Les lettres du mercredi de Jason F. Wright (édition City Poche)

Résumé :

 » L’histoire de Jack et de Laurel débute avec une lettre écrite pendant la nuit de leur mariage : «  Je te fais une promesse : je t’écrirai chaque semaine de notre vie… «  Jack tient sa parole et pendant 39 ans, tous les mercredis, il écrit à sa femme.

Après le décès du couple, ces lettres d’amour sont découvertes par leurs trois enfants, des adultes aux vie parfois compliquées. Alors qu’ils commencent à lire les centaines de missives, ils découvrent un incroyable secret de famille.

Un secret qui va les conduire à faire face à une vérité qui pourrait bouleverser leurs vies. Avec, à la clé, un formidable message d’amour.  »

 

Mon avis :

Nous entrons dans la vie de Jack et Laurel Cooper, propriétaire d’un bed and breakfast. Un matin, alors qu’ils viennent de se réveiller, Laurel s’effondre subitement et meurt d’une attaque. Jack, voulant demander de l’aide à une cliente habituelle de la maison d’hôte, perd l’équilibre et s’écroule sur le sol. Affaiblie par son cancer, il sait qu’il ne se relèvera pas. Il se laisse aller, et décède auprès de sa femme.

Leurs trois enfants, se retrouvent à l’occasion d’un week-end de deuil et de cérémonies religieuses, dans la pure tradition de l’Amérique puritaine.

Matthew, l’aîné, sous des dehors parfait, laisse se fissurer ce masque trop longtemps affiché. Nous le découvrons dans l’intimité d’un deuil, en proie à des doutes sur sa propre famille.

Samantha, rêvant d’être actrice, est policière dans sa ville natale. Elle mène une vie familial chaotique.

Et enfin, Malcolm, l’éternel enfant sauvage de la famille, reprendra pied brutalement dans les racines d’une vie qu’il a délaissée depuis deux ans. C’est ce protagoniste que nous suivront plus particulièrement que les autres.

Les personnages secondaires sont très présents également, entrelaçant leurs vies à celles des trois descendants de la famille Cooper. Ils sont tous plus touchants les uns que les autres.

On retrouve une ambiance  »Amérique bucolique », petit village où tout le monde se connaît, où les intrigues familiales sont l’affaire de tous.

J’ai trouvée ce livre par hasard, en librairie. Les critiques des journaux américains, décrivait ce livre comme un best seller, ayant émus l’Amérique !

Mais à la fin du roman, j’ai un avis plutôt mitigé. Sans avoir trouvée beaucoup de points négatifs, je n’ai pas particulièrement été transportée dans ce monde Américain, de plus j’ai découvert le secret de famille bien avant la révélation.

J’ai appréciée la quête des racines familiales, et les différentes façons que chacun a de réagir  face à ces aveux, mais certaines longueurs m’ont refroidis.

Les personnages sont profonds, ayants des traits bien définis, ce sont eux qui porte le roman. La fin est très spirituelle et philosophique, nous rappelant que la vie est courte, et qu’il faut vivre, et non se laisser happer par les difficultés rencontrées.

J’ai adorée les lettres de Jack, qui est un homme profondément bon avec des vrais valeurs.

Par contre, bien que l’aspect religieux soit intéressant, il est parfois trop présent, adoptant une fonction de documentation en prenant le pas sur le deuil des personnages, qui est, selon moi, la force du roman.

Le style d’écriture est simple, mais je pense que ce récit n’a pas besoin de fioritures littéraires pour exprimer des sentiments aussi forts que la perte de quelqu’un. A aucun moment l’auteur ne laisse ses personnages s’apitoyer, au contraire, une grande force se dégage d’eux, et c’est cela qui fait que ce roman est un exemple. De plus, pour décrire une atmosphère puritaine, généreuse et religieuse, la simplicité reste un atout.

En conclusion, un roman simple mais touchant, idéal en cette période. Pleins de bons sentiments, sans tomber dans l’eau de rose, des sujets entre religion, deuil et quette d’identité.

  • Points positifs : les personnages bien travaillés, les lettres de Jack, la fin

  • Points négatifs : certaines longueurs, l’aspect religieux trop documentaire à mon goût

Extraits :

 » Ils lurent certaines lettres doucement, pour eux-mêmes, et les remirent solennellement dans leurs enveloppes comme des dépouilles dans un cercueil. Ils partagèrent certaines avec les autres. […]

Certaines n’avaient jamais été postées, et les enfants imaginèrent qu’elles avaient été glissées sous l’oreiller de Laurel ou dans le roman qu’elle était en train de lire. Ils jugèrent que quelques-unes étaient trop intimes et renoncèrent à les lire jusqu’au bout. Ils les replacèrent silencieusement dans les piles.

Les lettres de Jack étaient écrites sur des feuilles blanches, des feuilles de cahier avec des lignes, des feuilles de carnet à spirales déchirées, du papier à lettres d’hôtels. Certaines étaient même griffonnées sur des serviettes. Matthew en trouva une agrafée à un billet et une autre écrite derrière  un prospectus annonçant l’arrivée de célébrités lors d’une avant-première spéciale, à Washington D.C., de Star Trek : le film.  » ( p. 119 – 120 )

 » Je vais t’écrire toutes les semaines. Peu importe que nous soyons à des kilomètres et des kilomètres l’un de l’autre ou que nous nous trouvions dans la même pièce, je vais t’écrire.  » ( p. 135 )

 » Donne moi une maison remplie d’enfants qui m’appellent maman, un homme qui m’aime et qui m’écrit un poème ou deux de temps en temps, et qui pourra me faire une balançoire comme celle-là, mes rêves deviendront alors réalité.  » ( p. 165 )

 » Le temps guérit tout.  » ( p. 368 )

L’auteur :

Jason Fletcher Wright est né dans le Missouri.

Quelques mois après sa naissance, le père de Jason a été transféré en Allemagne où ils vécurent jusqu’en 1975.

Wright a rencontré et épousé sa femme, Kodi Erekson Wright, en 1993, alors qu’il était étudiant à l’Université Brigham Young. Ils vivent maintenant avec leurs quatre enfants à Woodstock, en Virginie. En plus de ses romans, Jason a publié des éditoriaux d’opinion sur des questions allant de la pop culture à la politique. Ses articles ont paru dans plus de 50 journaux et magazines à travers les Etats-Unis.

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Une réflexion sur “Les lettres du mercredi de Jason F. Wright (édition City Poche)

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