C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°1 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

 Mes lectures de la semaine passée :

 » L’enfant des cimetières  » de Sire Cédric :

Mon premier livre de l’auteur, et certainement pas le dernier. Celui ci traînait dans ma PAL depuis un bout de temps, et j’ai enfin décidée de le sortir, pour faire la connaissance du fameux commandant Vauvert !

 » Quatre filles et un jean 1  » de Ann Brashares :

J’ai relu ce premier tome, en prévision du tome 5. Cette saga à baignée mon adolescence, et ce fût un vrai bonheur de replonger dans les aventures des quatre filles !

Semaine riche en coups de cœur !

Mes lectures en cours :

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1  »Fièvre noire » de Karen Marie Moning :

Cela fais des mois que j’entends parler de cette saga, alors j’ai décidée de me jeter à l’eau. J’ai terriblement envie de rencontrer Barrons !!!

Quatre filles et un jean tome 2  »Le deuxième été » de Ann Brashares :

D’ordinaire, je n’apprécie pas avoir deux lectures en cours, mais comme cette saga est une relecture, ce n’est pas gênant. De plus, c’est parfait pour l’été =) 

Mes prochaines lectures :

 

Quatre filles et un jean tome 3  »Le troisième été » de Ann Brashares :

 » Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates  » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows :

J’ai envie de me faire mon propre avis sur ce livre, qui recueil des avis mitigés. De plus, cela fera une coupure plus adulte parmi la littérature bit-lit et jeunesse de ces derniers temps.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

Les cendres froides de Valentin Musso (édition France Loisirs)

Résumé :

 » 1999. A la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS.

Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoires est retrouvée assassinée à la suite d’un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène, mais ils sont loin de se douter que cette retraitée est la victime indirecte, plus de cinquante après la fin de la guerre, de l’entreprise eugéniste nazie.

Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille. Cambriolage, menaces, agression… Rien ne l’empêchera de plonger au cœur d’un des programmes les plus mystérieux et les plus terrifiants du IIIe Reich. Quitte à mettre ceux qu’il aime en danger…  »

Mon avis :

Nous entrons dans la vie d’Aurélien, professeur de cinéma et d’art audiovisuel, en classe prépa, se retrouvant confronté, à la mort de son grand-père, de reconstruire un passé plus brumeux qu’il ne le pensait.

Peu de temps après, une octogénaire, du nom de Nicole Brachet, se fait assassiner lors d’un pseudo-cambriolage. Les gendarmes découvre bien vite que cette femme est morte à cause de ses actes, durant la seconde guerre mondiale.

Aurélien, dont son point de vue, est traité à la première personne, ce qui nous permet de suivre les événements historiques avec plus de sentiments, aidée d’Héloïse, une universitaire, va bientôt faire le lien entre ce meurtre et le passé de son grand-père, dans les lebensborns. Ces derniers sont des maternités sensés recueillir les enfants de couples allemands de la pure race aryenne, qu’ils offrent au IIIe Reich, mais également des femmes Françaises enceintes d’Allemands.

Nous suivons la progression de l’enquête, par la présence des deux policiers, Franck et Émilie, qui se cherchent et s’embrouille sans cesse, mais forment une équipe détonante. Pas d’histoire d’amour entre eux, c’est du passé ! ( pour une fois que les policiers ne se séduisent pas ! )

La fin est une explosion de surprises, que, pour ma part, je n’avais pas vu venir ! Je me suis laissée prendre au jeu, portée par l’enquête policière et celle, familiale et historique, d’Aurélien. Bien que certains événements soient amenés de manières un peu simple, à mon goût. Néanmoins, cela reste le seul point négatif que je puisse emmètre.

L’auteur précise bien qu’il n’y eu qu’un seul lebensborn en France, situé à Lamorlay, et donc que le village et la deuxième maternité ont été inventé pour les besoins du roman.

Le style d’écriture est particulièrement bien travaillé, sous des dehors simple. Les personnages sont finement esquissés, afin de les rendre attachants et proches de nous, dans leurs préoccupations, leurs manières d’envisager les choses. Chacun à quelque chose à apporter à l’histoire et les personnages secondaires sont aussi important que les protagonistes. Nous sentons que l’auteur à particulièrement réfléchis au sens de la vie, et à ses priorités, cela se ressent dans son écriture.

Valentin Musso se distingue aisément de son frère, tant dans le style, que dans le sujet d’écriture. De plus, je suis tombée sous son charme au salon du livre ! ( mon Dieu, ce que ces yeux sont à tomber ! Ajoutez à cela une voix grave et viril comme il faut et vous tombez dans les pommes ! )

  • Points positifs : l’aspect développé, les lebensborns, qui n’est pas un sujet habituellement traité en littérature, l’écriture historique qui n’est pourtant pas dénuée de sentiments, en la présence d’Aurélien, contant l’histoire de son point de vue.

  • Points négatifs : la 4eme de couverture en dit trop et certaines choses dans la fin, ont peut-être été bâclées, ou trop simples.

Extraits :

 » Les gens heureux n’ont pas d’histoires.  » ( p. 19 )

 » Les choses ne disparaissent pas si on les ignore ; une leçon d’apprise. Peut-être les leçons doivent faire mal pour qu’on les retienne pour de bon.  » ( R. J. Ellory, Seul le silence ) ( p 301 )

 » C’est une absurdité de croire que les sentiments seuls ont le pouvoir d’effacer les mensonges et les trahisons.  » ( p. 309 )

 » Le malheur peut vous détruire, petit bout par petit bout, plus sûrement que la folie, jusqu’à vous rendre étranger à vous-mêmes.  » ( p. 388 )

L’auteur :

Agrégé en lettres Classiques, il enseigne la littérature et les langues anciennes.

Sont premier roman s’intitule  » La ronde des innocents  », et a reçu le prix littéraire au sommet de Clusaz 2010.

La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette (édition Le Livre de Poche)

Résumé :

 » « La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru avec tant d’éclat que dans les années du règne de Henri second « , et c’est bien sûr le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s’exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d’un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d’un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.

Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c’est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve  narration et psychologie. Le premier roman d’analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque.  »

Autre résumé :

 » « Je vais vous faire un aveu que l’on n’a jamais fait à un mari… «  Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d’amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l’un des plus beaux fleurons de la cour d’Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves. Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir… Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d’un mari et d’un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l’amour ? Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice… Madame de La Fayette exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion.  »

Mon avis :

Depuis quelques temps je me suis dit qu’il fallait que je lise plus de classique. Celui-ci s’est imposé à moi comme LA référence de tout mes professeurs de Français depuis la 6eme, sans que jamais je n’ai eu l’envie de m’y plonger plus que cela.

Nous découvrons une nouvelle venue à la Cour des Valois, sous le règne d’Henri second, en la personne de Mademoiselle de Chartre, jeune fille blonde au teint d’albâtre, qui attire les regards et les convoitises des hommes autant que des femmes.

Monsieur de Clèves, est le seul à oser la demander en mariage. Sur les conseils avisés de sa mère, elle accepte afin de voir sa réputation s’embellir de raison, malgré qu’elle n’éprouve qu’une sympathie teintée de respect, pour cet homme.

J’ai énormément apprécié ce dernier, ressentant une envie de le préserver des affres de l’amour, de le protéger et de lui donner ce que Madame de Clèves lui refuse. ( oui, j’ai succombé à son charme si doux  !!! )

Bientôt Monsieur de Nemours, provoque en elle un profond bouleversement. Celui-ci est attiré par Madame de Clèves, et c’est pour moi le personnage le plus ambiguë de la nouvelle, puisqu’il ne cessera de la courtiser, alors qu’elle est mariée, ayant surtout une renommée de coureur de jupons, entretenant de nombreuses liaisons. Malgré tout, nous sentons de véritables sentiments poindre dans son cœur, mais aucunes réponses concrètes ne sera apportée, ci ce n’est ces actes, qui dans un monde où les apparences sont de mises peuvent jouer contre lui, et contre nous.

La fin de l’histoire est tragique, mais comment un triangle amoureux peut avoir une issue autre ? Je trouve qu’elle convient parfaitement à l’univers instauré par l’auteur, aux profils des personnages, et au contexte historique et sociale de l’époque, qui est un aspect que l’on ne peut occulter.

L’écriture est tout en douceur, les longs apartés concernant les sentiments, et les tourments intérieur des personnages, notamment de Madame de Clèves, sont d’une sincérités envoûtantes, et donnent un accès de passion violente, que l’on n’a pas autrement dans la nouvelle. On se surprends à se mettre à la place de cette femme, se demandant quel choix nous aurions fais.

En ce qui concerne la partie  »Introduction », celle-ci est particulièrement bien rédigée et accessible. Indispensable afin de mieux appréhender la lecture, elle nous restitue le contexte historique et littéraire.

Elle nous apprends que Madame de Lafayette fait partie du mouvement littéraire des Précieuses, femmes écrivains qui veulent être considérées autrement, aimant l’amour courtois mais n’appréciant pas ses travers, tels que la jalousie, ou l’inconstance.

  • Points positifs : l’introduction, l’écriture de Madame de Lafayette, tout en lenteur piquée de folie passionnelle, l’ambiguïté du personnage de monsieur de Nemours, la jalousie légitime de monsieur de Clèves, et la folle passion de madame de Clèves, qui incarne ici un mythe de femme.

  • Points négatifs : la profusion de personnages de la Cour, que l’on nous nomme dans la 1ere partie, avec leurs qualités et leurs fonctions, que l’on oublie au fil de la nouvelle, de plus je trouve que ce n’est pas gênant en soi dans la lecture, de ne pas les connaître étant donné qu’ils ne sont que des témoins de l’histoire.

Extraits :

 » Les femmes jugent d’ordinaire de la passion qu’on a pour elles, continua-t-il, par le soin qu’on prend de leur plaire et de les chercher ; mais ce n’est pas une chose difficile, pour peu qu’elles soient aimables ; ce qui est difficile, c’est de ne s’abandonner pas au plaisir de les suivre ; c’est de les éviter, par la peur de laisser paraître au public, et quasi à elles-mêmes, les sentiments que l’on a pour elles. Et ce qui marque encore mieux un véritable attachement, c’est de devenir entièrement opposé à ce que l’on était, et de n’avoir plus d’ambition, ni de plaisirs, après avoir été toute sa vie occupé de l’un et de l’autre.  » ( p. 111 ) ( pour moi, ce paragraphe résume le livre )

 » Elle ne se flatta plus de l’espérance de ne le pas aimer ; elle songea seulement à ne lui en donner jamais aucune marque.  » ( p. 112 )

 » Je n’ose vous parler, je n’ose même vous regarder : je ne vous approche qu’en tremblant.  » ( p. 171 )

 » C’est pourtant pour cet homme, que j’ai cru si différent du reste des hommes, que je me trouve comme les autres femmes, étant si éloignée de leur ressembler.  » ( p. 184 )

  » Je vous adore, je vous hais, je vous offense, je vous demande pardon, je vous admire, j’ai honte de vous admirer.  » ( p 199 )

L’auteur :

Naissance à Paris, le 18 mars 1634, de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne qui deviendra Madame de La Fayette.

En 1650, suite à la mort de son père, sa mère se remarie avec le chevalier Renaud de Sévigné, l’oncle de la Marquise de Sévigné. Celle-ci devient l’amie intime de Marie-Madeleine.

A 21 ans, elle épouse à Paris, le comte François de La Fayette, officier en retraite de 38 ans, et qui est veuf, d’une grande noblesse, mais sans argent. Ce mariage de raison, arrangé par sa mère, vaut à Marie-Madeleine une vie sans passion mais sans tragédie. Les époux adopteront un mode de vie qui les satisfaisant tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d’Auvergne.

Mme de La Fayette, parallèlement à sa vie de famille, puisqu’elle à deux fils, connaît une certaine renommée dans les milieux mondains. Elle se lie d’amitié avec Henriette d’Angleterre, la future duchesse d’Orléans. Elle côtoie Segrais, un poète qui entrera à l’Académie française en 1662.

Au mariage de son amie Henriette d’Angleterre avec Philippe d’Orléans ( Monsieur, frère du roi), elle accède au cercle des intimes du Palais Royal. Cette situation privilégiée lui permet d’observer les galanteries de la cour, qu’elle transposera ensuite dans ses écrits.

En 1662, publication de La Princesse de Montpensier, sous le nom de Segrais, puis vient en 1678, La Princesse de Clèves.

En1689, Madame de La Fayette compose la Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689. Cet ouvrage sera publié après sa mort.

Malade, Madame de La Fayette meurt le 26 mai 1693, « avec une piété admirable » comme l’écrit Racine.

Minuit tome 1 – Le baiser de minuit de Lara Adrian (édition Milady)

Résumé :

 » LA LIGNEE EST PARMI NOUS DEPUIS TOUJOURS.

De puissants guerriers vampires mènent une guerre secrète contre les Renégats pervertis par la Soif sanguinaire.

Lucan Thorne est leur redoutable chef. Il a juré de protéger les siens, mais aussi l’humanité de la menace qui place sur eux. Une mortelle n’a pas sa place dans cette vie de combat… jusqu’à ce que Lucan rencontre Gabrielle Maxwell, photographe de renom. Témoin d’un crime atroce, la jeune femme est la cible des Renégats. Pour la sauver, Lucan n’a d’autres choix que de l’entraîner dans les profondeurs où il règne. Gabrielle est soudain confrontée à un destin extraordinaire où se mêlent danger, séduction et les plaisirs les plus sombres…  »

Mon avis :

Ce premier tome me remet doucement dans la bit-lit plus adulte de Milady, et ce pari est gagnant puisque ce roman est un véritable coup de cœur.

Un coup de cœur pour un premier roman de saga ? Oui parfaitement, puisque je me suis complètement immergée dans le monde créé par Lara Adrian : les deux protagonistes m’ont charmée, je me suis sentie très proche de Gabrielle, qui me ressemble énormément dans ses actions et sa manière de penser. Lucan est le type même du grand brun mystérieux, qui me fait craquer par ses nombreux démons intérieurs.

En ce qui concerne l’histoire, nous entrons dans le vie de Gabrielle Maxwell, photographe solitaire, inaugurant, avec ses amis, un nouveau night-club. Jusque là, rien de très spécial, mais lorsque Gabrielle tombe accidentellement sur la mise en scène d’un meurtre cannibale, les choses se compliquent.

La police n’accorde aucun crédit à ses supplications, mais mystérieusement elle envoie tout de même l’inspecteur Lucan Thorne, veiller sur elle.

Peu de temps après, elle découvre que ce bel homme n’est aucunement rattaché au corps juridique, mais qu’il appartient à un monde bien plus sombre et inexplicable pour elle : celui des vampires.

Parallèlement un groupe de ce que Lucan lui avoue être des vampires Renégats, la pourchasse.

Elle n’a d’autre choix que de suivre Lucan dans son sombre univers sous la surface. Nous suivons donc Gabrielle aux prises entre son désir pour Lucan, et l’acceptation de sa vraie nature de Compagne de Sang.

La fin de ce premier tome marque un tournant dans la vie des membres de l’Odre ( les guerriers combattant les Renégats ), puisqu’un gros méchant veut déchaîner le chaos ( ce que tout bon méchant ce doit faire ! ).

Le style d’écriture est fluide, le livre ce lit très rapidement, puisque Lara Adrian nous rends les personnages sympathiques, les scènes de sexe ne sont pas trop présentes et toutes justifiées, l’action ne se perds pas, et les bases de la mythologie sont parfaitement distillées où elle doivent être afin de nous faire comprendre le monde où les protagonistes évoluent.

Le titre fait référence à l’amour naissant entre Gabrielle et Lucan, mais l’expression est également utilisé par les membres de l’Ordre, pour parler de la mort des Renégats qu’ils tuent à l’aide d’une arme blanche emplit de titane, afin d’accélérer leur décomposition.

  • Points positifs : les bases de la mythologie sont parfaitement expliquées, le style est fluide, les scènes de sexe sont justifiées, et l’action ne perds son souffle à aucun moment, nous donnant envie de nous ruer sur le deuxième tome.

  • Points négatifs : je n’ai trouve pas, donc je vais avertir les lecteurs amateurs de bit-lit, que ce genre n’est aucunement de la jeunesse, qu’il faut, à mon goût, une certaine maturité pour ce plonger dedans.

Extraits :

 » Ou peut-être qu’elle avait rangé son cerveau dans sa culotte à la seconde où elle avait posé les yeux sur ce mec.  » ( p. 88 )

 » Lucan avait bien plus de charme en vrai, et il émanait de lui une impression de puissance innée, même lorsqu’il restait immobile et la considérait d’un regard noir, sans dire un mot, comme à l’instant.  » ( p. 338 )

 » Elle le regarda, le vit comme pour ce qu’il était vraiment : force sans âge, beauté sauvage, et pouvoir incommensurable.  » (p. 338 )

 » Il l’a figea d’un regard dur comme l’acier, la glaça d’un sourire.  » ( p. 341 )

 » Tu peux rire, vampire.  » ( p. 498 )

L’auteur :

Issue d’une famille dont les origines remontent aux passagers du Mayflower, Lara Adrian vit avec son époux sur le littoral de la Nouvelle-Angleterre, où elle écrit des histoires de vampires contemporaines et sombres, dans la vague bit-lit, Young-adult.

Les mal partis de Jean-Baptiste Rossi (édition J’ai Lu)

Résumé :

 » Quel âge pouvait-elle avoir ? Elle lui paraissait très jeune mais Denis se trompait toujours lorsqu’il essayait de donner un âge à une figure inconnue. Et puis, pourquoi était-elle religieuse ? Sans doute, elle était pieuse et bonne, mais pourquoi était-elle religieuse avec un si joli visage ? D’ordinaire, les sœurs ne sont pas très jolies.  »

Ainsi pensait Denis, jeune élève de quatrième, lorsqu’il rencontra sœur Clotilde. Un amour fou, impossible, devait naître entre eux dès cette minute. Un amour qui devait aller jusqu’au don mutuel des corps et au rejet des vœux par la jeune religieuse.

Mais la société ne peut tolérer un tel manquement a ses règles, elle réagit sans pitié pour séparer ceux qui sont seulement coupable de s’aimer.  »

Mon avis :

Dans ce récit nous découvrons Denis, élève de quatrième, dissipé et seulement préoccupé par ses cours au collège, jusqu’au jour où, en se rendant à l’hôpital de sa ville avec sa classe, il rencontre sœur Clotilde.

Entre eux va se nouer une amitié, bientôt ambiguë.

Lui, ne connais rien à l’amour et ses tempêtes, emprisonné par un entourage familiale et éducatif, qui le bride par la religion.

Elle, ne connais de l’amour que celui envers le Christ.

Petit à petit, le besoin de se voir est plus fort que tout, les sentiments prennent de plus en plus de place. Mais ils leurs faut se cacher, les mentalités des populations sont trop ancrées dans le respect de la religion et ne peuvent penser accepter que deux personnes, telle qu’une religieuse et un jeune homme, puisse s’aimer.

Le roman traite de l’amour de plusieurs points de vues, celui des membres ancrées dans une communauté religieuse, comme cité plus haut. Mais également, du côté d’une personne voulant concilier les deux : l’amour et la foi, part le personnage de Clotilde. J’ai aimée cette diversité de points de vue, cela donne plus de matière à réfléchir pour se faire une opinion, ou se mettre à la place des protagonistes.

On trouve dans le récit, une contextualisation autour de la fin de la seconde guerre mondiale. Ces interludes, pour ma part, trop courts, développent la peur autour du personnage Allemand, qui sont humains, et essaient eux aussi d’échapper aux horreurs de la guerre, ou l’incompréhension des enfants, qui jugent la guerre comme un jeu.

L’écriture de Jean-Baptise Rossi est simple et fluide, très bien adapté à retranscrire les premiers émois de l’amour adolescents, malgré quelques répétitions.

La fin ouverte m’a laissée triste, comme abandonnée au bord de la route, puisque nous ne savons rien sur le futur des deux protagonistes, le lecteur peut donc tout imaginer, du plus triste au plus joyeux. Malgré cela, il est impossible de sortir de cette histoire sans une révolte dans le cœur, sans une envie de changer les choses… L’amour n’est pas un crime…

En résumé, j’ai énormément appréciée ce roman, qui m’a fait revivre mes premiers amours, pas si éloignés ! Je pense tout de même, que j’aurais été encore plus touchée, si j’avais lu ce livre étant plus jeune.

  • Points positifs : le tragique de la religion inséré dans le thème universel de l’amour, la fin énigmatique où rien n’est révélé et où le lecteur doit s’imaginer une suite ( que nous comprenons tout de même, par rapport aux mentalités des populations, peu amènes à laisser les deux protagonistes s’aimer librement ), et enfin les interludes ( trop courts ) sur la fin de la seconde guerre mondiale

  • Points négatifs : la narration parfois trop simple, répétitions et descriptions inutiles

Extraits :

 » C’est Denis qui me fais vivre. Ma mère ne m’a pas donné la vie. Elle m’a posée en face du monde et je suis restée dans les décors avec des tas et des tas d’autres, à regarder la scène sans rien comprendre.

Je l’aime. Je ne sais plus comment je l’aime, ni pourquoi je l’aime, ni combien je l’aime. Mais je l’aime. J’existe. Je me sens bien. Je me sens mal. Je me crois bonne ou je me crois mauvaise, mais j’existe. Est-ce que j’avais connu le remords avant Denis ? J’aime mon remords, il est bon, comme mon amour.  » ( p. 128 – 129 )

 » Je ne veux plus me moquer jamais des poésies pour cartes postales, ni des chansons d’amour, ni des cœurs gravés sur les arbres, je le sais maintenant, c’était nous.  » ( p. 169 )

 » Je ne veux pas dormir. On dort trop et on ne vis pas assez. Je veux prendre de ma vie tout ce que je peux, maintenant.  » ( p. 197 )

 » Elle s’arrêta sur la porte, sa chemise plaquée contre elle. Elle avait un sourire heureux, elle était à demie nue, elle était belle, elle était comme personne au monde.  » ( p. 198 )

L’auteur :

Devenu célèbre sous le nom de Sébastien Japrisot (anagramme) grâce à ses romans à suspense, Jean-Baptise Rossi est né en 1931, à Marseille.

Il écrivit  » Les mal partis  », en classe de philo et avoue avoir gardé une tendresse spéciale pour ce roman qui fut un best-seller aux Etats-Unis et est adapté au cinéma. Lors d’une réédition, en 1996, ce roman obtient le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, Jean-Louis Bory, Robert Merle).

Il travaille ensuite dans la publicité, afin de gagner sa vie.

Cherchant à revenir à la littérature, il publie en 1991  »Un long dimanche de fiançailles » que couronne le Prix Interallié et que Jean-Pierre Jeunet adaptera au cinéma en 2004.

Es-tu celle que j’aimais ? de Loïc Etienne (édition Prisma)

Résumé :

 » Soudain, entre deux voitures, à l’endroit où il ne l’attendait pas, il la vit passer de nouveau. Elle s’éloignait vers l’autre extrémité du carrefour. Durant quelques secondes, il put la détailler. Une robe courte découvrant des jambes fines. Les jambes de Marie. Il les avait si souvent caressées qu’il les aurait reconnues entre mille, même d’aussi loin. Il s’étonna toutefois de cette veste étrangement chaude pour être portée par une telle chaleur, et ce petit vélo blanc qu’il ne lui connaissait pas. Mais cette démarche souple qui soulevait légèrement ses cheveux à chaque pas était bien celle de Marie.

Et pourtant ce n’était pas exactement elle. Il eut soudain l’impression soudaine qu’il s’agissait de Marie, il y a… vingt-cinq ans !  »

Sur fond de drame sanitaire de la canicule à Paris en 2003, ce roman, sans cesse aux frontières du réel, aborde, avec une grande finesse d’analyse, la crise du milieu de vie, la nostalgie de la jeunesse enfuie et le rêve fou de revivre la passion amoureuse des débuts.

Mon avis :

Il y a plusieurs jours que j’ai achevé ce roman, et j’ai encore du mal à en parler. Il m’a laissée une impression de douceur et d’amour, mais une profonde tristesse également s’empare de moi lorsque je porte un regard plus reculé sur ce récit.

En ce qui concerne l’histoire, nous découvrons Antoine, lors de la canicule de l’été 2003, médecin dans un hôpital Parisien, marié à Marie, depuis plus de vingt-cinq ans.

Subitement, alors qu’il se trouve dans sa voiture, il voit, à un carrefour, une femme qui ressemble étrangement à sa compagne, mais lorsqu’elle avait 17 ans.

S’en suit alors un imbroglio de questions, qui pendant des années son restées sans réponses.

En parallèle à son envie dévorante de découvrir qui se cache derrière la jeune fille qui est le portrait craché de sa femme, il va tenter de trouver des explications sur le passé de son épouse, qui cache un profond secret de famille. Pour cela il va s’aider de sa peinture pour le moins abstraite et flou.

Pendant tout le récit, nous vagabondons entre la supposition qu’un phénomène paranormal se soit produit, ou la conviction qu’Antoine imagine sa femme en cette jeune fille, parce que le temps à une prise sur le corps et qu’il n’arrive pas à l’accepter.

Ce dernier thème nous donne donc matière à réfléchir, sur le fait que la jeunesse n’est pas éternelle, que les hommes, taraudés par le  »démon de midi », préfèrent ce détacher de leurs épouses, et succombent à la tentation. Cela peut paraître superficiel, mais l’auteur détourne le tragique de ce sujet, pour le recentrer sur l’amour éternel.

Néanmoins, la fin est tragique, puisque le couple n’a pas conscience qu’ils s’aiment en dépit de tout, même du temps et de l’espace. Les doutes seront donc toujours présents…

Cette histoire m’a fait penser à  »La fille de papier » de Guillaume Musso, dans le thème abordé, mais écrit de manière plus abstraite et contemporaine.

  • Points positifs : la peinture abstraite de Marie, le thème de l’amour éternel inconscient, la douceur et le tragique des mots

  • Points négatifs : l’intrusion un peu brusque dans la manière de gérer la canicule de 2003, par les médias et le corps médical

Extraits :

 » On souffre d’autant plus que l’amour est puissant et l’attachement profond, comme cette vie qu’on refuse d’abandonner jusqu’à son dernier souffle, non parce qu’elle est belle, mais parce que c’est la vie.  » (p. 60)

 » Il avait envie de la fondre en lui, de l’incorporer dans sa chair, dans son torse, de la faire couler dans ses veines jusqu’au fond de sa tête comme si elle était devenue une part de lui-même.  » (p. 85)

L’auteur :

Médecin urgentiste à Paris, Loïc Etienne est auteur d’un essai sur la médecine et d’un recueil de nouvelles.  » Es-tu celle que j’aimais ?  » est son premier roman.

Il est l’un des rédacteurs du Guide Vidal de l’automédication, et est également à l’origine du site Docteurclic.com.

Embrassez-moi de Katherine Pancol (édition Le Livre de Poche)

Résumé :

 » C’est à New-York aujourd’hui. C’est à Rochester dans les années 1980. C’est à Hollywood… C’est à Paris… C’est en Tchéquie avant et après la chute du Mur…

Angela est française. Elle est souvent passée à côté de l’amour sans le voir mais cette fois, elle est face à sa peur viscérale d’aimer…

Louise est américaine, ancienne star de cinéma. Elle dialogue avec Angela, lui raconte sa vie, ses amours, ses échecs.

Virgile est français. Il aime, mais il se méfie, on ne sait presque rien de lui…

Mathias est tchèque. Rien ne peut le détourner de sa route. Il refuse de s’abandonner.

Ces femmes, ces hommes traversent le chemin d’Angela, la narratrice, qui cherche désespérément un fil. Le fil de la mémoire, de l’amour, du désir, de la liberté d’aimer ou de répéter sans arrêt les mêmes peurs, les mêmes douleurs, les mêmes échecs…  »

 

Mon avis :

En refermant ce livre, j’avais une boule dans la gorge, un malaise au creux du ventre et une douleur dans le cœur. Ce roman m’a prise au corps, littéralement…

L’histoire est celle d’Angela, que nous découvrons dans une maison de repos, vivant uniquement dans ses rêves, dialoguant avec les absents, en en oubliant les personnes réelles et surtout la vie réelle.

Une infirmière, la connaissant de part ses romans, lui propose d’écrire afin de la sortir de cet état de torpeur. Ainsi, chaque soir, cette jeune femme va apprendre à connaître la vie d’Angela, a travers les différents individus qui ont marqués sa vie.

On retrouve donc ses amies New-Yorkaises pour le moins superficielles, ancrées dans une vie professionnelle et un mariage qui les étouffent. La caricature de femmes dont les rêves sont mis entre parenthèses, contrairement à Angela qui vaque, et se construit par ses rêves, ses actions et ses amours.

Mais également, son amie Louise Brooks, ancienne actrice, qui incarne, paradoxalement, l’image de la femme fatale et de la douceur d’un foyer. Une mère de substitution pour Angela, elles se rejoignent par une enfance disloquée et une vie amoureuse chaotique, qui construisent leur personnalité au jour le jour.

La gente masculine est représentée par le meilleur ami de la narratrice, Virgile, une épaule sur laquelle pleurer, rire et se confier, mais parallèlement, on ne sait presque rien de sa vie. Lui, au contraire des autres, ne soliloque jamais, ne se perds pas dans des digressions sur ses sentiments, mais sur l’art qu’il aime par dessous tout. A trop intérioriser, ce personnage va finir au bords de l’implosion…

Dans tous les romans il y a ce protagoniste masculin, si vous savez, le grand brun ténébreux, fuyant et torturé… Ici, Mathias, l’incarne à la perfection ! C’est un tchèque de part ses origines, qui est venu en France, pour prouver au monde et surtout à lui même, qu’il est possible de réussir une vie dans un pays étranger, sans renvoyer l’image d’un  »immigré » exploité. C’est un personnage ambitieux et fière, qui ne se laisse pas aborder en profondeur. Constamment sur la défensive, la fuite, il est celui qui rends les filles folles ( moi la première ! ) sans le chercher.

Ils symbolisent avec Angela un couple complexe, fragile autant que fort. Une phrase de Mathias, résume parfaitement leur histoire :  » Tu ne comprends pas que ce que tu aimes en moi, c’est ce que je te refuse…  ». J’ai aimée leur couple, leur interrogations, parce qu’ils me semblaient humains…

A la fin du roman, nous comprenons donc la dépression d’Angela, et le début semble se rattacher à la fin, le tout formant un cycle.

En ce qui concerne l’écriture de Katherine Pancol, ce fût un réel bonheur de la retrouver : elle décrit la douleur, sans pathos, le bonheur, sans fioritures inutiles. Ses personnages sont toujours plus que ce qu’ils paraissent, et ses histoires nous apprennent toujours énormément sur la vie…

  • Points positifs : l’écriture forte et fragile, l’auteur sait parler d’amour pour tous les sexes, la fin tragique à souhait nous perfore le cœur, le personnage de Louise Brooks qui est à la fois une femme fatale et une figure de mère douce et aimante comme on en rêve, et enfin Mathias qui est l’homme que l’on veux toutes ! ( je suis tombée amoureuse de lui, moi aussi !)

  • Points négatifs : les nombreux épisodes de la vie de Louise qui nous perdent un peu chronologiquement ( mais qui s’insère parfaitement dans la vie d’Angela ), l’épisode de la panne d’avion, qui aurait pu peut-être être détournée.

Extraits :

 » Les gens qui ont les mêmes expériences sexuelles se le font comprendre par un regard.  » ( p. 74 )

 » L’amour, ce n’est pas un mot d’amour tous les matins, […] l’amour ne se dit pas, il se vit.  »

( p. 109 )

 » Tu ne comprends pas que ce que tu aimes en moi, c’est ce que je te refuse…  » ( p. 116 )

 » On n’apprend pas comment se conduire en amour.  » ( p. 134 )

L’auteur :

Katherine Pancole est arrivée à 5 ans en France.

Elle fait des études littéraire, puis  » au hasard d’une rencontre  », selon ses propres mots, devient journaliste. Plus tard un éditeur lui demande d’écrire un roman : ce sont les prémices de  »Moi d’abord », en 1979.

Suite à cela, elle part prendre des cours  » d’écriture de nouvelles, de romans et de scénarios  » à la célèbre Université de Columbia, à New-York.

Trois romans s’enchaînent  » La Barbare  »,  » Scarlett, si possible  » et  » Les hommes cruels ne courent pas les rues  ». L’écriture prends toute la place :  » Je découvre que c’est dur et que c’est facile, que le temps passe si vite ou si lentement. Que j’ai envie d’arrêter ou de ne jamais arrêter…  »

Sa manière d’écrire me fait penser au personnage de Joséphine dans son roman  » Les yeux jaunes des crocodiles »  :  » Mes journées se déroulent selon un rite immuable : lever, thé anglais, lecture des journaux, maison à faire tourner et papiers à remplir, promenade avec le chien Chaussette et enfin… seule, face à l’ordinateur, je retrouve mon autre monde, mon univers imaginaire avec des mots, des personnages, des idées qui volent dans l’air et que j’attrape. Ou pas. Certains jours, je les ramasse à la pelle, d’autres, je me lamente dans le désert !  »