment folle et se suicide.

Ces anamorphoses sont typiques de l’esthétique Baroque, puisque nous pouvons citer également la présence de théâtre dans le théâtre, où va se rejouer l’assassinat du père d’Hamlet qui à déjà eu lieu. Cette répétition n’est pas insensée car c’est en représentant les choses, que l’on atteint la vérité.

Le dernier grand thème que nous pouvons citer est le parcours atypique du temps, dans cette pièce : en effet, la dramaturgie classique antique voulait qu’une pièce de théâtre commence au levé du soleil et que tout soit réglé à son couché.

Mais dans  »Hamlet » le temps est circulaire : comme le dit notre personnage principal dès l’acte 1  » le temps est sorti de ses rails  », puisqu’il y a l’intrusion du passé dans le présent, par la présence du spectre. Sa conséquence est la réflexion d’Hamlet, qui découvre que le monde des vivants se confond avec celui des morts.

Mais également par la présence de la première réplique de la pièce :  »Qui est là ? » qu’il faut comprendre au delà de l’intrigue : ici nous devons entendre de quoi est fait le monde, qui existe ici. La réponse nous est donné à l’acte 5, où Hamlet réalise que le monde est remplis des traces du passé. On envisage le monde comme un lieu dans lequel il n’y a pas d’objets ni de présence originel. Ce qui habite le présent est la représentation de quelque chose qui à déjà existé par le passé et qui revient avec la marque du fait qu’il a déjà servi dans un autre temps. La question adressé au lecteur est philosophique : qui habite le monde ?

En conclusion, j’ai vraiment beaucoup aimée cette pièce qui aborde des thèmes réalises ; tels que tenter de vivre après la perte d’un proche, quel part doit on donner à la vengeance, mais aussi comment accepter le nouveau mariage de sa mère. Mais également des thèmes plus philosophiques comme quelle place à la mort dans notre monde.

A travers Hamlet, c’est toute une réflexion qui est mené et nous amène nous aussi, lecteurs ou spectateurs, à nous poser ses questions.

Extrait :

 »[…] parce que je sais que l’amour est crée par le temps,

Et que je vois, sur des exemples avérés,

Que le temps en diminue l’étincelle et le feu.

Il y a dans la flamme même de l’amour

Une mèche qui charbonne et qui l’amoindrira ;

Rien ne garde à jamais la même perfection,

Car la perfection, croissant jusqu’au trop-plein,

Meurt de son propre excès.  » ( p. 285 – 287 ) Acte IV, scène VII

L’auteur :

Si son œuvre a traversé les siècles pour devenir un monument de la littérature universelle, l’histoire de Shakespeare semble condamnée à être écrite au conditionnel tant elle est sujette à controverse. Que de thèses échafaudées sur la véritable identité du dramaturge anglais, sur les pièces qu’il aurait écrites ou sur la vie qu’il a menée. Son existence même a été parfois remise en cause. Si la France a attendu le XXème siècle pour entendre une controverse sur la paternité des textes de Molière, Shakespeare voit sa légitimité remise en question dès le milieu du XIXème siècle au profit de Bacon, Marlowe, voire de la reine Elisabeth en personne.

William Shakespeare naît le 23 avril 1564 à Stratford-sur-Avon dans le comté de Warwick en Angleterre au sein d’une famille catholique. De sa jeunesse, on ne connaît que peu de choses, sinon qu’il fut certainement l’élève de l’école de Stratford.

En novembre 1582, William épouse Anne Hathaway, femme de huit ans son aînée et qui lui donne un enfant dès le mois de mai. Suivent des jumeaux en février 1585.

Puis, on perd la trace de Shakespeare pour longtemps. On ne sait quasiment rien de ses années de formations. L’hypothèse traditionnelle est que Shakespeare aurait quitté Stratford pour éviter les représailles d’un certain sir Thomas Lucy sur les terres duquel il aurait braconné. Il aurait alors rejoint Londres. Mais cette supposition repose surtout sur l’anecdote du délit de chasse de Falstaff dans Henry IV.

Toujours est-il qu’en 1592, la plume assassine du dramaturge Robert Greene rend compte de la présence de Shakespeare à Londres dans le milieu théâtral, dans un pamphlet nommé  » Un liard de malice  ». Pendant les dix années entre son mariage et ce fameux article, on ne sait rien de l’auteur : d’époux précoce à Stratford, il est devenu dramaturge et acteur reconnu sur la scène effervescente du théâtre élisabéthain. Mais la route qu’il a empruntée nous reste inconnue. C’est d’ailleurs un point qui alimente les thèses critiques sur l’identité de Shakespeare.

Il s’établit au Théâtre du Globe avec la compagnie des « Lord Chamberlain’s Men », dont il est l’un des sociétaires. La troupe prend le nom de leur protecteur Lord Chamberlain, alors censeur officiel des représentations théâtrales.

A défaut de connaître véritablement Shakespeare, on distingue quatre périodes dans ces œuvres. De 1590 à 1594,  il écrit des drames historiques et politiques tels que Henry VI et Richard III. La sagesse, l’harmonie des pouvoirs sont opposées aux désordres et injustices nés de l’ambition personnelle. Mais il écrit parallèlement quelques comédies.

Les œuvres de la période suivante, de 1594 à 1600, appartiennent à des registres proches. Ainsi le dramaturge écrit Henry IV mais aussi du Songe d’une nuit d’été, un exemple caractéristique des comédies au ton fantaisiste de l’époque. Mais Shakespeare y écrit aussi l’une de ses tragédies les plus connues : Roméo et Juliette.

A partir de 1600, les œuvres prennent un ton plus grave et sont empreintes de pessimisme. Mort, démesure, pour ne pas dire folie, sont en effet des thèmes récurrents de ces tragédies, qui sont désormais classées comme  »des pièces à problèmes.  »

En 1611, Shakespeare décide de se retirer du théâtre et de prendre sa retraite sur ses terres natales. Il s’éteint le 23 avril 1616 à l’âge de 52 ans, laissant derrière lui une œuvre impressionnante et un épitaphe explicite maudissant quiconque ouvrirait ou déplacerait sa tombe.

C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°11 du 15 octobre 2012 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?
  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Ma lecture de la semaine passée :

 

 »La nuit du Sérail » de Michel de Grèce :

Que dire de ce livre ! Heum un deuxième coup de cœur de l’année ! Ba oui, je ne peux faire autrement tant j’ai aimée cette lecture !

Le destin de cette femme qui à toujours cru en elle, qui ne s’est jamais laissée abattre malgré le nombre de tragédie qu’elle dut traverser, donne l’exemple d’un profond courage, d’une force incroyable et d’une capacité d’adaptation hors-du-communs. Malgré que certains historiens, préfère la croire simplement disparue en mer, en rejoignant la France, mais ceci est une autre histoire.

Les différents complots du Harem, la politique mystérieuse du Sérail, très codifiée, est finalement accessible par l’écriture de l’auteur très précise, qui par le fait que son héroïne découvre les choses en même temps que nous, nous est très bien expliqués.

De plus, Michel de Grèce est l’héritier de la famille royale de Grèce, conjuguée à celle des Comtes de Paris, de par sa mère. Ce qui lui donne une forte prise sur l’Histoire de France, mais aussi sur celle de l’Empire Ottoman, par son histoire familiale.

Les nombreux récits politique ou guerrier, sont expliqués de façon clairs, les enjeux sont donnés tout en ayant un réel sentiment d’être au cœur des événements, alors que bien souvent tout ce passe entre les murs du Sérail.

La magie du Harem, et de ses femmes mystérieuses, la vie recluse qu’on y mène est décrite de façon gracieuse tout en ne cachant pas ses inconvénients, et le certain tragique de la situation.

Une grande réalité se dégage de ce roman de société, de vie et d’exemple de courage féminin. C’est ici la vie que l’auteur décrit en faisant revivre cette femme, cet Empire religieux, et cet époque.

Je suis donc totalement sous le charme de ce livre, et de l’univers du Harem, et j’ai commencée à faire des recherches sur d’autres titres de l’auteur et sur d’autres livres traitant de l’histoire d’Aimée Dubuc de Rivery, la Sultane Validé, car l’histoire de cette femme m’a laissée une très forte impression. Michel de Grèce à su rendre le Sérail accessible, les petites subtilisées apportées sont d’une force sans égales, que j’ai vraiment envie d’approfondir le sujet.

Ma prochaine lecture :

 

 »RSVP » de Helen Warner :

J’ai très envie de me plonger dans une histoire complètement détente, après la forte impression de  »La nuit du Sérail », et quoi de mieux pour cela que de continuer de découvrir les nouvelles éditons milady romance ?!

La couverture rose bonbon me fait vraiment envie, et puis l’idée d’un mariage comme théâtre de tous les complots et de tous les coups bas, est assez sympa et laisse présager de bons moments =)

 

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

Quatre filles et un jean – tome 5  »Pour toujours » de Ann Brashares :

Titre : Quatre filles et un jean

Titre original : The Sisterhood of the Traveling Pants : Sisterhood Everlasting

Tome 5 : Pour toujours

Auteur : Ann Brashares

Traduit de l’américain par Vanessa Rubio-Barreau

Edition Gallimard, 2012

Résumé :

Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de la carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manques… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici.

Un beau jour, enfin, Tibby qui vit en Australie leur envoie des billets d’avions pour organiser des retrouvailles en Grèce !

Aucunes des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Ann Brashares fait revivre ses quatre héroïnes mythiques, confrontées aux grandes questions de la vie : l’amitié, la tragédie, la maternité, l’amour… Une lecture chaleureuse et émouvante à savourer à tout âge comme les confidences d’une meilleure amie…

Mon avis :

Lors de l’annonce de la sortie de ce cinquième et dernier tome de cette fabuleuse saga, j’étais terriblement sceptique, quant à l’objectif de ce livre. Serai-ce juste un coup marketing ? Quelle va être la teneur de l’histoire, par rapport au quatrième tome, qui, pour moi, clôturais parfaitement la saga, et nous laissais dans de bons espoirs quant à l’avenir de nos héroïnes ?

Les chroniques commençant à tomber, les coups de cœur se faisant de plus en plus positifs, transcendants et inoubliables, je commençais donc à me poser quelques questions, et j’ai finalement décidée de relire les quatre premiers tomes. Les ayant lus lorsque j’étais plus jeune, j’en avais gardée un excellent souvenir. Et j’ai pris un immense plaisir, à me replonger dans l’univers des quatre filles et de leur jean magique, symbole de leur amitié. Je redécouvrais en même temps qu’elles, les premiers émois de l’adolescence, les premières questions sur la vie, et lorsqu’elles sont entrées à l’université, cela m’a beaucoup aidée de les voir évoluer, car moi-même entrant dans le même cadre,  je me suis très vite retrouvée en elles.

Suite à ces relectures, plus que positives, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’enchaîne sur ce tome-ci.

Ma chronique sera peu détaillée puisque je pense, que ce dernier tome est à lire en ne sachant rien de ce qui peut advenir.

( attention spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles, mais dans leur vie d’adulte, puisqu’elles approchent à grands pas de leur 30 ans. Le temps de l’innocence est terminée, et leur amitié commence à pâtir de leurs nouvelles habitudes, et de l’éloignement géographique.

Carmen est devenue une actrice reconnue. Elle a d’ailleurs obtenu un rôle récurent dans la série TV  »Enquêtes Criminelles » et, est fiancée à Jones, un directeur de programme. Nous la découvrons bien changée, bien loin de la Carma que nous connaissions. Ses défauts se sont exacerbés, et le contact de son fiancée, n’aide en rien. Elle s’est éloignée de ses parents, et nous avons l’impression qu’elle est désormais froide, se laissant dicter sa conduite par son fiancé puisqu’elle pense qu’il sait mieux qu’elle ce qui est bon pour sa carrière.

Lena vit de se passion, l’art, mais peine à trouver des acheteurs pour ses tableaux, elle donne donc en parallèle des cours. Elle est devenue encore plus solitaire qu’autrefois, vivant seule dans un appartement qu’elle rechigne à quitter même pour aller travailler. Elle ne vit que dans l’attente, celle de ses amies et celle, moins avouable d’un certain garçon, qui lui avais promis  »un jour »…

Bridget habite avec Eric, qui est désormais avocat. Elle ne vit que de petits boulot intérimaires, et tente toujours de trouver un appartement plus lumineux. Nous sentons qu’elle cherche quelque chose à quoi se raccrocher, mais nous n’en comprenons la raison, que bien plus tard.

Tibby, quant à elle, est partie vivre en Australie, avec Brian, afin qu’il puisse monter son entreprise de jeux-vidéos. C’est elle qui à le plus de mal à supporter cette éloignement, contrastant avec le fait qu’elle ne donne pas de nouvelles à ses amies. Elle va donc leur envoyer à toutes les trois des billets d’avion afin qu’elles puissent enfin se retrouver. Elles qui n’ont pas passées de temps toutes les quatre réunis, depuis si longtemps.

Mais l’euphorie des retrouvailles va vite laisser place à un vide immense, impossible à combler, que les filles vont appréhender chacune à leur manière…

J’ai adorée ce livre, qui fut mon plus gros coup de cœur de l’année 2012 !

J’ai encore aujourd’hui, bien du mal à mettre des mots sur mes émotions. Ce livre est une bouffée de joie, de violence, de manque, d’incompréhension et finalement de sérénité. Oui, tout cela et bien plus encore à la fois.

Nous entrons dans la vie des quatre filles, aux antipodes de là où nous les avions laissées. Elles ne sont plus aussi soudées qu’avant, et leurs personnalité est parfois l’inverse de ce qu’elles sont au fond d’elles. Nous voyons parfaitement l’influence de certains, celle de la société et de ses fastes, sur nos héroïnes, qui incarnent des femmes modernes, indépendantes, dans un monde toujours en mouvement. Ce parallèle est assez fort tout le long du livre, où suite à un événement qui créer une rupture, les filles vont opérer un véritable changement, en stoppant leur vies, ce qui produit un contraste particulièrement fort, avec le monde qui tourne toujours et elles, en suspends.

Ici, l’auteur exploite le motif du destin : puisque les filles ne se posent même plus la question de savoir ou non si elles sont heureuses. Elles se laissent porter par la vie. Et Tibby, va les aider à voir les choses autrement, et découvrir leur force d’action sur la vie, et la part de destin qu’il peut y avoir, en usant d’un stratagème particulier.

Tout comme les tomes précédents, on retrouve le même schéma, à savoir que les personnages secondaires aident les filles à se retrouver. Ils permettent donc d’aborder des thèmes bien particulier à chacune des filles. Ces derniers sont réalises, et l’auteur à travers eux nous amène à réfléchir, à nous poser des questions, et prendre part aux choix des filles, comme si nous étions leurs confidentes. Ici, ses personnages secondaires sont nouveaux, ils donc apportent un nouveau souffle à l’histoire, un point de vu extérieur.

La fin nous laisse sur une note de sérénité au milieu du chaos et nous refermons le livre des larmes dans les yeux, mais tout en sachant que l’avenir est assuré et qu’elles seront toujours ensemble contre la tempête…

La plume de l’auteur est toujours aussi douce, nous faisant, par de simple petites choses de la vie quotidienne, entrer de plein pied dans son histoire. Elle nous donne l’impression d’avoir une véritable incidence sur le choix des personnages, de vivre avec eux.

J’ai été particulièrement touchée par ce livre qui est un débordement d’émotion ! Il est une digne fin, pour l’une des saga les plus réalistes de mon adolescence, qui m’a fait grandir et évoluer avec ses personnages.

Veuillez m’excuser pour cette chronique un peu brouillon, qui pourtant révèle l’intensité de mes émotions et donc l’incapacité à les mettre en ordre. De plus, comme je l’ai dit plus haut, j’ai volontairement laissée pas mal de choses de côtés afin de laisser tout le charme du livre opérer.

Extraits :

 » Ce souvenir, c’était facile ; mais vivre, c’était plus dur.  » ( p.43 )

  » – En grandissant, on apprends qu’il y a une phrase, très courte, toute simple, qui apporte plus de réconfort que de longs discours. Et je vais te la confier… Prête ?

– Prête

– Au moins, j’ai essayé.  » (p. 321 – 322 )